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Voilà un sujet qui porte souvent à controverse, mais qui me semble fort intéressant.
Pour lancer la discussion, je vous présente les deux façons de penser, opposées bien entendu :
1) Les fessées peuvent êtres utilisées dans le cadre de l'éducation d'un enfant
Certains, comme Fitzhugh Dodson, auteur du best-seller "Tout se joue avant 6 ans", estiment qu'une tape sur les fesses, quand l'enfant dépasse les bornes, le sait, a été prévenu, est une mesure éducative nécessaire. Et lorsqu'on interroge les parents, la grande majorité d'entre eux reconnaissent donner une fessée à leur enfant "lorsqu'il dépasse les bornes". Un sondage SOFRES de janvier 1999 montre que 80% des parents français donnent à leurs enfants gifles et fessées.
2) Les fessées et autres châtiments corporels sur les enfants sont inadmissibles
D'autres comme Alice Miller considèrent la fessée comme un châtiment corporel indadmissible. En 1977 une loi sur l'interdiction des châtiments corporels a été promulguée en Suède, suivie ensuite par de nombreux autres pays. Alice Miller a été la première à mettre en lumière le fait que les pires dictateurs du XXème siècle ont tous eu une enfance ravagée par la violence éducative et ils ont pris le pouvoir sur des peuples où cette violence éducative était très élevée. La fessée est donc loin d'être anodine. Mais les mots qui accompagnent la fessée peuvent être tout aussi nocifs que les châtiments corporels et enfermer l'enfant dans une image négative de lui-même.
A chacun son avis sur la question.
Respectons l'avis de chacun, et surtout ... lançons enfin pour de bon cette discussion ! ![]()


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Personnellement je sais que même si je le voulais j'en serais incapable, je crois aussi que le message qu'on envoie à l'enfant et l'interprétation qu'il peut en faire, si quelqu'un dépasse les borne je le frappe il va arrêter.
Bref premièrement j'en serais incapable, si on professeur réussit à s'en tirer avec une classe de 20-25 élève dont plusieurs dépassent les bornes et ce sans utiliser la fessée, pourquoi un parent n'y arriverait pas?
Cependant je ne crois pas qu'une tape sur une fesse traumatise un enfant, je ne juge pas les parents qui vont y recourir une ou deux fois, mais la limite de l'acceptable peut être facile à dépasser.
Bonne journée ! mig
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Bonjour à tous,
Personnellement, quand je constate que quelqu'un, quel qu'il soit, enfant ou adulte, "dépasse les bornes", je considère qu'il peut être en danger.
Car je suis persuadé que les bornes sont là pour nous signaler le danger qui se trouve au-delà.
Dès lors je vais surveiller s'il y a réellement danger et pour qui il y a danger.
Si j'estime que cette personne et/ou d'autres et/ou moi sommes en danger et qu'elle n'en a pas conscience, alors j'attire d'abord son attention en l'interpellant et en lui disant un truc du genre "Hé, tu fais quoi là?", pour lui faire "reprendre ses esprits, sa conscience" de la situation présente.
Si je suis certain qu'elle est en danger, elle, ou qu'elle met l'autre en danger qui ne s'en rend pas compte, que je constate que personne ne réagit à la situation, alors je lui porte secours au lieu de lui taper dessus ou même lui hurler dessus et ainsi ajouter un nouveau danger à la situation: moi-même!
Et on cause après.
Eventuellement, car ça n'a rien d'obligatoire: il est préférable d'en avoir envie ensemble.
Tout ça est une question de bon-sens et surtout de qualité de présence de soi-même à notre environnement, de qualité de disponibilité en fait.
Constatez que je n'ai employé aucun des termes "sanction", "punition", "obéissance" et autres "violence" ou "autorité" ou...
Car je ne les pratique pas, tout simplement.
BJP
Dernière modification par Bruno Jean PALARD (22-08-2008 17:17:29)
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Je ne sais pas si je suis le seul, mais nous savons d'ors et déja ma compagne et moi que nous ne sommes pas d'accord sur ce point.
Ma compagne n'a rien contre une fessée en cas de gros coup dur alors que j'y suis franchement opposé. Cela vient evidemment du fait que nous n'avons pas reçu les memes éducations ... je n'ai reçu qu'une seule fois une fessée de mon père quand j'avais 2 ans (je ne m'en rappelle pas, ca ne m'a pas traumatisé parrait-il mais lui si !).
Je ne sais pas tres bien comment ça va se passer du coup ... mais aussi bizarre que cela puisse paraitre, ca ne me fait pas vraiment peur. Je vois la qualité de dialogue que nous avons ensemble et je me dis que l'on peut espèrer (ou en tout cas tout faire pour) être en mesure de gérer cela ensemble. Et peut etre laisser de côté l'idéologie pour se concentrer sur notre façon de faire.
Dernière modification par motardguitaristeinfirmier (24-08-2008 06:46:25)
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motarguitaristeinfirmier a écrit:
Ma compagne n'a rien contre une fessée en cas de gros coup dur
La mienne non plus, dis-donc!
Surtout si c'est moi qui la lui donne alors que je suis "le gros coup dur"...
![]()
Ok je sors...
BJP
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motardguitaristeinfirmier a écrit:
Ma compagne n'a rien contre une fessée en cas de gros coup dur alors que j'y suis franchement opposé. Cela vient evidemment du fait que nous n'avons pas reçu les memes éducations
L'éducation influence certainement, mais ça ne fait pas tout !
On peut avoir reçu 100 fessées étant enfant, et refuser catégoriquement de fesser ses propres enfants, nan ? ![]()
Question :
Vous gérez comment cette divergence ?
Maman a le rôle de la méchante qui fesse en cas de grosse bétise ?
Et Papa n'a jamais levé la main sur l'enfant ?


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Je n'ai absolument pas l'intention qu'elle aie le röle de méchante et moi le rôle du gentil, c'est beaucoup trop facile!
Non, car je pense pouvoir me faire respecter sans problème autrement, j'ai l'avantage de ma voix grave (deja testé et approuvé : un bon STOP bien grave et sonnant, mais pas crié, a déja calmé plusieurs gamins dont je m'occupais) et de ma prestence physique. Et surtout je n'ai pas peur de me faire déborder. Maintenant, seule l'expérience d'avoir mon propre enfant qui hurle depuis plusieurs heures me le dira ;-)
Et ma compagne avoue elle même que ce n'est pas par choix d'education, mais qu'elle se doute qu'elle sera énervée à tel point qu'elle ne vera pas d'autres solutions ... et que ce n'est pas tres bien en soi. Mais elle considère que la vie est remplie de petites choses injustes et totalement injustifiables et que si on a été "surprotégé" (comme moi ;-) ), on est pas armé pour la vie en communauté, à la récré par exemple ...
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PN93 a écrit:
Vous gérez comment cette divergence ?
Où vois-tu une divergence?
Moi je ne vois que deux points de vue différents de deux personnes qui se respectent pour l'instant, sans éprouver le besoin de faire "front commun" ou de se "disqualifier" publiquement.
Pourvu que ça dure, dans l'intérêt premier de l'enfant évidemment.
PN93 a écrit:
Maman a le rôle de la méchante qui fesse en cas de grosse bétise ?
Même remarque que ci-dessus en ce qui concerne la "disqualification" d'un parent par l'autre.
Dis-nous, PN93, le parent qui fesse est un "méchant" et celui qui ne fesse pas est un "gentil" pour toi?
Ne crois-tu pas que chaque parent joue alternativement ce rôle tout au long de la journée , quoi qu'il fasse avec l'enfant et selon le point de vue de l'enfant?
Je peux te dire, par expérience, que les enfants trouvent chacun tantôt "gentil" ou tantôt "méchant", selon leur degré de frustration et en fonction de ce qu'ils parviennent à en gérer compte-tenu de leur fatigue nerveuse et parfois aussi de... "l'âge du capitaine"!
L'essentiel est qu'ils puissent l'exprimer et que les adultes qui entendent ça ne le prennent pas pour "argent comptant".
C'est juste une façon qu'ont les enfants d'exprimer leur difficulté à s'auto-contrôler, à garder leur sang-froid dans l'adversité.
Finalement tout comme nous quand nous leur donnons une fessée: c'est un aveu de notre propre difficulté à garder notre sang-froid.
N'est-ce pas ce que dit la compagne de MGI?
Le problème, c'est que nous avons, nous, une force d'adulte qui peut provoquer davantage de dégâts sur eux et sur nous que les "bêtises", les cris ou les qualificatifs dont les enfants nous gratifient.
C'est ça le problème avec les fessées ou les engueulades infligées par les adultes aux enfants.
PN93 a écrit:
Et Papa n'a jamais levé la main sur l'enfant ?
Si, en ce qui me concerne.
Et j'en suis arrivé à la conclusion ci-dessus énoncée et à une pratique non-violente efficace.
Après un questionnement long et douloureux quant au profond sentiment de malaise et d'inquiétude qui m'avait envahi suite à une gifle assénée à l'un de mes aînés qui m'avait gravement manqué de respect en public selon moi.
Je venais de lui perforer le tympan.
Il ne m'en a jamais voulu... je crois que j'ai eu de la chance.
MGI a écrit:
on est pas armé pour la vie en communauté, à la récré par exemple
Etre armé dans une cour de récré ou au milieu de n'importe quelle communauté, "armé" même au sens figuré, ça ne me semble pas être un signe positif envoyé à celles et ceux qui sont garants de l'application réfléchie d'une justice collective et à celles et ceux qui la respectent et ainsi la font vivre chaque jour.
MGI, tu dis "ne pas avoir peur de te faire déborder", ce qui me semble important quant à la reconnaissance de ton autorité par les autres.
Mais j'aimerais être sûr de bien te comprendre alors, peux-tu préciser ce que tu veux dire exactement?
Merci d'avance.
BJP
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Bruno Jean PALARD a écrit:
Où vois-tu une divergence?
Moi je ne vois que deux points de vue différents de deux personnes
Deux points de vue différents de deux personnes <= cette divergence ... de points de vue
Bruno Jean PALARD a écrit:
le parent qui fesse est un "méchant" et celui qui ne fesse pas est un "gentil" pour toi?
Pour moi, non. C'est plus complexe.
Aux yeux de l'enfant, oui.
Bien sûr, je parle d'un jeune enfant.
Arrivé à un certain âge, l'enfant devient capable d'avoir une vision plus élaborée qu'une vision binaire "méchant/gentil"...
Bruno Jean PALARD a écrit:
Ne crois-tu pas que chaque parent joue alternativement ce rôle tout au long de la journée , quoi qu'il fasse avec l'enfant et selon le point de vue de l'enfant?
Je ne sais pas si dans tous les couples, l'alternance est réelle.
Ce que je pense par contre, c'est que cette alternance ne peut être que bénéfique pour l'enfant.
Bruno Jean PALARD a écrit:
j'en suis arrivé à une pratique non-violente efficace.
La recette miracle ? ![]()
Dernière modification par PapaNature93 (25-08-2008 19:04:27)


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Pour ma part c'est simple : la fessée peut être justifiée en cas de grosse bêtise, pour marquer le coup, mais il faut impérativement qu'elle reste rare, et qu'elle ne fasse pas mal.
Je pense que pour l'enfant une tape légère exceptionnelle signifie deux choses :
1 : j'ai fait une bêtise assez "grave" pour mériter une punition "exceptionnelle"
2 : celui qui donne la fessée reste maître de lui puisqu'il dose sa force, donc il tient pleinement son rôle d'adulte et je le respecte d'autant plus qu'il me montre comment se contrôler.
Je pense qu'un adulte qui ne se contrôle pas et fait mal descend de son piédestal d'un coup ! D'ailleurs un enfant n'a pas besoin d'avoir mal pour comprendre la punition, le geste est assez explicite comme ça.
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