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Bonjour
j'ai 23 ans, ma copine 26, nous sommes ensemble depuis 3 mois et vivons a 200 km l'un de l'autre.
Nous avons appris qu'elle est enceinte de 1 mois et demi il y'a 2 jours et un souci se pose.
En effet, pour moi, nous ne vivons pas encore ensemble, nous ne savons pas si nous arriverons à vivre ensemble ( ce qui était à l'ordre de projet), et c'est bien trop tôt.
Je désire avoir un enfant, mais je veux avant tout pouvoir au moins avoir quelques garanties pour son bien-être que je n'ai pas.
Ma copine elle m'a demandé que faire, je lui ai donné moultes fois mon avis, mes motivations, et quand elles décident qu'elle va avorter elle veut aussi me rayer de sa vie... Pour rappeler une heure après en me disant qu'elle ne peut pas avorter.
Elle m'a dit que j'avais raison mais qu'il était là....
Elle sait aussi que si elle le garde contre mon gré j'assumerais malgré tout..
Alors selon vous que puis-je faire?
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Bonjour,
Ce genre de situation n'est jamais facile. Si ton amie avorte uniquement pour toi, elle risque de ne pas pouvoir te le pardonner, et ça va forcément compromettre votre couple. Inversement, si tu assumes un enfant uniquement pour elle, tu risques de te sentir pris au piège et de la tenir pour responsable de tous les problèmes qui pourraient se poser. Là encore, ce n'est pas terrible pour votre avenir commun.
On peut comprendre aussi que tu sois inquiet si tu n'as pas une situation (de couple, professionnelle...) suffisamment stable pour te permettre d'être serein pour l'arrivée d'un enfant.
Il faut prendre le temps d'y réfléchir (même si ce temps évidemment limité !), et essayer d'évaluer chaque situation.
Pouvez-vous envisager une vie commune ? Si oui, dans quel délai ? Comment cela se passera-t-il avant ? (pourras-tu accepter l'éloignement pendant la grossesse, voire le début de vie de ton enfant, sans te sentir exclu ?)
Que se passera-t-il si vous ne vous entendez plus ? (ou si d'ores et déjà, il vous parait inconcevable de vivre ensemble ?) Quels seraient alors vos souhaits respectifs vis-à-vis de votre enfant ? Il est important de le définir pendant que ça va bien entre vous.
D'un point de vue purement matériel, quelles sont vos perspectives ? (études, travail...) Si c'est difficile, quelles sont les possibilités de soutien ? (de la part de vos familles respectives, des organismes officiels, associations etc...)
S'il vous semble à tous les deux déraisonnable d'accueillir un enfant, comment allez-vous vivre l'interruption de grossesse ? Quel soutien pourrez-vous avoir l'un pour l'autre, et de la part de gens extérieurs ? Saurez-vous construire votre vie de couple après ?
Essayez d'y réfléchir chacun de votre côté (n'hésitez pas à prendre des notes parce qu'ensuite, sous le coup de l'émotion, vous risquez d'oublier ce qui vous paraissait important), éventuellement en demandant l'avis vos familles respectives (mais selon vos relations avec vos proches, vous n'aurez pas forcément envie de leur en parler, pour ne pas subir leur jugement ou leur pression dans un sens ou dans l'autre : c'est votre vie et la décision n'appartient qu'à vous) ; puis d'en discuter ensemble, aussi calmement que possible. Pour ça, essayez de trouver un cadre "neutre" (aller un week-end ensemble quelque part, au calme). Si besoin, faites-vous aider d'un professionnel (type psychologue ou médiateur), sachant qu'encore une fois, ce genre de personne est là pour vous aider à réfléchir et à communiquer, surtout pas pour prendre la décision à votre place.
Dans tous les cas, ça ne pourra jamais être comme si rien ne s'était passé. Maintenant, il faut essayer de trouver ce qui vous convient pour la suite.
Et je me répète, mais personne ne pourra choisir à votre place ce qui est mieux pour vous.
Bon courage quelle que soit la décision que vous prendrez, et tous mes voeux pour que votre avenir soit heureux (à deux ou plus !).
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Salut PatdeNice !
Je suis tout à fait d'accord avec Oriane sur l'analyse de la situation et les solutions proposées.
J'ajouterais simplement que si tu te sens dans une impasse - elle le garde et tu ne veux pas le reconnaître - tu as quelques recours, mais ils ne sont pas nombreux ni très efficaces. Malheureusement, il se trouve que si elle décide de te faire payer pour ce bébé, la loi le lui permet - que tu sois d'accord ou pas. C'est injuste, mais c'est comme ça.
En revanche, tu as moyen de discuter du montant.
Je te conseille donc, au-delà des méthodes de conciliation très avisées conseillées par Oriane, de te renseigner de ton côté auprès d'un avocat spécialisé dans le droit des familles ou d'une association de protection des papas en difficulté, comme par exemple http://www.sospapa.net/.
Bon courage pour la suite, ce n'est vraiment pas facile ! ![]()
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Bonjour et merci pour vos messages,
j'avoue que je suis de plus en plus perdu.
Aujourd'hui, elle sait que le bon sens pour elle moi et le bébé est malheureusement l'avortement. Mais elle pense ne pas pouvoir le faire, ne jamais l'assumer.
Evidemment je serais là pour ce moment difficile, je veux être la en soutien et servir de décharge s'il le faut.
Je me suis déjà résigné à malheureusement la perdre s'il le fallait pour qu'elle ne fasse pas un non-choix, elle sait qu'elle doit le faire mais refuse de l'admettre, de l'assumer, ce que je comprend , certes je n'aurais jamais la même douleur qu'elle je le conçois mais j'essaie de penser avant tout à l'avenir de l'enfant si nous le gardions, nous ne savons encore si notre couple tiendra quand nous vivrons ensemble alors je refuse de prendre ce risque pour quelqu'un qui n'a rien demandé.
Elle passe une échographie de datation demain et veut que je l'accompagne avec l'idée de me faire changer d'avis, mais je pense que venir serait lui donner un espoir qui au final ne ferait que lui faire plus de mal... A votre avis, dois-je y aller?
Je ne sais plus quoi faire, ce qui m'attriste le plus c'est qu'elle sait que le garder est une erreur pour tous, mais qu'elle préfère faire un non choix, repousser les problèmes sur d'autres et ce pour la vie...
Je suis réellement perdu, au point de me dire que je suis obligé de la mettre au pied du mur, dire des choses que je ne pense pas pour qu'elle réagisse, comme lui dire que soit je la soutiens pour cet épreuve soit je n'assumerais pas l'enfant, alors que je sais que je ne pourrais pas l'abandonner même si elle le garde contre mon gré, je n'aurais jamais la lâcheté de faire cela.. Mais aujourd'hui je ne peux pas prendre ce risque pour lui.. pour elle pour nous....
Je n'arrive vraiment plus à savoir que faire....
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Pour répondre à Oriane,
Oui nous envisagions une vie commune, mais pour savoir si l'on pourrait vivre ensemble, et c'est pour cela que je cherchais du travail vers chez elle en me disant que si ça ne fonctionnait, j'en subirait seul les conséquences.
Cela pourrait être rapide en fait, mais le souci est pour moi est vraiment le risque de ne pas donner un foyer stable à cet enfant. Notre relation est difficile depuis 1 mois et demi à cause de divers problèmes et même si notre amour est fort, nous étions d'accord sur le fait que nous ne saurions si cela peut marcher que lorsque nous vivrions ensemble.
Nous envisagions d'avoir un enfant d'ici un an ou deux si notre relation évoluait dans le bon sens, et de plus, elle a subit une opération en Janvier et avant cette opération le choix était clair : pas d'opération et il est possible d'envisager un enfant quand nous le voudrions dès lors que nous vivions ensemble ou opération et donc pas d'enfant pendant 2 ans.
Elle a donc subit cette opération mais veut aujourd'hui un peu le beurre et l'argent du beurre.
Au niveau matériel, je ne suis pas inquiet par rapport à cet enfant à vrai dire, je sais que nous saurions nous débrouiller, même s'il me faudrait trouver un travail vers chez elle, elle travaille aussi ou nous pourrions nous en sortir.
A vrai dire, aujourd'hui entre cette grossesse, les petits soucis et notre situation actuelle (pas de vie commune) je ne sais pas si nous arriverons à sauver notre couple quel que soit la décision, et il m'ait donc difficilement concevable de faire naitre un enfant dans ces conditions.
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Pat, j'ai l'impression que ta position est très claire, carrée et argumentée. Personnellement, elle me paraît aussi raisonnable, mais ce n'est pas le sujet
A ta place, je dirais à ma compagne exactement ce que tu viens de nous expliquer (en laissant dans le non-dit le fait que tu reconnaîtrais l'enfant si elle le gardait quand même). Je lui dirais - sans la ménager outre mesure, puisque le message n'a vraiment pas l'air de passer - que pour toi, pour toutes les raisons que tu as citées, c'est non et que tu ne reviendras pas dessus. Que si ta décision l'amène à se séparer de toi, c'est son choix à elle et que tu l'accepteras.
En gros : expliques-lui sans détour quelle est ta décision et que le chantage aux sentiments ne marchera pas. Elle devra prendre sa décision seule et en assumer toutes les conséquences, tout comme toi tu as dû le faire aussi.
Le risque est en effet qu'elle se sépare de toi et garde l'enfant. Ce serait la pire des situations pour toi, si j'ai bien compris. Que feras-tu alors, dans ce cas ?
L'autre option est qu'elle avorte, que vous habitiez ensemble, et qu'elle passe ensuite son temps à te reprocher ta décision. Comment réagiras-tu à ça ?
(=> but de mes questions : se préparer au pire et espérer le meilleur...
)
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Bonjour et merci,
alors effectivement je suis plutot parti dans l'optique de lui montrer que de mon côté la décision est claire.
Concernant tes questions, il est clair que si elle le garde je ne pourrais pas faire comme si il n'existait pas, mais je resterais pour l'enfant pas pour elle, et je pense que au final nous nous gacherions la vie.
Si elle avorte, il est clair que je vais me le faire reprocher à vie, mais honnêtement je sais pourquoi je fais ce choix, et je suis prêt à en assumer toutes les conséquences.
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patdenice a écrit:
alors effectivement je suis plutot parti dans l'optique de lui montrer que de mon côté la décision est claire.
C'est bien, parce que ça me paraît important qu'il n'y ait pas de faux espoirs ou de malentendus sur un sujet aussi sensible. Ce ne sera sûrement pas facile, mais ce serait utile !
Au fait, je n'ai pas répondu à ta question sur l'écho de datation : oui, à ta place j'irais.
Non pas pour voir Bébé et t'y attacher (ce qu'elle espère peut-être), mais parce que c'est une démarche légalement nécessaire dans le cadre d'une IVG. Aucun médecin digne de ce nom n'en pratique sans savoir précisément l'âge de l'embryon (pour doser correctement les hormones abortives et/ou être sûr qu'il est dans le terme légalement autorisé) et son emplacement précis (pour éviter le risque de grossesse extra-utérine, par exemple).
A ta place, je lui dirais donc clairement que je viens non pas pour assister à une écho, mais pour la soutenir dans la première des démarches liées à l'avortement.
patdenice a écrit:
Concernant tes questions, il est clair que si elle le garde je ne pourrais pas faire comme si il n'existait pas, mais je resterais pour l'enfant pas pour elle, et je pense que au final nous nous gacherions la vie.
Ce qui veut dire que tu prévois dans ce cas de rester en couple avec elle, pour le bien du bébé ? Ou que tu prévois de reconnaître l'enfant, mais de briser votre couple ?
De toute façon, je pense que tu as raison : rester avec une femme "juste" pour un enfant, c'est se gâcher la vie. Et ce n'est pas non plus un service à rendre à l'enfant, qui apprendra qu'un couple, c'est ce que vivent ses parents. Être ensemble sans amour, se sacrifier. Une image décalée et bien regrettable, à mon avis.
patdenice a écrit:
Si elle avorte, il est clair que je vais me le faire reprocher à vie, mais honnêtement je sais pourquoi je fais ce choix, et je suis prêt à en assumer toutes les conséquences.
C'est l'essentiel. Nous sommes tous dans notre vie amenés un jour ou l'autre à faire des choix très difficiles. Mais si on prend la décision en toute connaissance de cause, librement, et après avoir bien pesé le pour et le contre, on est ensuite prêt à l'assumer sans la regretter. Même si les conséquences peuvent peser sur nous (ou notre conscience), on ne ferait pas autrement si la situation se représentait.
C'est ça, être adulte, à mon avis.
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Merci beaucoup truffe2miel ![]()
Les choses ont pas mal bougé depuis l'autre jour à vrai dire, de grosses discussions avec mes parents, pour finalement me rendre compte qu'ils jugeaient pas (et ca fait un bien fou) et me rendre compte qu'aussi au final je ne les connaissais pas, ne leur avait jamais vraiment parler.
Aujourd'hui je ne sais plus ce que je veux, mon amie ne comprend pas que je sois mal, mes peurs, mes douleurs, mes appréhensions et c'est encore plus dur.
On devrait en parler ce soir, nous verrons bien.
A vrai dire, je suis tiraillé entre le fait de me dire qu'un enfant c'est super et toujours ce problème de relation... et ça parait fou mais j'ai l'impression que mon amie accepte plus l'avortement quand je suis indécis que quand je suis ferme....
Mesdames je ne vous comprendrez jamais lol
En tout cas merci à tous et n'hésitez pas à laisser vos avis, vos opinions ![]()
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