Vous n'êtes pas connecté.
Bonjour à tous,
Avec ma moitié nous sommes en couple et vivons ensemble depuis 1 an, nous travaillons tous les deux dans l'ingénierie, et nous avons appri hier qu'un petit bout de choux poussait en elle.
Nous avons tous les deux 25 ans et cette grossesse n'était pas souhaitée aussi tôt (s'il vous plait, ne vous attardez pas sur le passé et les erreurs commises). Ma partenaire est opposée à l'avortement et je ne voudrais la contredire, je considère que c'est son choix.
Cependant je ne me sens pas encore prêt pour être Papa, je sens que notre relation non plus n'est pas prête à accueillir un bébé.
Je suis sur d'aimer et de prendre soin de ce bébé, même si un peu en avance, mais j'ai l'impression de ne plus avoir le controle de ma vie.
Parmis vous qui avez eu des enfants "surprises" (je ne veux pas dire non désiré, car il est juste en avance), avez-vous déjà regretté de l'avoir gardé, ou de ne pas l'avoir gardé?
D'avance merci.
Hors ligne
Hello Pfiou !
Eh bien, quel chambardement ! As-tu exprimé ces craintes et réticences avec ta copine ? Qu'elle ait une opinion sur l'avortement peut tout à fait se comprendre, et le fait que tu le respectes autant est tout à ton honneur, mais tes angoisses sont parfaitement légitimes aussi ! Peut-être qu'en parler ensemble pourrait vous permettre de mieux vous préparer et structurer votre couple en prévision de ce chamboulement ?
Sinon, pour répondre à ta question, nous avons aussi eu un bébé surprise, mais en numéro 2 - donc la donne est différente dans la mesure où nous sommes déjà un couple parental établi. Je ne sais pas comment nous aurions géré une naissance surprise au bout de seulement 1 an de relation (déjà au bout de presque 6 ans, j'étais plutôt inquiète pour notre première !
) mais je suppose que j'aurais demandé à mon compagnon s'il accepterait de suivre avec moi une "thérapie de couple" pour nous préparer ensemble à ce changement radical.
En ligne
salut ! mon (futur - naissance en novembre 2010) fils est arrivé plus tôt car nous pensions avoir quelque. s difficultés por constituer une famille.
Petit à petit je me sens papa, au début tout me semblait extrèmement abstrait, aussi ne t'inquiéte pas, je crois que je serais vraiment papa lorsque j'aurais titi dans les bras !
Et félicitations pour ce futur petit bout !
Hors ligne
Merci de vos réponses, elles m'ont aidé à me calmer un peu.
J'ai parlé avec ma copine et elle a convenu également qu'il était trop tot pour avoir un bébé. Elle a donc décidé d'avorter, j'espere qu'elle ne le regrettera pas. Comment puis-je l'aider?
Codialement
Hors ligne
Vlan.
...
Euuh
...
Pfiou, bonne chance.
Hors ligne
Pas évident du tout !
Tu ne peux pas faire grand chose, à part être présent. Propose-lui éventuellement une aide psychologique chez un thérapeute.
Et discutez-en bien avant, pour être sûrs que 1/ elle est vraiment certaine de son choix, 2/ elle ne le prend pas sous la "pression" et ne t'en rendras pas responsable plus tard et 3/ tu ne risques pas toi aussi de le regretter.
En ligne
En ligne
Bonsoir,
alors, pour essayer de faire simple... En lisant tes deux messages, postés à trois jours d'intervalle, je note qu'ils sont un tout petit peu radicalement opposés !
Entendons-nous bien, je ne porte pas de jugement, je constate juste.
Je connais un couple qui a choisi l'avortement en 1976, se trouvant trop jeune (23 ans tous les deux). Ils ont eu ensuite deux enfants, en 1982 et 1984. Je ne crois pas qu'ils (elle surtout, mais pas seulement) soient guéris après bientôt 35 ans.
Dans votre cas, vous bossez tous les deux et l'aspect matériel ne semble pas un obstacle ; en outre, tu précises dans le premier message qu'"elle est opposée à l'avortement". Qu'en est-il de TA position sur ce thème ? Et qu'en est-il vraiment de la sienne ?
Si elle était une farouche militante de la cause PRO avortement, je comprendrais facilement. Si elle est "contre", la cicatrice psychologique risque d'être aggravée par le renoncement à ses convictions.
Quant à "être prêt" à accueillir un bébé, il n'y a bien sûr pas de règle qui soit universellement valable. Toutefois, 25 ans, c'était il n'y a pas si longtemps l'âge moyen des parents au premier enfant (et encore, 26, si l'on prend en compte les 9 mois !). La tendance est un peu plus élevée aujourd'hui, mais ce n'est pas comme si vous aviez 18 ans quand même...
Enfin, pour conclure, je dirai qu'il faut, selon moi, considérer un bébé (donc une grossesse) comme un cadeau qu'on reçoit :
- des fois, on s'y attend et on en reçoit (comme on s'attend à recevoir un cadeau à Noël ou à son anniversaire),
- des fois on s'y attend mais il tarde ou ne vient pas,
- des fois on ne s'y attend pas et il arrive quand même (surprise ! coucou, je suis là !)
- des fois, on ne s'y attend pas et on ne reçoit rien (donc c'est plus simple, forcément !).
A plus !
Achille
En ligne
Hello,
Oui mes messages sont bien opposés, et là est le problème...
Son avi personnel sur l'avortement est difficile à trouver, sa mère a eu des complications pour avoir des enfants après un avortement, et elle influence beaucoup ma copine. Cependant elle pense que l'on est pas pret (en fait elle-meme se sent prete, mais pas nous, et surtout moi
)
Mon avi est que l'avortement est un choix difficile à prendre, mais qui peut éviter des malheurs (des bonheurs diront d'autres). Je pense qu'il est préférable de repousser l'arrivée d'un bébé.
Merci de vos conseils!
Hors ligne
MMHHH !
Avorter parce qu'"on est pas prêt" ... ça me semble un peu too much !
On est jamais prêt : il y a toujours une part de saut dans le vide, a ce titre l'explication sur les "cadeaux" d'Achille me semble très judicieuse.
Il ne faut pas minimiser les conséquences psychologiques d'un avortement.
Ma femme est membre d'une asso'c de soutien aux femmes qui ont avorté et ben c'est apparemment un gros tabou de la société mais il faut le savoir : on n'avorte pas comme on se fait retirer un dent de sagesse ou un mauvais kyste : on y repense et on le ressasse longtemps, surtout si la décision a été prise suite à une quelconque "pression" (même si au final on s'est laissé convaincre). L'histoire des mamans qui le regrettent plus de 30 ans après n'est apparemment pas isolée mais semble plutôt être la rêgle.
La société met une grosse pression : il y a la cause pro-avortement qui voit toute dissuasion comme un obstacle au "droit d'avorter", mais il y a aussi tous ceux (compagnons, famille, employeur etc ...) pour qui l'avoetement (sur quelqu'un d'autre) est la solution parfaite : "fais-toi avorter et on en parle plus". Mais la réalité pour celle qui le subi est apparemment tout autre : justement, le coté "et on en parle plus" est difficile à vivre.
En ligne
1337898369