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Bonjour après ma présentation, je souhaite vous parler du sujet qui me tient à coeur et comprendre mon mari. (Nous avons tous les 2 un emploi, des animaux de ferme, un grand jardin et une maison qui n'attend qu'à être rempli de cris de joie d'enfant et de pleures évidemment
).
Comme le dit le titre, j'ai fait une fausse couche le Lundi 05 Janvier 2010 bref, ce que je peux vous dire est que semblerait-il ma fausse couche s'est finie cette date là.
Pourquoi? Tout simplement que j'ai "subi" pendant 4 semaines des écoulements attroces et douloureux pour cesser le 05 Janvier 2010. J'entamais mon 3ème mois de grossesse...
Un résumé que je vais vous faire qui pourra vous paraître long mais j'ai tellement besoin de vous en faire part afin que vous puissiez comprendre et pour que vous puissiez m'éclaircir:
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C'était mi-novembre 2009, absence de règle mais sans inquiétude car je ne les ai pas régulièrement.
Difficulté de dormir sur le ventre car ma poitrine était douloureuse et dure au touché. Seul était ce symptôme accompagné d'insomnie.
J'ai décidé de faire un test de grossesse pour voir s'il s'agissait bien d'une grossesse en route à l'issu du fait que mon mari me disait peut-être qu'on attend un bébé.
Les jours passent... et je fais le test qui était positif.
Heureuse! Car mon mari et moi-même attendions impatiemment d'avoir un bébé! Cela faisait presque 4 ans que nous essayons.
Je refais un 2sd test et encore positif, là j'appelle mon mari en lui disant "mon chéri, j'ai une surprise, tu vas être papa! j'ai fais 2 fois le test et il s'avère positif!" Tous les deux étions sur un nuage.... Bref, les analyses le confirme, et RDV gynéco etc...
J'étais bel et bien enceinte de 7 semaines. Ma grossesse se déroulait correctement jusqu'à mi-décembre 2009. Entre temps, nous avons tous deux profité de ces moments de début de grossesse à observer les changements physique qui fût surprenants.
Depuis mi-décembre 2009 jusqu'à ma fausse couche, j'ai été en arrêt maladie. Je ne pouvais pas me lever seule, me laver seule m'était très difficile (mon mari étant au travail), nous sommes allés 1 à 2 fois par semaines à l'hôpital, aussi consulter le médecin traitant bref, car je faisais syncope sur syncope avec chute d'ailleurs traumatisme postérieur que j'ai toujours à la date actuelle, insomnie infernale accompagnée de douleurs et écoulements abondants voire une fontaine dont les médecins et gynéco ne comprenaient pas puisque toutes les échographies étaient correctes, battements cardiaque, col impeccable etc...
Nous étions noyés dans un verre d'eau et seuls face à ce qui nous attendait.
Mon mari me soutenait moralement et physiquement pendant ses dernières semaines, il a participé quasi à tous mes faits et gestes! (jusqu'à mon intimité qui n'était pas facile à voir) avant que l'on sache que le Lundi 05 Janvier 2010 j'avais fait une fausse couche, je tiens à dire que le Samedi 04 Janvier 2010 à l'hôpital de nuit en urgence, j'avais fait aussi une échographie et que le gynéco avait vu que tout allait pour le mieux, idem pas de décolement, col et battements impeccables!
... Ce Samedi 04 Janvier 2010 me restera aussi gravé... nous étions en salle d'attente aux urgences en pleine nuit mais la secrétaire nous a dirigé vers une salle d'attente pour accouchement... Je souffrais de douleurs et d'inquiétude et mon mari me tenait la main. On entendait les nouveaux-nés pleurer... Et il me disait: "Ne t'inquiète pas ma chérie, tout ira bien, bientôt ce sera nous qui serons ici mais avec bébé", je me souviens lui avoir sourit et le gynéco est venu à ce moment.
Oui il n'y a rien de mieux que de se sentir rassurer par son conjoint bien que l'on sait que peut-être on va perdre ce bébé tant attendu.
Et le Lundi 05 Janvier 2010... cas de force majeur, le gynéco aux urgences m'avait dit de tout de même rencontrer mon gynéco habituel pour un contrôle... Contrôle qui me faisait rester neutre, j'étais toute seule mon mari travaillait. Neutre, car je m'étais préparer psychologiquement je pense, mais après avoir quitter l'hôpital je suis allée chercher mon mari au travail et je lui ai annoncé la mauvaise nouvelle.
Lui aussi était triste mais me rassurait comme il pouvait... me parlait... Je me retenais de ne pas pleurer et je suis finalement partie en sanglot, versement de larmes... J'étais frustrée, je culpabilisais, pourquoi je n'en sais rien.
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Merci d'avoir pris le temps de lire ce grand résumé de ce qui s'est passé, mais je voulais vous mettre dans le "bain" de notre triste histoire.
Depuis la fausse couche, évidemment, il a fallu que je me repose. J'ai eu mon retour de couche en Février 2010.
Je ne sais pas si on peut dire qu'il s'agit d'un problème, mais pour moi ça l'est puisque malgré cette fausse couche, je culpabilise toujours. Je pleure discrètement, j'ai l'impression que mon mari ne me désire plus, la communication existe toujours entre nous, cela n'a pas changé.
Mais quand je lui demande après 1 mois et demi de la FC, s'il souhaite avoir un enfant plus tard, il me répond: "Tite puce, par pour le moment, laisse-moi le temps s'il te plaît".
J'accepte ce qu'il dit mais ça n'a pas répondu à ma question! J'aurai préféré entendre "Oui bien sûr ma puce, on retentera dans quelques mois ou bien l'année prochaine" j'en sais rien mais une phrase de ce style afin de ne pas me laisser dans le vide!
Je me dis que si on avait eu ce bébé, peut-être qu'il ne serait pas comme ça... Mon mari est un homme patient, et qui j'ai l'impression, ne s'exprime pas beaucoup sur des choses qui l'ont marqué... Vous allez me dire mais Euskadi29, tu ne t'en ai pas rendu compte avant???? Bah non... Il n'était pas comme ça avant...
Et plus il reste calme sur le sujet, plus j'angoisse et me pose la question: "Est-ce-qu'il m'aime toujours?"
J'essaie de lui parler de cette triste histoire et de l'avenir avec un prochain bébé, et je me dis aussi que JAMAIS je n'aurai dû le laisser m'aider pendant ces semaines difficiles car le visuel lui a sans doute dégoûté... et que mon corps maintenant le dégoutte... que moi-même je le répugne... ce sont des mots forts mais c'est ce que mon mari me fait ressentir sans me le dire.
J'ai toujours le droit à des mots tendres, à sa gentillesse, à sa douceur d'agir envers moi. A ses "je t'aime". Il y a des jours où j'y crois, des jours où je reste douteuse et la tristesse me rattrappe.
J'aimerai tellement le comprendre pour mieux me sentir psychologiquement.
Dans l'histoire, c'est moi qui est tout "subi"! je suis désolée d'utiliser ce verbe "subir" mais avec du recul le bonheur recherché s'est transformé en une vraie patinoire. Je ne sais plus comment agir... Je suis heureuse et je dirai la plus heureuse des femmes comme toute femme le dirait
Mais... fonder une famille est importante pour moi. Pour mon mari ça l'est aussi ou... ça l'était??? je ne sais pas... je ne sais plus...
Le plus frustrant est que lorsqu'une femme ressent un désir et qu'elle souhaite déclencher ce désir sexuel auprès de son conjoint, est que celui-ci la rejette... Oui ce fait m'a marqué. Mon mari m'a repoussé et tourné le dos... alors qu'avant, un petit câlin sans aller trop loin était le bienvenu. Ou même une caresse ou simplement se tenir l'un contre l'autre.
Au final, j'ai peur, peur d'en faire trop alors que ce n'est pas le cas, j'adapte ou j'essaie de m'inventer des traits de caractère qui pourrait peut-être le "rebooster". Mais je ne me sens pas moi-même.
Parfois, enfin, depuis la FC, je reste silencieuse... je n'ose plus rien dire, je souris en mettant mes inquiétudes d'incompréhension concernant mon mari de côté.
J'essaie de trouver des solutions mais plus je m'investie seule plus je suis triste.
Aujourd'hui, ce matin, avant de laisser mon mari partir au travail, je lui parlais du printemps et que c'était la saison des amours, je lui en parlais avec le sourire. Ce n'était qu'un clin d'oeil pour essayer de comprendre et je lui ai dit "Hummm saison des amours... qui sait y aura t-il un polichinel en vue?" Mon mari répliquait avec le sourire aussi:" Non ce n'est pas le moment ma chérie" et moi avec délicatesse : "J'aimerai que tu me dises si tu souhaites avoir un bébé un jour?"
Mon mari: "Je ne sais pas..." Moi:" Mais ce n'est pas une réponse mon coeur, voudrais-tu avoir un bébé dans quelques mois ou l'année prochaine, bref un jour, j'aimerai avoir une réponse claire et que je ne reste pas dans le vide ???" Lui: "Non, je ne sais pas et je ne pense pas".
Croyez-moi que je suis restée scotché, j'avais les larmes aux yeux... j'ai pleuré après son départ au travail, il m'a embrassé et n'a rien vu, heureusement.
Un homme peut-il continuer à aimer et désirer sa femme après une triste épreuve qui est la FC?
Je suis désemparée, je ne sais plus quoi penser, ni quoi faire.
Je ne le comprends pas, c'est pour cela que je viens sur ce forum en espérant trouvé un papa ou un papa qui ne l'est plus bref la communauté du forum, pour m'éclairicir et m'aider à comprendre.
Un grand merci de votre patience, je suis désolée pour ce long post :s
Euskadi29
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Re, Euskadi !
Hum, en effet pas drôle du tout !
En résumé, si j'ai bien compris : 2 FCs de grossesses désirées mais pas préparées et qui se sont mal passées. Ton mari t'a épaulée tout du long, a cru en toi et as été techniquement et psychologiquement présent.
Si j'ai bien compris, je crois que :
- tu dis que c'est toi "qui as tout subi" : non, très loin de là ! Tu as subi toute la partie physique, bien évidemment. Et toute l'angoisse et la douleur d'une mère qui perd son enfant - deux fois. Mais ton mari, lui, a subi l'horreur de l'attente impuissante, sans jamais pouvoir savoir, ressentir ou deviner. Il a dû se sentir un peu exclu du processus physique, forcément. Ensuite, il s'est imaginé, rêvé papa et a dû faire le deuil de ses rêves (comme toi). Le yoyo émotionnel, il l'a connu aussi. L'horreur de l'attente à l'hôpital, des nuits aux urgences, il l'a vécu aussi. Mais en plus, il a dû se montrer fort pour sa femme, qui était très mal physiquement et mentalement. Il a dû porter seul le poids de sa propre douleur et détresse, plus la tienne.
- Après ces longs mois de galère, tu as peut-être réussi (grâce à son aide) à faire ton deuil de ces deux grossesses et à envisager l'avenir avec lui. Tu te reconstruis doucement en t'appuyant sur lui, puisqu'il a toujours été l'épaule forte sur laquelle tu pouvais t'appuyer : tant mieux !
- Mais lui, il n'a pas encore eu le temps de faire ce travail. Il devait d'abord s'occuper de l'urgence : les problèmes médicaux, toi. Maintenant que les choses commencent doucement à se tasser un peu, il a le temps de travailler sur lui-même, les émotions lui reviennent en masse, tout ce qu'il avait mis en "stand-by" pour être fort et présent pour toi lui revient. C'est normal !
- Dans son état actuel, il a surtout besoin de calme émotionnel, de sérénité, de détente. La routine du couple lui fait du bien, des petits WE en amoureux, se sentir épanoui en couple. Pour l'instant, c'est ça qui est important : vous retrouver chacun pour soi et l'un pour l'autre, en tant que mari et femme et pas uniquement en tant que "malade - soignant" (je force volontairement le trait pour que tu vois plus clairement ce que je veux dire).
- Si tu le presses de te donner une réponse maintenant là tout de suite, il est logique qu'il te réponde qu'il ne veut pas, qu'il ne sait pas, qu'il est perdu. C'est simplement sa façon à lui de te dire qu'il n'est pas en état d'y penser pour le moment. Qu'il n'est émotionnellement pas prêt à retraverser ces galères, voire à assumer la tornade émotionnelle d'un bébé. Laisse-lui le temps : la dernière FC est encore très récente... Laisse-le respirer un peu, reprends des activités pour toi et essayer aussi de ton côté de finir le deuil commencé (je sais, c'est facile à dire...) En fin d'année, novembre - décembre, repose-lui la question au détour d'une conversation, à un moment où l'ambiance s'y prêtera.
Pour la petite histoire, j'ai fait aussi 2 FC avant qu'on ait notre petite puce. Elles ne se sont pas passées aussi mal que les tiennes, heureusement
mais je vois très bien le genre de galère par lesquelles vous êtes passés ! Une FC est un gros os pour chacun des parents individuellement ET pour le couple. Pour s'en remettre correctement, il faut beaucoup de patience, de feeling, de communication. Mon mari est quelqu'un de plutôt renfermé, qui ne parle pas volontiers ni facilement de ses sentiments et émotions, donc il nous a fallu passer par d'autres biais que le dialogue direct. Mais ça a fini par payer ! 1 an après ces épisodes douloureux, nous accueillions notre petite Gwen et son petit frère ou sa petite sœur est en route
Tu vois, rien n'est perdu ![]()
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Je n'ai pas à vivre ce genre de malheur donc il est difficile de comprendre. Je peux juste te dire que si je perdais mon futur enfant, j'en serais bouleversé. Je sais aussi qu'un homme a du mal à exprimer ses sentiments, surtout la tristesse.
Essaye peut-être de créer un environnement où la discussion pourra avoir lieu (5 minutes avant de partir travailler, ça laisse peu de temps). Dis lui que tu ne veux pas lui mettre la pression mais que tu aimerais comprendre. Essaye d'utiliser des questions ouvertes et d'utiliser la "règle du JE", c'est à dire parler de toi et non pas le juger. Explique lui tes propres sentiments mais sans le culpabiliser.
Et puis bon courage... J'espère que ça va aller pour vous !
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Merci à vous deux pour vos réponses, le fait de se sentir écouter par des personnes "neutres" en-dehors de la famille et avoir des réponses à des questions délicates me réchauffe le coeur
Oui à ce point car ça se bousculait dans ma petite tête.
Truffe2miel, en fait il s'agissait d'une 1 FC mais ce n'est pas grave, tu m'as ouverte les yeux dans ta réponse.
Il est vrai que maintenant je m'aperçois que je ne faisais quasiment pas attention à mon mari concernant son "deuil", je ne pensais qu'à moi et je m'étais posée qu'une seule fois la question de savoir si mon mari allait bien à l'issu de cet échec mais je n'ai pas su y aller jusqu'au bout alors que tout était sous mes yeux
Je me souviens 2 semaines environs après ma FC, il me disait qu'il fallait que je lui laisse le temps car il ne voulait pas revivre la même situation. Entêtée que je suis, j'ai compris à ma manière sans réfléchir, et oui... je voulais une réponse précise pour une future grossesse.
Nous avons une chambre d'ami et récemment je lui avais dit que je voulais en faire un dressing puisque je n'étais plus enceinte, et lui me disait que cette chambre servirait un jour pas uniquement pour les amis mais pour bébé.
Il y a de quoi s'emmêler les pinceaux avec tout ce chamboulement.
Je ferai plus attention à lui dès à présent. Le soutenir comme il m'a soutenu et avancer ensemble.
Encore merci de m'avoir éclairer ![]()
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Heureuse de voir que ma réponse a pu apporter quelque chose
Le voir imaginer votre bébé dans cette chambre d'amis, c'est formidable ! Un très bon signe, en tout cas, qui prouve qu'il n'est en fait pas du tout fermé à l'idée d'avoir un bébé plus tard, quand il serait remis.
Bon courage pour la suite et tiens-nous au courant !
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Bonjour,
je ne veux pas être méchant ou insensible, mais j'ai l'impression que tu n'arrives pas à te mettre dans les souliers de ton conjoint. Je n'ai pas vécu de FC avec ma conjointe, mais nous avons eu tout de même notre lot de malchance et de mauvaises nouvelles. Nous avons également eu des problèmes de confection. Après quelques consultations avec une clinique de fertilité, nous recevons un diagnostique d'endométriose, une condition typique au femme qui est plutôt méconnue du côté médical, sans véritable traitement. Une opération a été requise afin de réduir l'endométriose. La médecin nous prévenant que ça allait revenir avec le temps, qu'il n'y a pas de véritable guérison possible.
Laisse moi te dire que ce fut tout une épreuve, spécialement pour ma conjointe qui se sentait coupable de nos déboire. J'ai dû être fort, pour elle, pour nous et l'aider à se remettre sur pied et à l'aider à se refaire confiance à travers cette épreuve. Nous désirions tous les deux avoir des enfants depuis si longtemps.
Ce que j'essaie de dire c'est que ce n'est pas facile pour les hommes non plus, en plus de vivre la déception et la frustration, il y a également un énorme sentiment d'inutilité. Je ne diminue pas pour autant ce que vous vivez, j'essaie seulement de vous faire voir notre point de vue.
Le rôle de l'Homme, depuis toujours on dirait, est de supporter, d'encourager et d'être fort pour sa femme. D'être le pilier sur lequel elle peut s'appuyer. EN faisant ainsi, on ne se permet pas souvent de se laisser aller avec notre détresse. On a peur de rendre notre femme encore plus triste. C'est tellement dur de sentir sa femme triste et d'avoir le sentiment de ne pas pouvoir mettre fin à ses souffrances, pire encore d'avoir l'impression qu'en notre présence elle souffre encore plus car on lui rappelle sans cesse ce qu'elle désire mais n'arrive pas à avoir. Alors on prends un peu de distance, on a l'impression de le faire pour elle, mais en même temps on le fait un peu pour nous. C'est ce que j'ai fait et que je fait encore parfois de façon plus ou moins consciente.
Pour nous ça été le dialogue, lorsque ma conjointe à compris ma détresse (que j'essayais fort de camoufler). En discutant elle m'a fait comprendre que mon attitude lui donnait l'impression que je n'étais plus intéressé que je ne voulais plus continuer. Elle m'a fait comprendre que j'avais le droit d'être triste et d'Avoir de la peine et qu'elle ne s'attendait que je soit toujours for pour elle. Ce fut des discussion intense et pas toujours facile. Je crois mieux comprendre comment elle s'est sentie et j'ai l'impression qu'elle comprends également mieux comment je me suis sentis.
Ce que j'essais de te dire c'est que parfois nous avons besoin de se faire rappeler que nous aussi on a le droit d'être triste et que c'est correct. Que si tu t'en aie remis plus rapidement que lui c'est peut-être justement parce qu'il a été fort pour toi, pour vous! Mais que maintenant qu'il te sent plus forte, c'est maintenant lui qui a besoin d'être remonter, de se faire dire qu'il a le droit d'être triste, d'avoir des craintes et incertitudes. Que tu es là pour lui, que tu l'aimes.
De notre côté, c'est l'opération qui semble avoir fonctionnée. Ma conjointe est maintenant enceinte de 9 semaines et je suis le plus heureux des hommes. J'ai tellement hâte que la période plus critique soit terminé.
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Très beau témoignage, Rosario !
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Bonsoir Euskadi29,
Ton histoire est douloureuse et je ne peux que vous encourager à ne pas perdre espoir. Comme certaines personnes l'ont dit, il faut du temps au temps. Moi, je préconise toujours le dialogue et l'affirmation du ressenti. Peut être qu'un spécialiste pourrait vous aider à franchir cette épreuve...
Garde confiance !
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