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Bonjour à tous et à toutes,
Je me permets de venir sur ce forum pour avoir des conseils masculins (les féminins sont aussi les bienvenus !), contrairement aux autres forums que je connais qui sont plutôt surpeuplés de femmes !
Je suis enceinte de 18 semaines. Le futur papa a toujours eu besoin de beaucoup d'indépendance et passions à lui, ce que j'accepte. Les premières semaines de grossesse (désirée, bébé a mis du temps à venir et pour le papa si il venait c'était bien, si il ne venait pas, c'est que ce n'était pas pour nous), j'ai eu l'impression qu'il le vivait assez bien même si je voyais bien qu'il appréhendait. Il a d'ailleurs été ravi d'apprendre que ce serait un petit gars. Toutefois, depuis que la nouvelle est officielle pour tout le monde et que mon ventre commence à s'arrondir, qu'il commence à y avoir tout doucement des affaires de puériculture ou autres à la maison, je le sens de plus en plus distant et il m'a dit récemment que pour lui, il n'en ressortait que du négatif pour lui : il doit finir les travaux pour l'arrivée du bébé, a très peur de perdre sa liberté. D'après ses paroles, c'est un peu comme s'il lui restait 4 mois à vivre. Il est même rentré fort éméché une nuit de semaine, chose qu'il n'a jamais fait depuis que nous sommes ensemble ! Comme si il prenait conscience que nous allions vraiment bientôt être 3. Il a également dit qu'une de ses grandes peurs était le jour du retour à la maison : une fois le pas de la porte franchie, le couffin posé, il angoisse de ce qui va se passer.
Hormones en activité, je l'ai très mal vécu dans un premier temps. Ceci dit, j'ai essayé de voir les choses de manière objective si tant est que celà soit possible et j'ai cherché à comprendre ce qui se passait pour lui. Ca m'a permis de m'apaiser et de ne plus prendre pour moi la distance qu'il met car je comprends mieux maintenant son attitude.
Toutefois, ça me reste difficile à vivre, car j'ai réellement peur qu'il regrette finalement sa "vie d'avant" et qu'il finisse par partir (mais ça ce sont peut être mes peurs à moi...) ou qu'il ne crée pas de liens avec son fils. J'ai également peur d'être maladroite et de l'enfoncer dans ses appréhensions en parlant de bébé (matériel, prénom, garde, maternité...). Ce qui me déstabilise, c'est que parfois je le sens à l'écoute et à d'autres moments c'est tout le contraire.
Je sais bien que chaque personne est différente et que chaque vécu également. Mais j'aimerai quand même vous demander si certains d'entre vous aviez vécu quelque chose de similaire à ce que mon ami peut vivre. Et comment je peux faire pour l'accompagner au mieux dans ce changement qui semble le perturber. C'est vraiment important pour moi de l'aider à vivre au mieux cette grossesse... pour lui et pour moi aussi d'ailleurs. Ca me fait mal de le voir en souffrance !
Merci d'avance !
Dernière modification par Dodie (28-07-2010 17:41:39)
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Bonjour de nouveau,
Ne voyant pas de réponses à mon sujet, je me demande si c'est parce que personne ne sait quoi me répondre ou si il y a une autre raison à celà (je ne me suis pas présentée ? période de vacances et peu d'activité ?).
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Hello !
Je ne pense pas, ton récit est très clair, précis et tu t'y présentes aussi
Pour ma part, je n'ai pas répondu tout de suite parce que je voulais laisser ton histoire s'imprégner et y réfléchir tranquillement pour ne pas te raconter d'âneries grosse comme moi (et à 8 mois, ça veut dire quelque chose
)
Deux hypothèses me frappent depuis que je t'ai lues, qui sont en fait complémentaires :
- ton mari n'était peut-être pas aussi prêt que toi à être papa. Il n'avait peut-être pas réellement réfléchi à tout ce que ça pouvait impliquer et ne se projetait pas du tout dans le concret du "bébé arrive demain". Pour certains, le fait d'être "en essai Bébé" n'est étrangement pas directement lié à une possible fécondation très rapide. S'il n'avait pas fait ce travail psychologique de préparation à la paternité avant, il se peut qu'il se sente complètement pris de court et "overrun" en ce moment. Tu vois ce que je veux dire ? Si c'est le cas, il n'y a pas grand chose à faire à part ce que tu fais déjà : le laisser vivre, essayer de le comprendre sans le juger et lui laisser du temps.
- il est prêt à être papa, mais a un bon gros coup de panique. ça arrive souvent, et pas seulement aux hommes !). Si c'est le cas, un peu de patience et de dialogue arrangera très vite la situation.
Personnellement, d'après ce que tu en décris, je pense que la première hypothèse est très probable. Son comportement ressemble bien au cas de l'homme qui dit "oui" sans trop y réfléchir, plus par envie d'avoir la paix avec ce sujet ou parce que ça rentre dans la suite logique des choses du couple que parce qu'ils veulent vraiment un bébé et tout ce que ça implique. Du coup, quand ils sont réellement confrontés à toutes les implications de cette arrivée, c'est la débandade dans leur tête. Certains en arrivent même à partir, tout plaquer, par panique. Il leur faut en fait faire en quelques semaines / mois le travail psychologique de préparation que d'autres mettent des années à faire. Pas évident du tout !
Et toi, est-ce que tu penses cette option plausible ?
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Bonjour truffe2miel,
Ce que tu dis est, je crois, tout à fait ce qui se passe pour lui ! Je n'aurai pas su dire mieux... mais je ressens ce que tu écris comme ce qui est en train de se passer pour lui.
Une amie est tombée enceinte il y a 2 ans, il a évoqué le fait d'avoir un enfant. Cela m'a pris 1 an et demi pour tomber enceinte. Il ne voulait pas entendre parler de médication. Selon lui, ça venait naturellement ou pas. Lorsque j'essayais d'entamer la discussion avec lui sur ce qu'il attendait de nous en tant que parents, ou comment il imaginais les choses etc, j'obtenais rarement de réponse.
Je crois que je ne l'ai jamais senti vraiment prêt mais je ne voulais pas l'admettre... ou du moins je ne voulais pas que ce soit ça.
Le souci là dedans (et on ne se met pas en couple avec quelqu'un par hasard), c'est que j'ai une croyance (amplement développée depuis la grossesse) que je suis/vais me retrouver seule (probablement liée au divorce de mes parents alors que j'étais très jeune). Donc cette hypothèse qu'il puisse paniquer et aller jusqu'à partir m'angoisse beaucoup ! Et ça viendrait confirmer cette croyance là... Faudrait pas que je mette les choses en place pour le vérifier pour de bon, chose que le mois dernier je pouvais peut-être être en train de faire en lui mettant la pression sans m'en rendre compte. Et il est un bon sujet pour ça !
Donc je mélange un peu le vécu de la petite fille que j'étais avec celui de la femme que je suis devenue et je m'y perds un peu dans la réalité d'aujourd'hui.
Depuis quelques jours, je le trouve plus proche de moi. Il passe plus de temps avec moi le soir, me prend la main lorsqu'on regarde la tv, ce qu'il ne fait pas régulièrement si je ne vais pas vers lui. Il y a quelques petites choses qui changent vis-à-vis de moi et ça me rassure et me fait du bien. C'est peut-être déjà un premier pas positif ! Je ne le sens pas encore prêt pour être en lien avec bébé pour le moment.
Avant de le voir agir de cette manière (distance), j'imaginais inconsciemment la famille idéale. Celle que je n'ai pas eue, puisque je n'ai presque pas connu mes parents ensemble et je ne sais donc pas ce que c'est. Donc de mon côté je réajuste cette vision que j'ai pu avoir pendant certainement longtemps (j'imagine toute la période où je me préparais à devenir maman) et qui n'était pas juste. D'où le fait que je lui ai probablement mis fort la pression avec mes propos et qui ne l'a certainement pas aidé à se préparer en douceur.
Je retiens tes conseils qui viennent confirmer ce que je pensais : je le laisse vivre, je respecte sa distance, j'essaie de comprendre.
Et en même temps, je reste en lien avec bébé.
Un peu difficile d'être en plus en lien avec moi-même, mais j'essaie !
Je dois y aller, merci pour ta réponse constructive et pertinente truffe2miel !
Hors ligne

Dodie a écrit:
Lorsque j'essayais d'entamer la discussion avec lui sur ce qu'il attendait de nous en tant que parents, ou comment il imaginais les choses etc, j'obtenais rarement de réponse.
Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il n'en avait pas, mais peut-être plutôt qu'il ne savait pas comment l'exprimer. Mon mari ne répond jamais à ces questions directes plutôt "existentielles". Il est très concret, terre à terre : ce qu'il attend du futur, sa conceptualisation de grandes émotions comme la parentalité etc sont un peu des sujets impossibles pour lui. Mais ça ne l'empêche pas d'être un super mari et un super papa (bientôt pour la 2ème fois d'ailleurs
).
Après, tout dépend de ton ressenti et de sa façon d'être en général : s'il est plutôt romantique et parle volontiers de sentiments, mais ne réponds pas à ces questions de paternité => il y a un problème. Mais s'il n'a jamais été très axé sur la "parlotte sentimentale", ce n'est pas un signe inquiétant en soi.
Dodie a écrit:
Je crois que je ne l'ai jamais senti vraiment prêt mais je ne voulais pas l'admettre... ou du moins je ne voulais pas que ce soit ça.
ça par contre, c'est très fréquent dans des couples qui ne se parlent pas assez - ce n'est pas un jugement, mais si ton homme est plutôt indépendant et a dit "oui" une fois, tu as sans doute cru/espéré que c'était vraiment "oui". Et comme lui n'avait plus de compte à rendre, il a dû se sentir déchargé d'une responsabilité qui le retenait. Du coup, ni l'un ni l'autre n'avez expliqué à l'autre le fond réel de vos sentiments et... paf.
J'imagine que le fait de ne pas avoir eu de modèle parental stable dans ton enfance doit être très difficile pour apprendre à gérer une relation de couple saine, avec dialogues fréquents et disputes mesurées ![]()
Dodie a écrit:
c'est que j'ai une croyance (amplement développée depuis la grossesse) que je suis/vais me retrouver seule (probablement liée au divorce de mes parents alors que j'étais très jeune).
Très certainement, oui. N'oublies pas non plus que le simple fait d'être enceinte augmente encore de façon drastique cette crainte : toutes les femmes enceintes se posent la question avec plus ou moins d'insistance selon leur situation passée et leur couple. Toutes les femmes enceintes "nidifient" et ont besoin de se sentir rassurées, entourées, chouchoutées et aimées. C'est normal ! Si tu as déjà une angoisse de séparation à la base, ça doit être invivable en ce moment ! As-tu envisagé d'en parler au psychologue de ta maternité ? Ils ont l'habitude de cas dans votre genre et sauront probablement vous orienter, ou au moins vous donner quelques pistes de réflexion.
Dodie a écrit:
Donc cette hypothèse qu'il puisse paniquer et aller jusqu'à partir m'angoisse beaucoup !
C'est la réaction la plus extrême, mais il y a tout un panel de possibilités et en tout cas pas mal de signaux d'alarme avant d'en arriver là !
Dodie a écrit:
Donc je mélange un peu le vécu de la petite fille que j'étais avec celui de la femme que je suis devenue et je m'y perds un peu dans la réalité d'aujourd'hui.
Et la grossesse n'arrange sûrement rien. Beaucoup de choses enfouies remontent à ce moment-là, on remet aussi beaucoup en question l'éducation qu'on a reçue, ses relations avec ses parents, sa façon de voir le monde. Ce n'est pas une période émotionnellement facile à gérer, d'où l'importance pour la femme enceinte d'une stabilité de couple et du soutien de son compagnon. Mais de son côté à lui aussi, il doit se passer un tas de choses ! Et si vous en parliez, un de ces soirs ?
Dodie a écrit:
Depuis quelques jours, je le trouve plus proche de moi. Il passe plus de temps avec moi le soir, me prend la main lorsqu'on regarde la tv, ce qu'il ne fait pas régulièrement si je ne vais pas vers lui. Il y a quelques petites choses qui changent vis-à-vis de moi et ça me rassure et me fait du bien. C'est peut-être déjà un premier pas positif !
C'est le moins qu'on puisse dire
Visiblement, il a apprécié ton "recul" pris ces derniers temps face à l'arrivée de ce bébé. Il a peut-être senti que tu faisais ton possible pour l'aider, et te montre à sa façon que ça marche. Continue !
Dodie a écrit:
Avant de le voir agir de cette manière (distance), j'imaginais inconsciemment la famille idéale.
Tu sais, il n'y a pas de Famille Ingles dans la vraie vie... On a tous nos emmerd** et nos travers. Ne t'imagine pas trop ce que tu aimerais que vous soyez, mais vis simplement ce que vous êtes réellement. A trop vivre dans les projections, on finit par se sentir déçus de ce qu'on a et désabusé. L'autre (celui qui ne rêve pas) se sent mis sous pression pour devenir une personne qu'il n'est pas vraiment et incompris parce que sans cesse sollicité pour autre chose. Dur à gérer !
Dodie a écrit:
je réajuste cette vision que j'ai pu avoir pendant certainement longtemps (j'imagine toute la période où je me préparais à devenir maman) et qui n'était pas juste. D'où le fait que je lui ai probablement mis fort la pression avec mes propos et qui ne l'a certainement pas aidé à se préparer en douceur.
Peut-être. En même temps, s'il avait été vraiment embêté, est-ce qu'il ne te l'aurait pas dit ? De toute façon, c'est bien que tu arrives à prendre du recul par rapport à ton passé et à ton idéalisation des choses. Mais c'est un travail très difficile pour toi - surtout en ce moment ! N'hésite pas à te faire aider, il n'y a pas de honte à prendre une béquille quand on a une cheville fracturée
Dodie a écrit:
Je retiens tes conseils qui viennent confirmer ce que je pensais : je le laisse vivre, je respecte sa distance, j'essaie de comprendre.
Tout en n'hésitant pas à lui laisser la porte ouverte s'il souhaite s'impliquer. Tu pourrais commencer par des choses qui le concerneront peut-être plus ? Les femmes sont souvent plus axées déco de chambre de bébé & fringues bébé, alors que les hommes seront plus orientés technique : isolation phonique ou pas ? Siège auto ? Poussette supersonique ou classique ? "Dis-moi, chéri, je ne m'y connais pas du tout dans tous ces trucs techniques, tu n'aurais pas une idée stp ?"
Dodie a écrit:
Et en même temps, je reste en lien avec bébé.
Bien sûr !! Essentiel !!!!!!
A quel stade en es-tu précisément ?
Dodie a écrit:
Un peu difficile d'être en plus en lien avec moi-même, mais j'essaie !
Ta grossesse ne sera pas simple, c'est évident, parce que tu as un travail sur toi-même à faire pour digérer ton passé avant de pouvoir envisager l'avenir (sereinement). Et ton homme aussi...
En ligne

truffe2miel a écrit:
Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il n'en avait pas, mais peut-être plutôt qu'il ne savait pas comment l'exprimer. (...) Après, tout dépend de ton ressenti et de sa façon d'être en général : s'il est plutôt romantique et parle volontiers de sentiments, mais ne réponds pas à ces questions de paternité => il y a un problème. Mais s'il n'a jamais été très axé sur la "parlotte sentimentale", ce n'est pas un signe inquiétant en soi.
C'est effectivement quelqu'un qui ne parle pas émotions. Et si au début de notre relation il ne disait rien à ce sujet, aujourd'hui, il explique qu'il n'a jamais été dans l'affectif avec ses parents et que les émotions, en gros, c'est pas son truc.
Nous sommes allés il y a quelques mois à une conférence d'I. Filliozat. J'ai trouvé ça attendrissant de voir comment il baissait la tête et se coupait lorsqu'elle parlait émotion et était à l'écoute lorsqu'elle donnait des exemples et théories concrets.
truffe2miel a écrit:
ça par contre, c'est très fréquent dans des couples qui ne se parlent pas assez - ce n'est pas un jugement, mais si ton homme est plutôt indépendant et a dit "oui" une fois, tu as sans doute cru/espéré que c'était vraiment "oui". Et comme lui n'avait plus de compte à rendre, il a dû se sentir déchargé d'une responsabilité qui le retenait. Du coup, ni l'un ni l'autre n'avez expliqué à l'autre le fond réel de vos sentiments et... paf.
J'imagine que le fait de ne pas avoir eu de modèle parental stable dans ton enfance doit être très difficile pour apprendre à gérer une relation de couple saine, avec dialogues fréquents et disputes mesurées
Oui, c'est un peu ça... il a dit oui une fois, c'était un oui tout court. J'ai essayé d'en discuter avec lui mais il est souvent muet lorsque je rentre dans des questions existentielles. Du coup je me braque... mais en discutant avec toi, je me rends compte que peut être j'oriente la discussion sur un aspect affectif et il a du mal avec ça. Du coup il se braque lui aussi. Je pourrai essayer d'être dans le concret plus que dans l'émotionnel quand je lui parle.
truffe2miel a écrit:
As-tu envisagé d'en parler au psychologue de ta maternité ?
J'ai suivi une thérapie pendant environ 3 ans à raison d'une fois par semaine (avec un arrêt de quelques mois). Avant j'en ai eu une autre, certainement moins compétente car elle m'embarquait dans ses trucs à elle. Et en parallèle je suis une formation en analyse transactionnelle depuis presque 3 ans.
J'ai arrêté ma thérapie alors que j'étais enceinte, sans le savoir d'ailleurs... j'ai songé à retourner le voir le mois passé quand ça n'allait vraiment pas du tout mais une discussion avec une amie m'a beaucoup aidée et m'a permis de prendre conscience de ce qui se passait. Actuellement, j'y pense de temps en temps, pour m'aider à [edit : NE PAS !!!! quel lapsus !!! =/] tomber dans mon scénario, mais j'avoue avoir un peu peur de replonger dans des trucs douloureux et pour le moment je ne me sens pas prête. Je trouve que je me débrouille pas trop mal dans les prises de conscience que j'ai. Si toutefois la situation s'envenimait, je reprendrai contact avec lui. Ou quelqu'un d'autre, peut être une femme. Je ne sais pas encore mais concernant l'aide que je peux trouver autour de moi, je l'utiliserai si nécessaire.
truffe2miel a écrit:
C'est la réaction la plus extrême, mais il y a tout un panel de possibilités et en tout cas pas mal de signaux d'alarme avant d'en arriver là !
Voilà une phrase qui me rassure, tiens ! ![]()
truffe2miel a écrit:
Et la grossesse n'arrange sûrement rien. Beaucoup de choses enfouies remontent à ce moment-là, on remet aussi beaucoup en question l'éducation qu'on a reçue, ses relations avec ses parents, sa façon de voir le monde. Ce n'est pas une période émotionnellement facile à gérer, d'où l'importance pour la femme enceinte d'une stabilité de couple et du soutien de son compagnon. Mais de son côté à lui aussi, il doit se passer un tas de choses ! Et si vous en parliez, un de ces soirs ?
Heureusement que j'ai déjà remis tout ça en question avant, ça m'a certainement aidé à pas plonger davantage dans l'existentiel !
J'aimerai essayer d'en parler avec lui. J'y ai pensé hier soir. Mais je crois que je vais attendre un peu, déjà de réfléchir à comment je peux aborder le sujet car j'aurai naturellement tendance à l'emmener sur un terrain (émotionnel, même en parlant de moi, mais je me soigne lol) qui pourrait le freiner à toute discussion. (Oui, j'ai aussi cette croyance qu'on ne m'écoute pas et j'ai déjà pu constater combien parfois je mettais les choses en place pour qu'effectivement je me retrouve seule avec ma conversation ! Donc je vais être vigilente à ne pas reproduire ça cette fois-ci).
truffe2miel a écrit:
C'est le moins qu'on puisse dire
Visiblement, il a apprécié ton "recul" pris ces derniers temps face à l'arrivée de ce bébé. Il a peut-être senti que tu faisais ton possible pour l'aider, et te montre à sa façon que ça marche. Continue !
Merci de le relever
truffe2miel a écrit:
A trop vivre dans les projections, on finit par se sentir déçus de ce qu'on a et désabusé. L'autre (celui qui ne rêve pas) se sent mis sous pression pour devenir une personne qu'il n'est pas vraiment et incompris parce que sans cesse sollicité pour autre chose. Dur à gérer !
Vi, c'est un peu moi ça. Enfin ça l'a été, je réadapte quand j'en prend conscience.
truffe2miel a écrit:
Peut-être. En même temps, s'il avait été vraiment embêté, est-ce qu'il ne te l'aurait pas dit ? De toute façon, c'est bien que tu arrives à prendre du recul par rapport à ton passé et à ton idéalisation des choses. Mais c'est un travail très difficile pour toi - surtout en ce moment ! N'hésite pas à te faire aider, il n'y a pas de honte à prendre une béquille quand on a une cheville fracturée
Justement, maintenant que tu le dis, il m'a renvoyé il y a quelques semaines que j'attendais peut-être de lui trop de choses (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus trop... hmm hmm). Toujours est-il que ça rejoignait ce dont on parle.
Je me souviens avoir eu le même problème par rapport à mon travail. Premier job : un cdd parfait ! Dans ma tête, c'était ça que je voulais retrouver. Forcément, je suis allée de désillusion en désillusion. On m'a déjà dit que j'était idéaliste... que je ne devais pas perdre ce trait de caractère (si on peut dire ça) mais que je devais être vigilente à rester sur terre. J'y travaille.
truffe2miel a écrit:
Tout en n'hésitant pas à lui laisser la porte ouverte s'il souhaite s'impliquer. Tu pourrais commencer par des choses qui le concerneront peut-être plus ? Les femmes sont souvent plus axées déco de chambre de bébé & fringues bébé, alors que les hommes seront plus orientés technique : isolation phonique ou pas ? Siège auto ? Poussette supersonique ou classique ? "Dis-moi, chéri, je ne m'y connais pas du tout dans tous ces trucs techniques, tu n'aurais pas une idée stp ?"
Merci pour ce conseil. Effectivement, rester sur un plan concret est certainement plus entendable pour lui.
Le mois passé, il m'a dit qu'il souhaitait attendre la fin des vacances et qu'ensuite on devrait réfléchir au matériel, à la chambre etc. Donc j'aborderai tout ça avec lui à la rentrée.
Encore une fois... j'ai pas aimé m'en rendre compte mais le fait est là... c'est que j'ai une idée bien précise ce que je veux et ne veux pas pour l'éducation de notre enfant et je ne lui ai pas spécialement laissé de place là-dedans (ex : haptonomie : j'avais pris rdv car il m'avait dit ok sans vraiment le dire en fait... parce que je le voulais pour moi sans savoir si il en avait envie pour lui... / couches lavables : c'est comme ça / dodo de bébé dans la chambre des parents au début : je ne lui ai même pas demandé ce qu'il en pensait alors que je sais que pour lui, bébé dormait par principe dans sa chambre / on ne laisse pas bébé pleurer et on l'écoute : je sais qu'il n'est pas d'accord mais finalement je ne sais même pas ce qu'il en pense réellement parce que je me braque dès que j'entends de qui que ce soit que le bébé les manipule pour obtenir ce qu'il veut / un bébé ne fait pas de caprices etc..... pour ces sujets, ma position est assez ferme et par peur qu'il ne soit pas d'accord ou qu'il ne mette pas ça en pratique avec bébé, je suis assez catégorique et ne prends pas le temps de l'écouter... je reste persuadée de ce que j'avance, toutefois je devrai aussi être à l'écoute de ses peurs à lui car je les avais moi-même il y a encore quelques temps et j'ai pris le temps de revoir mes positions.)
D'où la prise de recul qui est bénéfique pour lui mais aussi nécessaire pour moi pour prendre conscience de tout ça. Et le fait d'écrire est assez thérapeutique puisque je me rends compte également à quel point finalement je lui demande un dialogue pour en fait l'obliger à penser comme moi sur certains points... Ouch ! Je comprends bien qu'il ait besoin de recul mon chéri tiens ! Je ne suis pas parfaite et je prends un coup à mon égo là :p M'enfin l'essentiel est que je le réalise et que je mette les choses en place pour être vigilente à tout ça ! Car si je mets tout ça en place, c'est pour garder un certain contrôle qui est ma manière à moi de ne pas perdre pied et de me sentir en sécurité. Mais je ne suis pas seule.
truffe2miel a écrit:
Bien sûr !! Essentiel !!!!!!
![]()
A quel stade en es-tu précisément ?
J'en suis à 4 mois et demi de grossese.
truffe2miel a écrit:
Ta grossesse ne sera pas simple, c'est évident, parce que tu as un travail sur toi-même à faire pour digérer ton passé avant de pouvoir envisager l'avenir (sereinement). Et ton homme aussi...
Oui, c'est là où je suis contente d'avoir un vécu en thérapie et des bases grace à ma formation, sinon je crois que ça aurait pu aller loin... Heureusement que la remise en question existe...
Et finalement, je me rends compte que par rapport à son caractère, il est quand même ouvert à ce que je lui propose (écharpe, a essayé l'hapto même si pas réceptif, couches lavables, a apprécié la conférence d'I. Filliozat, etc.) et il me semble juste d'arrêter de vouloir en faire le papa parfait (à mes yeux...) et je sais ô combien la perfection n'existe pas et en plus n'est certainement pas nécessaire !
Eh bien, truffe2miel, voilà un échange qui me fait bien avancer ! Je t'en remercie, tes retours sont riches pour moi.
Dernière modification par Dodie (30-07-2010 08:38:57)
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Dodie a écrit:
C'est effectivement quelqu'un qui ne parle pas émotions. Et si au début de notre relation il ne disait rien à ce sujet, aujourd'hui, il explique qu'il n'a jamais été dans l'affectif avec ses parents et que les émotions, en gros, c'est pas son truc.
C'est très bien qu'il le dise !
Ce qui prouve qu'il a suffisamment évolué à ton contact pour être capable de reconnaître ce point ET de l'exprimer. J'ai ressenti cette phrase comme une petite victoire de couple quand mon mari m'a dit la même chose...
Par contre, cette allusion à sa relation très peu affective avec ses parents peut te donner une piste sur sa vision de la parentalité. Allié à ce que tu disais plus bas sur le fait de laisser Bébé pleurer, pas trop de maternage etc, ça permet de mieux comprendre sa position : il n'a jamais connu autre chose et ne s'imagine pas très bien comment faire autrement. Il serait probablement utile d'en parler sur le plan strictement technique à l'occasion, lui montrer qu'il existe aussi une autre façon de faire grandir un enfant. A lui ensuite de choisir la voie dans laquelle il se sentira le plus à l'aise.
Dodie a écrit:
Nous sommes allés il y a quelques mois à une conférence d'I. Filliozat. J'ai trouvé ça attendrissant de voir comment il baissait la tête et se coupait lorsqu'elle parlait émotion et était à l'écoute lorsqu'elle donnait des exemples et théories concrets.
Je ne connais pas IF, mais je trouve très bien qu'il soit allé à une conférence (tout court) avec toi ! Voila qui prouve qu'il est tout à fait capable de concessions
Dodie a écrit:
Oui, c'est un peu ça... il a dit oui une fois, c'était un oui tout court. J'ai essayé d'en discuter avec lui mais il est souvent muet lorsque je rentre dans des questions existentielles.
Classique, mais un peu risqué pour vous deux. Mon mari m'a fait le coup pour le mariage et la maison. J'ai attendu quelques années chaque fois que son "oui" tout simple se transforme en "alors au fait, cette histoire de maison, c'est pour quand ?" ou un truc dans le genre. Et là, on s'est lancés. Le mariage : 2 ans d'attente, la maison : 5 ans. Et finalement, c'est lui qui a abordé le sujet du bébé en premier... et qui le voulait vraiment - et moi qui avais peur
Parfois, la patience paye, tu vois
Dodie a écrit:
je me rends compte que peut être j'oriente la discussion sur un aspect affectif et il a du mal avec ça. Du coup il se braque lui aussi. Je pourrai essayer d'être dans le concret plus que dans l'émotionnel quand je lui parle.
Excellente piste de travail ! Difficile, surtout si tu fonctionnes beaucoup à l'émotion (comme moi
), mais certainement efficace si tu y arrives !
Ne perds pas de vue non plus que deux personnalités aussi opposées dans la gestion des émotions sont aussi complémentaires : tu lui apportes un peu de la sentimentalité qu'il ne sait pas tellement exprimer, et lui t'apporte le concret et terre à terre dont tu as aussi besoin pour gérer le quotidien. C'est en tout cas comme ça que je ressens mon propre couple - on est très similaires. Donc n'essaie pas non plus de trop changer : il est tombé amoureux d'une femme précise, ne la change pas trop. Reste toi-même tout en essayant de tempérer ces sautes émotionnelles et de ne pas axer ton discours uniquement sur l'émotion. Mais la bannir complètement de ton discours serait aussi peu naturel que de voir ton mari subitement ultra-romantique à te pousser la chansonnette
Dodie a écrit:
J'ai suivi une thérapie pendant environ 3 ans à raison d'une fois par semaine (avec un arrêt de quelques mois). Avant j'en ai eu une autre, certainement moins compétente car elle m'embarquait dans ses trucs à elle. Et en parallèle je suis une formation en analyse transactionnelle depuis presque 3 ans.
Très bien ça ! Au moins, tu as une base relativement solide pour pouvoir construire dessus
Dodie a écrit:
j'avoue avoir un peu peur de replonger dans des trucs douloureux et pour le moment je ne me sens pas prête.
Le psychologue de maternité n'a pas du tout vocation à entamer une thérapie en profondeur ou de longue durée : il est seulement là pour t'aider à gérer ponctuellement des émotions ou un état de stress momentané lié à la grossesse et l'arrivée de Bébé. Il est une sorte de filet de secours, pas un bateau de sauvetage - tu vois la nuance ? Tu peux aller le voir pour lui parler quand tu en ressens le besoin, mais il ne te fera pas de vraie thérapie. Rien de particulièrement douloureux ne remontera à la surface "à cause" de lui : par contre, il peut t'aider à digérer au moins partiellement ce qui remonterait à la surface en raison de la grossesse.
Dodie a écrit:
Heureusement que j'ai déjà remis tout ça en question avant, ça m'a certainement aidé à pas plonger davantage dans l'existentiel !
Oui, c'est clair !
Dodie a écrit:
J'aimerai essayer d'en parler avec lui. J'y ai pensé hier soir. Mais je crois que je vais attendre un peu, déjà de réfléchir à comment je peux aborder le sujet car j'aurai naturellement tendance à l'emmener sur un terrain (émotionnel, même en parlant de moi, mais je me soigne lol) qui pourrait le freiner à toute discussion.
Tu peux aussi dire les choses de façon très simple, exactement comme tu les ressens, sans rien impliquer d'autre ni sous-entendre de reproches cachés. Un truc du genre "tu sais, en ce moment j'angoisse pas mal à l'idée d'être maman. Je ne sais pas trop comment faire, comment être une bonne mère" (il y a des chances pour que cette angoisse-là trouve un certain écho chez lui aussi !) ou encore "avec le modèle que j'ai eu, je ne sais pas du tout comment devrait être une vraie famille... J'ai bien des rêves, mais pas vraiment de base concrète. ça m'inquiète un peu. Et toi, est-ce que tu arrives à nous imaginer maman et papa ?". Attention aux questions du genre "qu'est-ce que tu en penses" => haussement d'épaules et basta. Poses-lui une question claire et précise à laquelle il pourra répondre par oui ou par non. Pas de grands débats philosophiques dans un premier temps. S'il souhaite ensuite élaborer son oui ou son non, il pourra toujours le faire. Mais s'il n'en a pas envie, il pourra s'arrêter à cette réponse et ne pas avoir l'impression d'avoir démérité à tes yeux.
Dodie a écrit:
(Oui, j'ai aussi cette croyance qu'on ne m'écoute pas et j'ai déjà pu constater combien parfois je mettais les choses en place pour qu'effectivement je me retrouve seule avec ma conversation ! Donc je vais être vigilente à ne pas reproduire ça cette fois-ci).
Excellent : isolation du problème => recherche de solution. ![]()
Dodie a écrit:
Vi, c'est un peu moi ça. Enfin ça l'a été, je réadapte quand j'en prend conscience.
J'étais beaucoup comme ça aussi... Je me demande à quel point les contes de fées dont on nous gavait étant enfants jouent dans cette façon d'idéaliser le couple, la famille, l'homme etc. En tout cas, revenir à la "vraie vie" n'est pas facile - mais nécessaire.
Dodie a écrit:
Justement, maintenant que tu le dis, il m'a renvoyé il y a quelques semaines que j'attendais peut-être de lui trop de choses (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus trop... hmm hmm). Toujours est-il que ça rejoignait ce dont on parle.
Ah ! C'est le genre de message super important à entendre. S'il l'a dit, c'est qu'il devait le penser sacrément fort...
Dodie a écrit:
Le mois passé, il m'a dit qu'il souhaitait attendre la fin des vacances et qu'ensuite on devrait réfléchir au matériel, à la chambre etc. Donc j'aborderai tout ça avec lui à la rentrée.
Mais c'est génial !! Et il t'a dit ça de lui-même sans que tu le sollicite, en plus ? Parce que si oui, c'est formidable
Dans tous les cas, ça veut dire que 1/ il est plutôt content de devenir papa, tout compte fait, puisqu'il a envie de s'impliquer, 2/ il pense à l'arrivée concrète de Bébé et se projette donc dans l'avenir réel. Le fait qu'il veuille laisser les vacances passer est sûrement un signe qu'il a encore besoin d'un peu de temps, mais que le déclic est vraiment imminent. Laisse-lui cette bulle d'air puisqu'il la demande. Tu n'es pas à 1 ou 2 mois prêts si c'est pour le bien de ton couple et le bien-être de ton homme
Dodie a écrit:
c'est que j'ai une idée bien précise ce que je veux et ne veux pas pour l'éducation de notre enfant et je ne lui ai pas spécialement laissé de place là-dedans [...] pour ces sujets, ma position est assez ferme et par peur qu'il ne soit pas d'accord ou qu'il ne mette pas ça en pratique avec bébé, je suis assez catégorique et ne prends pas le temps de l'écouter...
C'est tout à fait compréhensible, mais c'est une façon de faire très risquée... Mieux vaut exprimer un désaccord et travailler dessus avant la naissance qu'une fois que bébé sera là. Quitte à s'engueuler une bonne fois, si vraiment c'est nécessaire. Mais un bébé est une petite éponge à émotions, et si ses parents ne sont pas d'accord entre eux sur l'éducation à donner, il y aura nécessairement des tensions dans l'air (plus ou moins fortes selon que celui qui a le dessous pique une crise ou non). Et c'est très mauvais : aussi bien pour Bébé qui a besoin de calme et de stabilité que pour le couple qui a besoin d'égalité et de confiance. Un rapport de force entre les deux parents est toujours très nuisible.
Donc à ta place, j'essaierais d'accepter que mon homme puisse penser différemment et d'essayer sincèrement de comprendre son point de vue. Peut-être après tout a-t-il des arguments parfaitement valables ? Et rien ne t'empêche, si tu n'es toujours pas d'accord ensuite, d'en discuter avec lui pour trouver un compromis valable pour tous les deux.
Dodie a écrit:
je reste persuadée de ce que j'avance, toutefois je devrai aussi être à l'écoute de ses peurs à lui car je les avais moi-même il y a encore quelques temps et j'ai pris le temps de revoir mes positions.)
Moi aussi, je suis généralement persuadée de ce que j'avance (sinon, je ne l'avance pas
) mais ça ne m'empêche pas de me trouver parfois clouée sur place par la justesse des arguments contraires de mon mari. Parfois, je ne suis pas sûre de moi et le fait d'en parler avec lui me conforte dans mon opinion première. Quoi qu'il en soit, échanger nos points de vue sur des sujets fondamentaux pour le couple me paraît essentiel : sinon, on finit par ne plus se comprendre, donc ne plus se supporter, donc se séparer.
Dodie a écrit:
l'essentiel est que je le réalise et que je mette les choses en place pour être vigilente à tout ça !
Tout à fait
Dodie a écrit:
Car si je mets tout ça en place, c'est pour garder un certain contrôle qui est ma manière à moi de ne pas perdre pied et de me sentir en sécurité.
Je vois très très bien ce que tu veux dire. Mais je suppose que si tu as choisi de passer le reste de ta vie avec un homme, c'est que cet homme a des qualités qui te mettent en confiance ? Je ne pense pas qu'il te ferait souffrir volontairement ou qu'il te laisserait souffrir seule dans ton coin ? Si tu peux répondre "non" à ces deux questions : lâche prise et laisse-toi aller. ça fera du bien à tout le monde - toi la première !
Dodie a écrit:
J'en suis à 4 mois et demi de grossese.
Donc tu es entrée dans la phase agréable de la grossesse
Tu sens déjà ton bouchon bouger ? Quand tu pourras le sentir depuis l'extérieur, ton homme appréciera sûrement d'être impliqué aussi (main sur le ventre, petits jeux à travers le ventre etc) et ressentira la présence de son enfant de façon plus concrète. Quand notre 1ère bougeait trop, mon mari lui chantait une petite berceuse à travers mon ventre, toujours la même : au bout de quelques semaines, elle se calmait instantanément en l'entendant ! Et c'est toujours cette même berceuse qui la calme aujourd'hui (elle a 14 mois). Notre deuxième, lui, se calme quand il pose sa main sur mon ventre - du coup, je l'appelle au secours quand il gigote trop après manger, par exemple. Il adore ça parce qu'il se sent utile, en plus de sentir son bébé ![]()
Dodie a écrit:
Et finalement, je me rends compte que par rapport à son caractère, il est quand même ouvert à ce que je lui propose (écharpe, a essayé l'hapto même si pas réceptif, couches lavables, a apprécié la conférence d'I. Filliozat, etc.)
Surtout, n'hésite pas à le lui dire ! S'il fait des efforts qui vont à l'encontre de son penchant naturel, c'est pour toi, pour l'amour de toi. Le reconnaître lui fera sûrement du bien : il verra que ses efforts ne sont pas pris pour normaux et que tu apprécies ces petits et grands gestes à ton égard.
Dodie a écrit:
et il me semble juste d'arrêter de vouloir en faire le papa parfait (à mes yeux...)
Le Papa Parfait, c'est avant tout celui qui aimera son bébé. Qu'il montre cet amour d'une façon différente de la tienne est parfaitement (
) normal ! Pour moi, en tout cas, le papa parfait peut très bien mettre la couche complètement de travers et oblige à changer tout le pyjama + draps de lit, mais faire de gros câlins à son bébé et lui donner le bain, par exemple. Ou alors ne pas faire de câlins, mais jouer beaucoup avec son bébé. Chacun sa façon de faire ! Bébé sentira qu'il est aimé, peu importe que le papa le lui dise ou la façon dont il le montre : l'amour, ça ne se cache pas, ça se vit, ça se sent.
Dodie a écrit:
Eh bien, truffe2miel, voilà un échange qui me fait bien avancer ! Je t'en remercie, tes retours sont riches pour moi.
Ben... je t'en prie ![]()
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en toute franchise je n'ai pas lu toutes les réponses (désolé), mais il me semble que ton homme se sente moins libre de lui même. A lui d'intégrer que certes il y aura des grands changements, une période d'adaptation, mais il y aura aussi des grandes joies !!!!
A titre personnel, cela m'a aussi fait tout drole de savoir que je vais être papa, j'en reviens toujours pas, cela me semble encore abstrait. Ma femme m'intègre au mieux dans la grossesse, je l'accompagne aux échos, aux visites gynéco, sage femme... et j'apprécie, car ça me permet de me mettre progressivement en mode papa.
De plus dans ma boite, beaucoup de collègues ont eu il y a peu ou vont avoir des enfants, donc c'est aussi un sujet qui vient facilement dans la conversation, la encore, c'est hyper enrichissant et rassurant...
Il va peut être voir qu'il y a plein de bons côtés : voir bébé grandir, se développer, balbutier, parler, marcher, courrir !!!!
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