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Bonjour à toutes et à tous.
Nous sommes un jeune couple (23 et 26 ans) se connaissant depuis plus de 2 ans dont un an de vie commune. Nous sommes arrivé récemment à la conclusion que Mademoiselle était enceinte (confirmé par un test).
La première réaction commune fut l'avortement : enfant non désiré, Mademoiselle doit finir ses études, maison trop petite (40m²), familles pas prêtes...
Cependant, depuis lundi, Mademoiselle à "un doute" et souhaite que Monsieur reconsidère avec elle la question. Il faut dire que Mademoiselle à déjà subi une IVG au tout début de la relation (décision prise seule, physiquement et psychologiquement éprouvante) et sens en elle la vie qui grandie.
Monsieur, évidemment, avec son esprit tout cartésien, trouvait la nouvelle idée de Mademoiselle "bonne" à 10% et "mauvaise" à 90%.
Après plusieurs heures de débats et des réflexions dignes des plus grand hémicycles (exemple1 : il est possible après démonstration et calculs que l'interruption des études ne représente qu'un retard d'un mois dans le cursus car bébé nait en juillet et possibilité de rassembler les vacances ou exemple2 : la maisons sera assez grande car il est possible d'en acheter une nouvelle sans se ruiner en profitant de la conjoncture et en s'exonérant d'impôt sur la plus-value immobilière), Monsieur est maintenant à 70% contre le garder et 30% pour; l'argument principal étant qu'il ne se sent pas prêt et que cette vie n'est pas encore pour lui quelque chose de concret (à la différence de Madame).
Pourriez vous nous apporter vos témoignages pour faire évoluer ces statistiques ?
Merci d'avance.
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Bonjour,
Pas de panique !
Votre histoire nous fait penser un peu à la nôtre : ma femme a été enceinte à 22 ans, en fin de CDD, nous habitions un 40M2 (Nous l'avons gardé ce bébé, et il fait chaque jour notre bonheur depuis 5 ans, on a même attendu le 2eme pour déménager, 4 ans plus tard !).
Je ne vois que du positif dans ton témoignage car vous avez l'air de beaucoup vous parler et que tu es apparemment très attentif à ce que ressent ta compagne, en plus votre couple est stable depuis 2 ans.
En début de grossesse il est normal d'avoir le cafard, c'est "mummy blues" qui a comme effet bien connu de "grossir" en apparence les problèmes ou les difficultés, et ça déteint sur toi inévitablement. Ceci dit, fais un tour sur ce site : http://www.ecouteivg.org, il a l'air pas mal : avec apparemment de nombreux témoignages, et même un N° d'appel anonyme et gratuit, ce qui peut vous aider à vous orienter par rapport à tout ça, étant donné la précédente expérience de ta compagne.
On pense bien à toi en tout cas : tiens-nous au courant !!
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Lamy,
c'est la madame la. ![]()
EDIT: c'est la première fois que j'entends parler du "mummy blues"
Dernière modification par SentMa (11-11-2010 14:39:06)
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Tiens, moi aussi connaissais pas le Mummy Blues... mais ça paraît assez pertinent ! C'est vrai que les femmes ont tendance à être plutôt négatives (et chi**) au tout début.
Sinon Amarit : je te déconseille de faire miroiter à ton compagnon des solutions un peu bidouiller du genre finir les études par un plan hasardeux ou miser sur les exonérations d'impôts pour acheter une maison.
Honnêtement, 40m², c'est suffisant pour héberger 3 personnes dont un bébé ! A ta place, j'essaierais plutôt de lui montrer les aspects positifs d'avoir un enfant, en soi. L'aspect matériel, tant que vous n'êtes pas à la rue, est relativement secondaire. Les arguments qu'il te donne pèsent tout leur poids quand un couple est en phase de réflexion préalable à la conception. Mais dans votre cas, Bébé est déjà en route. La question - la seule et unique, en fait - est donc "suis-je prêt dans ma tête et mon coeur pour devenir parent ?". Si vous avez du mal à répondre à cette question, essayez de répondre à cette autre "suis-je prêt à annuler cette grossesse déjà en cours ?". Dans l'idéal, il faudrait que vous y répondiez en tant qu'individu, chacun de votre côté ; puis en tant que couple : parce que n'importe laquelle de ces deux décisions influera nécessairement sur votre couple. Il faut donc que vous acceptiez tous les deux que même si vous décidez d'avorter, rien ne sera plus jamais comme avant. La touche "undo" n'existe pas, dans la vraie vie... C'est peut-être aussi un point qu'il serait utile de dire clairement à ton compagnon ?
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SentMa a écrit:
Lamy,
c'est la madame la.
Oups ! désolé : j'avais pas vu la p'tite dame en rose ... (je présuppose toujours que sur jeune papa on est a priori des ... jeunes papas ... !!)
Peu importe : ma réponse reste la même dans le fond, évidemment !
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le 1er post est redigé par le papa mais je suis d'accord avec ce que il a ecrit on l'a fait ensemble
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J'aimerais bien savoir ce qu'il pense de nos réponses, alors ![]()
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moi je pense qu'il vaut mieux un de plus qu'un de moins ! Pour nous aussi il à fallu une réflexion car madame créé sa société. Mais nous en voulions un de bébé ensemble ! Y à rien de plus beau même si il y à des épreuves . . .
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Monsieur (c'est lui qui parle) vient de prendre connaissance de vos remarques et souhaite déjà vous remercier pour vos témoignages.
Je tiens à dire à Lamy que sa première remarque est juste : la panique n'apporte rien. En conséquence, ma réaction suite à vos témoignages a fait légèrement gonfler le "pour" mais je m'interdit de basculer du jour au lendemain ma tendance initiale et mon premier ressenti. Cela va se faire progressivement le cas échéant.
J'ai encore jouer le jeux aujourd'hui avec Madame pour planifier au mieux l'évènement. Ce plan, réglé jour après jour sur les 8 prochains mois, inclus entre autres choses des dates clefs pour l'annonce au famille, un mariage, la vente de notre logement actuel et l'achat d'un nouveau (plus grand évidemment, plus "digne" pour élever un enfant)...
Pour répondre à Truffe2miel, mon argument aujourd'hui le plus fort vis-à-vis du "contre" est la peur d'un manque de liberté, une charge de travail trop lourde et de nouvelles inquiétudes dans une vie qui n'en n'a vraiment pas beaucoup pour l'instant. Il me manque 2 ans de maturité à mon avis pour faire face.
Une nouvelle crainte apparait aussi : si je me met à vouloir cet enfant et que les premiers examens médicaux révèlent une anomalie, je serai (et notre couple aussi) plus blesser qu'en me disant que je ne le souhaitait pas de toute façon.
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amarit a écrit:
Je tiens à dire à Lamy que sa première remarque est juste : la panique n'apporte rien.
Non, mais elle arrive parfois ! ![]()
amarit a écrit:
J'ai encore jouer le jeux aujourd'hui avec Madame
Pour quoi faire ? Pour prévoir ce qui se passerait si vous décidiez finalement de le garder, ou simplement parce que vous avez effectivement choisi de le garder ?
amarit a écrit:
Pour répondre à Truffe2miel, mon argument aujourd'hui le plus fort vis-à-vis du "contre" est la peur d'un manque de liberté,
La peur, ou le manque de liberté ?
Tu as raison : ton rythme de vie et tes priorités changent nécessairement quand tu as un enfant. C'est un "dommage collatéral" nécessaire. Ensuite, tout dépend de ton point : tu es heureux d'être papa => tu t'investis dans cette paternité et tu passes du temps avec tes enfants ; tu n'as pas voulu de l'enfant, on te l'a imposé => tu te sacrifies pour ton enfant, tu renonces à certains moments à toi.
Mais globalement, tu retrouves assez rapidement un rythme de vie très ouvert et social : au bout de 2 ou 3 mois, la fatigue et les éventuelles angoisses se tassent et tu peux à nouveau sortir (seul, en amoureux ou en famille). Même si le rythme et la durée des sorties diminue, bien souvent
amarit a écrit:
une charge de travail trop lourde
C'est sûr que c'est du boulot, et c'est du H24 les premières semaines. Mais c'est aussi beaucoup de moments magiques...
amarit a écrit:
et de nouvelles inquiétudes
Oh oui, ça c'est sûr
amarit a écrit:
dans une vie qui n'en n'a vraiment pas beaucoup pour l'instant. Il me manque 2 ans de maturité à mon avis pour faire face.
Je vois quelques petits points positifs, dans ce message ! 1/ tu sais précisément ce que tu crains = tu peux y chercher des remèdes ; 2/ tu sais exactement ce qui te manque pour accepter cet enfant avec bonheur = tu peux réfléchir si tu as vraiment besoin de ces choses-là, ou si tu peux accélérer le processus, voire t'en passer ; 3/ vous avez visiblement un vrai dialogue au sein de votre couple = base essentielle pour vivre sereinement sa parentalité.
amarit a écrit:
Une nouvelle crainte apparait aussi : si je me met à vouloir cet enfant et que les premiers examens médicaux révèlent une anomalie, je serai (et notre couple aussi) plus blesser qu'en me disant que je ne le souhaitait pas de toute façon.
Euh... oui... En gros, tu as peur de souffrir.
C'est normal, et tu souffriras quoiqu'il en soit si ton enfant a un problème - peut-être même encore plus si tu choisis de ne pas le vouloir vraiment mais de te lancer quand même dans l'aventure. Pourquoi ? Parce que tu culpabiliseras de ne pas avoir donné à ton bébé tout l'amour qu'il méritait, au moment où il en avait / aurait eu besoin.
Donc même si vous faites une FC ou si votre bébé s'avère trop malade pour vivre (cas rare, tout de même hein !), ton amour de papa est vital aussi bien pour ton enfant que pour toi-même.
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