Vous n'êtes pas connecté.
Bonjour à tous,
Comme chaque nouveau papa, je me pose plein de questions et j'avoue être un peu perdu.
(je préviens, le texte est assez long, mais explique mieux la situation)
Par où commence? Par le début me direz-vous... bon certes…
J'ai 28 ans et ma femme 27 ans.
Nous nous sommes connus avec ma femme il y a 1.5 ans environ, ça été tout de suite, non pas le coup de foudre, mais naturel entre nous, nous voulions les mêmes choses, nous avions des habitudes communes et des éducations assez similaires.
Nous avions tout 2 vécus pas mal de relations assez infructueuses, voir assez catastrophique. Nous avions tous les 2 un désir très fort d'avoir un/des enfants depuis plusieurs années. Tout c'est fait très vite entre nous, tout allait naturellement comme si nous étions en couple depuis des années, alors qu'on se connaissait depuis quelques jours.
Tout naturellement nous en étions arrivés à parler d'enfant après seulement quelques jours/semaines. Elle avait eu un début de cancer de l'utérus et avait été traité plusieurs années en arrière, son médecin lui avait averti des risques de difficultés à avoir des enfants.
Pour ma part, le sujet est compliqué, mais pour faire simple, par antécédent médical et aussi un peu psychologiquement, je n'ai quasi pas ou peu de sensibilité sur le corps et je mets très très très long à venir (plus d'1h en moyenne voir 2h30 au max). Les partenaires avec qui il m'est arrivé d'aller au bout, aucune n'était tombée enceinte, c'était à croire que j'étais stérile.
Nous avons décidé de jouer un coup de poker en se disant, on y va, on prendra le temps qu'il faut pour y arriver.
Allez savoir si nous étions destinés ou si c'était une question de bonne clé dans la bonne serrure, 3 semaines après notre rencontre, elle tomba enceinte.
En 9 mois, nous avons affronté ce que peux de personnes aurait réussi à faire dans notre situation de jeune couple. J’ai changé de travail, nous avons prit un appart commun prêt de mon travail, elle a sacrifié toutes sa famille et sa région pour me suivre. Dis comme ça, ça parait simple.
Il faut préciser que nous avons les 2 beaucoup de caractères, qu’on a des convictions religieuses qui ne sont pas les mêmes (elle catholique, moi athée non baptisé), qu’elle est très famille (très grande famille) et moi sans famille… Ajouté à cela les hormones pendant sa grosses, la distance de l’un et l’autre (200km) et les horaires différents de l’un et l’autre (elle commençait à 5h pour finir à 12h) et moi de 9h à 18h à 300km de chez elle et 200km de chez moi.
Bref, nous sommes arrivés au final à créer un parfait petit nid douillet, j’ai trouvé un boulot à 30km de chez nous, elle arrêta de travailler pour s’occuper de notre nid et du futur petit comme nous l’avions décidé…
Il y a eu des complications pendant la grossesse, un excès de liquide, ce qui a crée dès le 5ème mois dès contractions (certaines efficaces sur le col)... elle a dû restée 1 mois alité à l’hôpital. Pendant les différents examens, nous avons découvert un souffle au cœur sur le bébé. Ces épreuves nous ont beaucoup rapprochés à ce moment là et nous ont permis de renforcer le couple…
Par l’excès de liquide, la poche grandissait plus que nécessaire, nous avons dû sortir le petit à 37sem car ma femme avec la pression du liquide sur les poumons, l’empêchait bientôt de respirer correctement.
La pression était telle qu’on ne pouvait pas laisser notre enfant naître naturellement, car lorsque la poche des eaux se romprait, la pression risquerait d’emporter le cordon dehors et amener le petit à s’assoir dessus et être ainsi privé d’oxygène.
Le bloc a donc été préparé pour une césarienne, ma femme a été emmenée pour l’anesthésie pendant que je me préparais dans le vestiaire des médecins pour la rejoindre au bloc. L’attente fut interminable et j’ai su pourquoi par la suite, 30 min c’était écoulé !! L’anesthésiste n’arrivait pas à piquer ma femme, car soit disant son dos était trop musclé, elle a dû s’y reprendre à 16x pour réussir à faire la rachidienne.
Une fois l’anesthésie enfin opérationnel, j’ai pu rejoindre ma femme, je l’ai trouvé allongée, les médecins avait commencés… je n’ai pas tout saisie de suite ce qui s’est produit (je ne savais pas sur le moment qu’ils n’avaient pas réussi à la piquer pour la rachi…).
La finalité étant que le produit n’agissait pas partout, comme il aurait dû, au final, qu’une partie était endormie, c’est au moment où ils l’ont « ouverte » qu’elle a hurlée et sentait tous ce qui se passait, la partie droite n’était pas endormie. Ce fût une vraie boucherie, ma femme sentait tous ce qui se passait, le petit remontait à chaque fois, ils ont dû agrandir l’ouverture. Ma femme me disait qu’elle avait froid alors qu’elle était transpirante, ils augmentaient la dose pour que le produit agisse. Ce n’est qu’après 20 min seulement que le produit a enfin agis partout au moment où ils ont recommencé à refermer. Je la soutenais, mais je devais aussi aller voir si le petit se portait bien, j’étais prit entre les 2, par le cœur de mon bébé et ma femme qui souffrait. Elle me disait « tu t’occuperas bien de lui… » Je lui répondais de se battre, que j’étais là, le petit aussi... On avait besoin d’elle…Qu’on l’aimait plus que tout.
Le petit est né correctement, il a oublié de respirer lorsqu’il a pleuré, mais tout allait bien après avec le masque. La douleur disparaissait par l’effet du produit, tout est revenu à la normal.
Ils ont conduit ma femme en salle de réveil, pendant que je suis allé donner le premier bain à mon fils. Grande panique générale pour moi de gérer ce ptit être de 46 cm pour 2..460kg. Nous sommes ensuite retournés voir ma femme en salle de réveil. Elle n’est restée que 30 min au lieu des 4h prévu car en vue du peu de dose reçu, elle était réveillée complètement…
Nous sommes rentrés au bout des 5 jours après la naissance du petit. Nous avons commencé notre vie de parents comme tout à chacun. Nous avons passés par les choliques, les premiers « caprices ».
Aujourd’hui, le petit a bientôt 6 mois (5 mois à terme), il se porte à merveille, c’est un vrai bonheur de l’avoir, il a fait ces nuits dès ces 2 mois, il a déjà 2 petites dents qui sont dehors, il a commencé depuis peu les légumes, fruit, céréales en complément toujours de l’allaitement.
De ce côté-là, nous avons une vie de parents comblés, mais ce qui « pêche » aujourd’hui est notre couple, principalement dans l’intimité.
Nous nous rendons compte que notre nid est merveilleux, notre amour est présent, le petit un vrai bonheur. Mais nous, en tant que couple, nous avons complètement oublié de nous construire ou presque.
Dans l’intimité, pendant la grossesse, cela a été plus calme, car comme tout homme on fait un blocage sur le fait de vouloir faire mal au petit, on se rend compte que la femme qu’on aime, cette maîtresses devient aussi mère. On a fait l’amour bien sûr, mais c’était déjà différent de par les positions et les envies jamais synchronisé de l’un ou l’autre (les hormones aidant beaucoup)…
Après la naissance du petit, on a, bien entendu, commencé à construire ce couple, à vraiment connaître l’autre, c’est ainsi qu’on a découvert qu’elle fonctionne plus comme un homme (les préliminaires peu important et aimant le côté un peu sauvage, ayant du plaisir que lorsque son partenaire en a eu), et moi qui fonctionne comme une femme (les préliminaires très important voir plus important que l’acte, aimant donné sans compté à ma partenaire du plaisir, sans que le mien soit important réellement)... Voilà déjà un premier pas qui a bloqué.
Le 2ème bien sûr vient de l’accouchement, personne n’en ressort intact d’une telle violence, elle est marquée autant physiquement que psychologiquement. Si l’on fait l’amour sans vraiment de préliminaire un peu sauvagement, ça va très bien, tout le monde ou presque y trouve son compte (moi moins…), par contre lorsqu’on essaie d’être plus câlin, plus doux, plus sensuel, dès que j’arrive à moins de 30cm autour de la cicatrice, c’est finit, elle tremble, elle a les images qui remonte, elle se braque, on recommence, elle se laisse un peu aller, mais je le vois bien que ça va pas... Parfois je vois qu’elle se force pour y arriver pour qu’on continue, parfois on arrête ou on retourne à du « sauvage ».
Le 3ème point qui devient bloquant, c’est que ma femme pour moi est mère, elle donne le sein au petit. Elle n’a plus cette image de maitresse. Je bloque là-dessus, depuis la naissance, je n’ose plus m’occuper de sa poitrine, pour moi j’y vois mon petit se nourrir, ce n’est plus une source de plaisir pour elle ou moi (selon moi), même si les fois où j’ai ressayé, elle y trouvait du plaisir. De plus me faire arroser de lait n’est pas ma tasse de thé je l’avoue (n’y voyez pas de jeux de mot là dedans…). Oui bien sûr quand je l’a vois, j’ai envie d’elle par ces formes rondes et généreuse, mais je n’arrive plus, je bloque dans l’intimité. Je la vois comme la mère du petit.
Elle n’ose pas fait le premier pas, ce n’est pas dans sa nature habituellement et moi je bloque, nous nous trouvons dans une impasse. Je n’aimerais pas que notre couple en arrive à casser parce que nous bloquons l’un et l’autre sur certaines choses et ainsi perdre cette complicité entre nous, cet amour et notre nid d’amour.
Merci d’avance de vos conseils et réponses…
Hors ligne
Moui... Je suppose que vous avez parlé de vos blocages, de ces images de l'accouchement qui vous reviennent et vous freinent dans votre intimité ?
Il en ressort de la compréhension mutuelle ??? De façon générale j'ai l'impression que toute femme met un peu de temps avant de se laisser approcher
Hors ligne
Bonjour,
Je prends enfin le temps de tout lire et donc de te répondre
Mais je ferai court et reviendrai sûrement demain, je suis vannée et ma 2ème va bientôt se réveiller...
Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous avez une histoire peu commune ! Vous avez surmonté bien des difficultés qui auraient détruit d'autres couples. Ce qui prouve que votre amour est solide, donc que la base de votre couple est saine.
Au vu de ce qui vous est arrivé et du problème d'intimité que tu soulèves, je ne peux que vous conseiller d'aller voir rapidement soit/soit :
- une sage-femme : qui permettra de parler une première fois de votre problème, de franchir le pas "je vais voir quelqu'un parce que je n'arrive pas à faire l'amour avec mon partenaire". Une sage-femme est habituée à ce genre de problématique, elle en entend tous les jours. Elle aura sûrement des conseils à vous donner (à tous les deux) et le simple fait d'en parler pourrait déjà en soi vous aider.
- votre généraliste : pour voir s'il existe un moyen d'aider ta femme à atténuer sa cicatrice ou la douleur qu'elle engendre. Dans certains cas, la chirurgie esthétique de "reconstruction" est prise en charge par la sécurité sociale.
- un sexologue (c'est là que j'irais directement à votre place), qui pourra essayer de comprendre l'origine de vos méthodes de plaisir personnelles et trouver un moyen de vous mettre en phase sur ce point. Il/elle aura peut-être aussi des astuces pour ton problème de plaisir tardif et saura peut-être trouver les mots que ta femme accepte des relations plus "entières". Peut-être est-elle complexée par son corps, indépendamment de la cicatrice ?
Votre situation a-t-elle évolué depuis le mois dernier ?
En ligne
coolman21 a écrit:
Moui... Je suppose que vous avez parlé de vos blocages, de ces images de l'accouchement qui vous reviennent et vous freinent dans votre intimité ?
Il en ressort de la compréhension mutuelle ??? De façon générale j'ai l'impression que toute femme met un peu de temps avant de se laisser approcher
Oui nous en parlons parfois... on essaie de trouver des solutions, mais il y a toujours des points qui bloque...
Le point 3 est presque réglé puisque le petit ne prends plus le sein depuis un bon mois, mais il y a toujours encore un peu de lait qui reste. Je n'ai jamais été un grand fan des poitrines, c'est beau, mais vla... alors de savoir qu'il y a toujours du lait et d'en recevoir me bloque toujours.
Aujourd'hui, tout es resté plus ou moins au même stade... On a toujours des ébats qui sont plus ou moins "sauvages" sans préliminaires.. un peu l'impression que c'est devenu plus pour l'un et l'autre le moyen d'apaiser le besoin...
On arrive pas à être synchro sur les envies, moi c'est la journée, n'importe où et elle le soir quand on est couché dans le soir, voir parfois dans la douche... on reste à une moyenne faible d'une fois tout les 2-3 sem...
Un exemple encore hier soir, elle a fait l'effort de se mentir dans un déshabillé sexy (et je sais à quel point c'est un effort pour elle de par son complexe de poids (prit 32kg pendant la grossesse en a perdu 14 et a tous repris).. mais on est dans les cartons pour le nouvel appart, j'ai pas mal de boulot et vla, une occasion de loupé...
Certains week-end on part chez les parents, on pourrait profiter qu'il s'occupe du petit pour avoir du temps, mais vla, comme elle les voit tous les 2-3 sem et qu'elle es très famille, elle profite à 300% et on passe à côté de nous...
On sait qu'on devrait consulter qqun, qu'on je pense ne pourra pas trouver une solution ensemble sans tourner en rond...
Hors ligne
1337904280