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Bonjour,
alors voilà, entrons dans le vif du sujet. Je me promenais sur internet quand soudainement je suis tombée sur ce site, que j'ai trouvé tout craquant au premier abord et puis franchement flippant parce que ça parle beaucoup bébé et popotte (forcément, me direz-vous). Et puis en fin de compte, je me suis dis que des conseils d'hommes, aller peut-être me faire du bien, un grand bien.
Je suis depuis deux ans avec mon conjoint. Une relation assez chaotique puisque nous sommes même passés par l'extrémité "monsieur a un soucis d'alcool, monsieur frappe sur mademoiselle". Des petites réjouissances dans le genre. Et puis, un jour, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai rassemblé au passage mes économies et je suis partie du jour au lendemain, sans trop savoir où, je suis montée dans un avion et je me suis "promenée" pendant trois mois. Autant vous dire que cela a eu l'effet d'un électrochoc pour lui. Quand à moi, ce fut une expérience parfois difficile mais un regain d'énergie total; je me disais que j'avais trouvée LA force de mettre un terme à tout ça. Mais vous connaissez les femmes et l'espoir...
Il avait changé, forcément, un coup pareil il ne s'y attendait pas et par conséquent, il s'est remit en question, a rebouché la bouteille et a reprit sa vie en main. Et moi je suis rentrée au bercail, méfiante...Et je suis retournée vers cet homme que j'aimais tant. "On ne change pas la nature des gens" me disaient mes proches. Eh bien SI, il avait changé : il ne me levait plus la main dessus, ne buvait pas en semaine et pas plus de deux en week end, il ne m'insultait plus, ne m'enfermait plus dans la maison. Un prince charmant à côté de ce qu'il était avant. Mais il m'en voulait d'être partie, et les reproches fusaient, au moment où je m'y attendais le moins. Avec une situation familiale catastrophique et beaucoup d'autres choses pas terribles-terribles, ça faisait beaucoup. Je m'affaiblissais, je perdais du poids, je retombais dans la sphère infernale des anti dépresseurs, mais je faisais tout, tout, pour que mon homme n'en pâtisse pas. J'ai perdu 10 kilos à cause des médocs et lui ne m'a pas des masses soutenue (pas de mauvais jeu de mots là dedans !) Arrive le jour de la tentative de suicide. A l'hôpital, il ne dit rien. Ne parle pas pendant deux jours. Et puis, fini par me dire "je suis là". Tout simplement.
Sauf que un mois plus tard il m'annonce : "je pars, dans deux semaines, définitivement". Je venais de remonter la pente. Le plus dur dans tout ça : je venais d'apprendre que j'étais enceinte. Je lui ai dis, naturellement, en pleurant désespérée : trop jeune, trop dans les études, trop abandonnée par son homme; aucune possibilité de le garder, aucune envie. Il m'a promit d'être là, de me soutenir pour l'IVG (j'en pleurai de honte et de culpabilité toute la journée), de m'accompagner chez le médecin...Vous savez ce qu'il a fait ? Il m'a fait patienter tout ce temps et il est partit. Puis, une fois arrivé à destination, il m'a dit que ça lui ferait plaisir d'avoir un enfant, etc, etc (il faut dire qu'il a dix ans de plus que moi...physiquement seulement cela dit). Mais, cerise sur le gâteau, j'en ai eu marre de tout ça, de lui, de la façon dont il me prenait pour une girouette, et je l'ai quitté. Je venais de faire mes calculs et je n'avais plus beaucoup de temps pour avorter, la grossesse ayant été découverte très tardivement. Il m'a alors dit : "j'assumerai, je te l'ai promis. Mais je t'enverrai de l'argent, je ne vois pas pourquoi je rentrerai si tu m'a quitté"...
Dans les grosses lignes, voilà l'histoire. J'ai crisé, j'ai pleuré, je me voyais déjà seule, dans mes études, à tenter de dissimuler une grossesse imposée, toute seule, sans même de la famille pour m'aider. La dernière nouvelle c'est que monsieur a apprit que le délai était dépassé et il a prit son billet de retour...en gros, il ne voulait pas rentrer si j'avortais. "Bonjour utérus sur pattes, me revoilà !" Bref. Je le ressens comme ça pour ma part. La dernière nouvelle du siècle (le hourra de la journée) c'est que j'ai toujours été nulle en mathématiques, il me reste trois semaines pour avorter...Il rentre la semaine prochaine, il a reprit un appart pour nous deux, il revient. Je ne sais pas quoi faire, je ne vois SURTOUT PAS cet enfant comme un moyen de le garder, non, pas du tout. Mais la culpabilité de l'IVG ajoutée à celle de le faire dans son dos...
Enfin. Bien qu'il soit lâche, qu'il ait agit comme un goujat, ce n'est pas un monstre. Mais j'avouerai que je ne comprends toujours pas pourquoi il a et continu d'agir comme ça. Et j'en appelle à vos conseils...Merci à tout ceux qui auront le courage de lire ce roman assaisonné à la sauce "les feux de l'amour" ! ![]()
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Ben dis donc compliquée ton affaire... A vrai dire je n'ai pas franchement de conseils, je suis juste dubitatif sur les motivations de ton cher et tendre. Assumer son role de papa, d'ou son retour ? Avoir une place "assurée" auprès de toi ? A toi d'éclaircir cela éventuellement avec lui pour avoir un avis tranché.
Après un très bon point pour toi : Ton homme sait que tu as les ressources pour te débrouiller malgré les difficultés...
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Oulah...
Ton message m'a franchement ébranlée. Et il y a deux choses que je pense tu devrais mettre au clair :
- sur ton couple : cet homme tu l'aimes, mais il semblerait qu'il soit à la fois instable et violent (symboliquement et physiquement). Je ne veux surtout pas juger ton amour pour lui et je trouve au contraire qu'il faut beaucoup de courage pour parler ouvertement de ce que tu vis avec lui. Mais si je pense à toi comme femme et que je pense à ce qui est le mieux pour chacun, selon moi, alors je dois dire que je trouve son comportement envers toi inadmissible. La violence est inadmissible. Je sais que c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, mais je ne peux pas m'empêcher de le dire quand même : n'importe quel individu sur cette terre mérite mieux que ce que cet homme peut t'apporter et tu devrais selon moi t'en éloigner rapidement et définitivement. Tu ne devrais jamais culpabiliser de te dire que tu ne veux plus de cette vie ni de cet homme. Après je sais, il y a l'amour, et on n'agit jamais rationnellement dans ces cas là. Mais quand même, là je trouve grave et je pense que tu mets en danger ton intégrité physique et psychologique en restant à ses côtés. Et je dirais même plus, à part si cet homme décide de véritablement réfléchir sur lui-même et les causes de son comportement (psychothérapie, etc.), il y a d'énormes probabilités pour qu'il ne change pas et continue à agir comme il le fait maintenant (sur ce point, les statistiques sont assez claires malheureusement).
- sur ta grossesse : il faut surtout que tu te poses la question de savoir si l'enfant va pouvoir être éduqué dans de bonnes conditions. Ce petit être à venir n'a rien demandé à personne et c'est le devoir des parents de lui offrir un univers où il pourra s'épanouir. Est-ce que dans le contexte actuel, tu pourras offrir ça à ton bébé ? As-tu des garanties qu'autant financièrement qu'affectivement il aura une stabilité et une sécurité ? Est-ce que toi tu es prête à vivre la grossesse au mieux seule, au pire accompagnée d'un homme immature et potentiellement destructeur ? Est-ce que au fond de toi, tu as vraiment envie de garder cet enfant ? Est-ce que le fait que ton compagnon soit son père est une chose que tu penses pouvoir gérer à court, moyen et long terme ?
Truffe sera sûrement plus douée que moi pour poser calmement toutes les implications et solutions possibles de ce que tu vis actuellement. Moi je suis trop émotive je crois ![]()
Etre en couple et avoir un bébé devrait être une chose merveilleuse, et j'espère sincèrement que tu arriveras à trouver la bonne solution pour toi.
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Hello !
Alors contrairement à mon habitude, je vais être très catégorique et très "cruelle", sur ce coup-là : quitte-le, définitivement. C'est en tout cas ce que je ferais à ta place.
Pourquoi ?
- il a un fond violent qui peut remonter à la surface à tout instant, même s'il arrive à se contrôler un certain temps,
- il a eu (et a peut-être encore, sans que tu le saches) un problème d'alcool. Par expérience, ce n'est pas le genre de problème simple à résoudre, et une grossesse est à peu près le pire moment pour le faire,
- il n'a pas compris le sens de ton départ la première fois - puisqu'il t'a ensuite agonie de reproches. Il a changé, certes : il ne te frappait plus. Mais qu'en est-il de la violence morale ?
- Il n'est pas fiable, tu ne peux pas te reposer sur lui en temps de galère. Ta TS te l'a définitivement prouvé, non ?
- Il ne veut pas, il veut, il ne veut pas, il veut de ce bébé. Pourquoi oui, pourquoi non ? En dehors de son rôle de père - qui est indépendant de ta volonté - ces atermoiements ont de fortes chances de polluer gravement votre vie de couple, sans parler de ton bien-être personnel.
En bref, je me poserais la question : serai-je heureuse avec lui, en couple, ou non ? Rester avec lui par culpabilité n'arrangera rien, bien au contraire - et je n'ai pas vraiment l'impression que ce soit l'amour seul qui dicte tes actes pour le moment. Enfin : l'amour est-il un moteur suffisant pour risquer le bien-être et l'intégrité morale de votre enfant, en lui imposant de vivre au sein d'une famille désunie ? Ne vaut-il pas mieux pour lui avoir deux parents séparés, mais émotionnellement stable, plutôt que vivre au milieu de reproches et disputes permanents dans une atmosphère de culpabilité et de crainte ?
En ce qui concerne votre enfant à naître, maintenant :
- la grossesse et les quelques semaines/mois qui suivent est une période émotionnellement très dure à gérer pour une maman. Dans ta situation, tu vas avoir besoin de beaucoup de soutien ! Puisque tu ne peux pas compter sur ta famille, essaie de t'entourer d'amis sincères, désintéressés et prêts à mettre un peu la main à la pâte quand tu seras débordée/fatiguée. N'hésite pas à parler au psychologue de ta maternité.
- tu ne peux pas retirer au père le droit de voir et d'aimer son enfant. Mais tu n'es pas obligée de vivre avec lui pour ça ! Une vie de couple catastrophique ne veut pas dire qu'il sera un mauvais père - mais le fait qu'il soit peut-être un bon père ne veut pas dire qu'il fera aussi un bon mari. Attention à ne pas tout mélanger, donc.
En bref : décider de ta vie de couple n'a rien à voir avec votre enfant. Ce sont, comme le dit très bien Tihya, deux sujets très différents. Ne fais pas d'amalgame !
Pour conclure, je te conseille de penser en fonction de toi-même et non pas uniquement par rapport à lui. Qu'est-ce qui te rendrait heureuse, toi ? De quoi as-tu besoin pour t'épanouir en couple, dans la vie, dans ta maternité ? Cet homme-là peut-il te le donner ? Si oui, ça vaut la peine de te battre. Si non, laisse tomber.
Et n'espère pas le changer, tes proches ont raison sur ce point : on ne change pas un être humain en profondeur. On peut changer des petites habitudes (comme laisser traîner ses chaussettes ou laisser le tube de mascara ouvert sur l'évier), mais pas la personnalité elle-même. Sa personnalité à lui n'a-t-elle pas un petit fond d'égocentrisme ? Voire de sadisme ?
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Bonjour,
tout d'abord merci pour vos réponses. Je partages vos avis, bien qu'il est toujours plus facile - du moins pour les femmes je pense - de voir d'autres l'écrire ou le dire, pour se l'avouer.
@Tihya : en réalité, non, je ne pense pas pouvoir apporter bonheur, joie ou même, de manière plus réaliste, une réelle éducation à cet enfant, ni même une structure stable. J'ai mis énormément de temps à retrouver mes bases dans ma propre vie - et encore, parfois il y a quelques "dérapages" - et, jetée à moi même à 17 ans, j'ai dû apprendre à m'assumer très tôt...Je pensais avoir à peine trouvé cet équilibre et voilà que j'apprends ma grossesse. J'ai eu une structure familiale assez "ordinaire" malheureusement - de nos temps ça devient courant - : parents séparés, mère sans le sous, pas de père présent. Et surtout, j'ai vu l'impact que ça a pu avoir sur moi, et depuis je cultive le sentiment que faire un enfant pour faire un enfant est un acte stupide et que beaucoup de parents devraient réfléchir à deux fois avant...Je suis dure mais je crois que cette enfance m'a réellement vaccinée de transposer ça sur quelqu'un d'autre qui n'aura rien demandé. En l'occurrence, lui, qui part déjà avec deux mauvaises bases : mère célibataire ET trop jeune. Je n'ai ni les moyens financiers, ni les moyens psychologiques, et encore moins la maturité pour lui offrir une vie digne de ce nom, je ne me leurre pas la dessus. D'ou ma peur lorsque j'ai appris que j'étais enceinte.
@Truffe2miel : je ne pense pas par rapport à lui, même si c'est vrai que j'en donne l'impression, je l'avoue. En réalité, je pense surtout par rapport à l'enfant, par rapport à moi. Cet homme ne me comblera pas, je le sais. Et, pourtant, je ne suis pas du genre à demander à qui que ce soit de me décrocher la lune...lui l'a fait, pour mieux me la balancer en pleine tronche. D'ailleurs, son "retour" n'a été prévu qu'à partir du moment où il pensait / espérait que l'enfant serait gardé. J'aurai avorté plus tôt, il ne serait jamais rentré.
J'ai apprit aujourd'hui que l'analyse de sang n'était pas toujours fiable, voire même très approximative : trois semaines de "marge", le délai est dépassé. Je suis responsable, je n'aurai pas dû attendre avant de me rendre compte que quelque chose n'allait pas, la grossesse découverte plus tôt aurait tout changé...Enfin bref.
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Donc si je comprends bien, tu ne te sens pas du tout prête à être mère mais tu n'as plus le choix parce que tu as dépassé le délai légal, c'est ça ?
Si oui, vas très vite dans un planning familial pour pouvoir bénéficier d'un suivi mère-enfant spécifique à ta situation - tu es malheureusement loin d'être la seule dans ce cas. Malheureusement, certes, mais en même temps peut-être heureusement, puisque du coup des dispositifs d'aide ont été mis en place.
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Bonsoir,
pour faire simple, ton histoire me rappelle dans certains aspects celle de quelqu'un de proche, qui a vécu une situation merdique pendant une douzaine d'années avant de quitter l'homme en question, qui avait (et a toujours) de gros soucis dans sa tête en 2003. ELLE VIENT JUSTE DE REPRENDRE PIED après 7 ans de travail sur elle-même. Soit (même sans calculatrice !) pas loin de 20 ans de merde, précisément parce qu'elle n'avait pas osé se barrer plus tôt...
J'espère que cet exemple t'aidera dans ta réflexion et donne nous des nouvelles... Pour le bébé, je sais que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, mais je sais, d'expérience, qu'il vaut mieux ne pas avoir de géniteur à la maison qu'en avoir un qui pose plus de problème qu'autre chose !
Bon courage dans tous les cas.
Dernière modification par Achille (25-08-2010 23:58:40)
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Ma question peut sembler indiscrete, mais as tu quelqu'un dans ton entourage pour t'écouter, te conseiller, et te soutenir ??? Voire éventuellement te "donner la main" si tu choisi de garder le bébé ???
Quoi qu'il en soit, donne nous des nouvelles
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Le cas typique de l'homme qui aime avoir une grosse emprise sur sa femme:
Tu as accepté qu'il te frappe, mais tu t'es rebiffée en partant.
Maintenant que tu es enceinte, il t'insulte, (l'escalade de la violence, c'est un peu l'inverse) mais tôt ou tard, il te refrappera, le jour ou tu te rebifferas lors d'une de ses insultes.
Si tu aimes ça, alors reste, sinon, et si tu ne te refermes pas sur ton enfant et toi, tu finiras par trouver quelqu'un d'aimant et doux.
Donne des nouvelles.
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