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mon histoire est compliquée .. (comme souvent sans doute)
Voilà, couple recomposé, moi plus âgé qu'elle et déjà trois grands enfants "d'avant".
Grossesse un peu difficile, elle est partie se reposer chez ses parents, et puis n'en est pas revenue ! Raison invoquée, elle craignait le regard réprobateur des mes premiers enfants, même si au fond ils ne passaient que tous les 15 jours..
Sa façon de vivre de façon "très intense" sa grossesse a été très différent de ce que j'ai connu avant. Et comme l'essentiel de sa grossesse s'est passé alors que nous étions séparés l'un de l'autre, l'ajustement a été difficile..
Période très dure pour moi, qui ne savait pas si elle allait revenir, et dur aussi pour elle, qui se demandait d'un coup si elle avait fait le bon choix avec moi, vu la façon que j'avais d'aborder la paternité..
Bon, un charmant petit guillaume est né.
Mais les problèmes ne sont pas résolus pour autant. La façon intense qu'elle a eu de vivre sa grossesse se transforme à présent en façon intense de vivre sa maternité. En gros elle ne peut s'en séparer, dès qu'elle s'éloigne de lui elle stresse. Dès qu'il "pigne" un peu elle s'inquiète et le reprend dans ses bras.. lui de son côté gentil comme tout, mais apparemment pas mal de petits inconvénient intestinaux, des coliques qui le font grogner assez fréquemment.
La nuit ma femme ne pouvant supporter de l'entendre, elle le prend avec elle, et comme elle a peur que je l'écrase, je dois dormir ailleurs, même quand j'ai fait 500km pour la rejoindre.
Elle m'avait dit qu'elle essaierait de l'habituer à dormir dans son berceau, qui est à côté de notre lit. Mais en fait il ne se passe rien ,dès qu'il se plaint un peu, elle le prend dans ses bras, et je dois partir...
J'ai refait ma vie avec elle pour le couple que nous formions, un couple fort et fusionnel, mais en fait de couple, il n'yen a plus qu'un qui exite aujourd'hui, celui qu'elle forme avec notre fils..
elle est en plus très émotive et angoissée, et un rien l'inquiète dans mon attidute..
je sais que c'est son premier, alors que c'est moi mon quatrième, et que bien sûr nous avons une appréciation différente, mais à ce point, c'est défrisant ..
C'est peut-être une banalité, mais je ne compte plus trop pour elle... entre lui et moi, pour elle,il n'y a pas photo. Alors que pour moi elle est toujours l'objectif de ma vie..
Je lui dis que me faire fuir ne rendra pas son (notre) fils heureux.. mais elle n'arrive pas à réaliser, et diabolise facilement ce que je dis quand ce n'est pas exactement ce qu'elle pense
j'en suis désespéré .. au point de poster un message ici..
Désespéré de ne pas savoir comment gérer cette situation, désespéré de la voir réagir ainsi, désespéré de la voir complètement accaparée par notr fils et de voir partir notre couple en vrille.. et désespéré par ce que je ne vois rien bouger, et que je demande ce qui se passera si rien de tout cela ne change
Desespéré parce que je ne comprends pas ce qui se passe !!
..
merci de votre aide
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Hé là! Doucement! On respire un grand coup et on se pose un peu!!
Quel âge a ton fils? Tu sais, c'est normal pour une jeune maman d'être fusionnelle avec son bébé les premiers mois de sa vie!!
Pour moi, vous avez simplement des principes éducatifs différents. Je pense que ta femme est partisane du cododo et de l'allaitement, ce qui fait qu'il est plus pratique pour elle, effectivement, d'avoir bébé auprès d'elle le plus possible. Le fait de ne pas le laisser pleurer est du même ordre: elle se préoccupe du bien-être de votre fils, plus que d'elle-même et plus que de toi. C'est tout simplement une jeune maman qui s'efforce d'être la meilleure possible pour son fiston. Le fait qu'elle l'aime autant, c'est aussi une preuve de son amour pour toi: dans la tête d'une jeune maman (j'en suis une), cela veut dire "je prends soin de ce qui compte le plus au monde pour nous deux, pour la prunelle de nos yeux". Quand elle prend soin de ton fils, indirectement, c'est à toi qu'elle pense.
Maintenant, autre question, comment prendre ta place dans le couple mère-fils? C'est simple, en insistant auprès de ta femme pour t'occuper de certaines choses avec le bébé: lui donner son bain, changer ses couches, l'habiller, l'emmener chez le pédiatre... Ainsi, quand elle aura un peu de temps pour penser plus à elle, elle aura plus de temps aussi pour penser à votre couple. Il faut que tu lui fasses confiance dans son rôle de mère pour qu'elle se fasse confiance ensuite dans son rôle de femme. Je ne sais pas si tu étais là le jour de l'accouchement, mais si tu a pu la soutenir lors de la naissance de votre fils, cela te donnera de bonnes bases pour la suite
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Merci Mimosa, ta réponse est plein de bon sens, et il y a une grande part de vérité dans ce que tu dis.
Elle est en fait pleine d'amour pour notre fils, ce qui est très attendrissant. Mais cela est à un point qu'elle perd toute mesure. Je l'ai vue sangloter parce qu'un matin le thermomètre est monté à 37.7°C (il est bien sûr redescendu ensuite), ou bien paniquer parce que la courbe de poids ne monte pas d'une façon rectiligne, alors que Guillaume montre tous les symptômes d'un bébé en pleine santé et qu'elle n'a pas de pb pour avoir du lait. Je l'ai vue aussi m'agresser violemment parce qu'un matin Guillaume ne dormait pas depuis 3h et que c'était "inhabituel" (il a 15 jours), et que à travers le stress que je lui mettais j'en étais responsable. Elle m'a alors violemment prié de partir.. et 20mn après elle était presque tout sourire car il s'était enfin endormi entre ses bras (mais moi entre temps j'étais passé par une phase de "craquage" intense.. ).
Et je parle pas des sorties de Guillaume dehors vêtu comme s'il était aux sports d'hiver alors nous étions dans le Sud-Ouest en mai.. (çà, c'est un grand classique, pas si grave.. ).
Quant au cododo, je n'en suis pas un partisan, mais que je sache nulle part dans les écrits des prosélytes de ce mode de vie (ou de nuit) il est écrit que le père doive céder sa place au traversin qui empêchera bébé de tomber de l'autre côté..
Bref, si elle ne le sent pas autrement, peut-être dois-je céder et accepter ce comportement hors normes qq temps pour le bien de tous.. mais ce hors norme aujourd'hui, pour quels hors normes demain ??
Et tout cela dans un contexte où je nous veux très fort uni dans un couple, alors qu'elle-même n'y rentre à reculons, même si elle répète je suis l'amour de sa vie.
Pour l'instant elle a pris toutes les décisions de couple de façon unilatérale. Or, un couple pour moi ne fonctionne pas comme cela. Quand on a des avis différents, on essaye de trouver des points d'entente, à mi-chemin, ou bien de temps en temps l'un cède, et de temps en temps c'est l'autre, en prenant soin de garder un certain équilibre entre les deux.
Et là dernière décision qu'elle a prise est peut-être celle qui va faire tout casser. En plus elle me l'a annoncé au tout dernier moment, au moment où j'allais repartir de chez ses parents (je devais rester plus longtemps, mais elle m'a demandé de partir car je la perturbais dans son cycle avec "son" bébé).
J'explique un peu longuement.
Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un prénom, ceux qui plaisaient à l'un ne plaisaient pas à l'autre, et vice-versa. Ce n'est sans doute pas une originalité. Et nous avions aussi un pb sur le nom. Vu notre situation (pas mariés) il est apparu qu'il fallait donner au bébé nos deux patronymes, et le pb (peut-être un peu ridicule) s'est posé de savoir celui qui serait en premier, chacun voulant que ce soit le sien. A un moment donné elle a cité guillaume, qui ne me disait rien, mais contre leque je n'avais rien non plus, je me suis dit que si ne je n'aimais pas pas ce prénom je pourrais sans doute apprendre à l'aimer, et comme elle semblait y tenir j'ai donné mon accord, en précisant que dans ces conditions elle me laissait le choix du nom. Sur le moment elle a acquiescé, toute contente. Et puis plus tard elle est revenue sur cela, en disant que ce n'est pas comme çà qu'on devait procéder (sous entendu, à la légère).
Le jour de la naissance, je n'ai pu assister à l'accouchement (5h1/2 de route, et çà s'est décidé très vite), et de plus je n'ai pu partir tout de suite, car elle a accouché à 2h1/2 du matin le 6 mai, et quand elle me l'a appris le matin, je venais d'ouvrir un bureau de vote en région parisienne et étais coincé pour la journée jusqu'au soir tard.
Je suis donc parti le lundi matin et arrivé à la maternité le lundi après-midi. Le bébé était bien, la mère un peu fatiguée mais heureuse, et moi aussi. Et puis, à un moment donné, je lui ai parlé de la déclaration en mairie, et elle m'a dit alors de ne pas m'en soucier, que la maternité avait fait le nécessaire, et que la confirmation, et donc le choix du nom, pouvait se faire sans urgence..
je l'ai cru..
Et donc hier, j'ai indiqué que j'allais passer en mairie avant de partir pour voir ce qu'il en était..
Elle m'a alors annoncé, quand même un peu gênée, qu'en fait ce n'était pas la peine, parce que elle avait fait elle-même le nécessaire en mon absence et avait confirmé son nom à elle sans mention du mien (ni avant ni après). J'ai alors crié à la trahison.. et je le ressens comme tel, je vous l'assure... le "patronyme" est historiquement un moyen pour reconnaitre qu'en enfant vient du père (étant donné qu'on sait très bien de quelle mère il vient..). Cela avait pour moi beaucoup d'importance, je le lui avais dit depuis longtemps, je ne conçois pas qu'un de mes enfants ne porte pas mon nom.. c'est peut-être un peu vieux jeu.. mais je suis ainsi, cela a toujours été clair.
Je suis alors allé quand mm en mairie, où je n'ai même pas pu voir la déclaration, car je n'y suis pas mentionné..
J'ai su ensuite par son père que, alors que moi je partais la rejoindre le lundi qui suivait sa naissance, c'est lui-même (à son corps défendant comme il me l'a avoué ) qui est allé en mairie confirmer les noms et prénoms au nom de sa fille.. qui le jour même me disait de ne pas m'en soucier..
On ne commence pas une vie de couple dans le mensonge et la trahison.. Les décisions comme celles-là se prennent à deux. Pour moi c'est donc fini si on ne revient pas là-dessus. Je n'ai d'ailleurs pour l'instant pas reconnu l'enfant, et ne le reconnaîtrait que si mon nom figure dans le sien.
Elle ne semble comprendre que maintenant (à ce que m'en dit son père) la portée de ce qu'elle a fait, et dit et répète " je viens de perdre l'amour de ma vie". Pour moi elle est aussi l'amour de ma vie, mais je viens de passer 7 ans sur un horrible divorce, et je ne veux pas passer les 25 prochaines années de ma vie à me battre autour d'un berceau.. je sais à quoi cela ressemble, c'est une horreur absolue..
Alors voilà, je lui ai fait dire que j'étais toujours près à faire ce grand pari avec elle, qu'elle était toujours la femme de ma vie, que j'étais près à les prendre tous les deux dans ma barque, mais qu'il fallait qu'elle me montre qu'elle avait envie de monter dans cette barque (aimer qq et consentir à partager sa vie sont deux choses un peu différentes), suffisamment envie ,suffisamment sûre d'avoir envie d'y monter, pour consentir (enfin!) à céder sur un point, à consentir un sacrifice, même symbolique, et donc à accepter le nom tel que nous en avions convenu lorsque nous avons choisi le prénom.. .. moi en regard je suis prêt à accepter ses "besoins affectifs" vis à vis de notre fils, pour autant qu'ils ne mettent pas en danger sa santé mentale/morale/physique (pas le cas pour l'instant). En regard de cette concession, je reconnaîtrai l'enfant (ce qui soit dit en passant est un engagement concret d'une autre nature.. nos situations professionnelles étant très différenciés, je me mets en position de payer des pensions alimentaires toute ma vie si cela tourne mal comme c'est le cas aujourd'hui, .. mais pour amour pour elle je suis près à prendre ce risque là si elle montre un peu de bonne volonté..).
Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout çà... sans doute un besoin de l'exprimer, car pour l'instant je n'en parle pas autour de moi, si tout rentre dans l'ordre je n'ai pas envie que mes proches connaissent cette triste séquence..
voilà, merci de vos commentaires..
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Je m'excuse un peu du message précédent que je vous ai adressé: je pensais que vous aviez un moment de panique comme en connaissant tous les jeunes pères devant la "folie maternelle". Je ne pensais pas effectivement que votre situation était aussi difficile.
Sans vouloir juger la femme de votre vie, je pense effectivement que sa folie maternelle l'a menée très loin, jusqu'à vouloir s'accaparer totalement votre enfant en vous excluant de la relation. C'est vrai que votre couple risque de ne pas survivre à cela.
Cependant, si elle commence à reconnaître qu'elle a eu tort et qu'elle commence à mesurer l'ampleur de ses torts, vous pourrez peut-être parvenir à vous retrouver. Il faudrait que ce soit elle qui fasse les démarches pour que votre fils porte votre nom accolé au sien et qu'elle vous donne le droit de donner à votre fils un autre prénom que Guillaume, à savoir un prénom qui vous tient à coeur à vous personnellement (même s'il ne lui plaît pas à elle). Ce serait un premier pas.
Je pense qu'elle a fait preuve d'immaturité et d'égoïsme dans cette affaire: il faut que vous lui appreniez qu'on ne fait pas un enfant pour soi, mais pour la société et pour donner le plus grand gage d'amour qui soit à la personne que l'on aime.
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merci de votre réponse
je ne sais pas comment tout ceci va tourner
j'ai le coeur serré. Ici en région parisienne je regarde toutes les photos que j'ai prises d'elle, tout l'amour qu'elle m'a inspiré, et tout l'amour qu'elle m'inspire encore quand je les regarde et quand je pense à tous les moments inoubliables passés ensemble..
Il n'est pas possible que notre histoire finisse maintenant, ce serait épouvantable.
Pour autant, ses réactions sont imprévisibles, alors patienter .. jusqu'à quand ?
pour le prénom, je m'y suis fait, cet enfant s'appelle Guillaume, et j'ai appris à aimer ce prénom, je ne souhaite pas en changer. Quand j'ai dit oui, c'est oui..
merci encore
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