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truffe2miel a écrit:
J'aimerais bien pouvoir le faire comme tu dis ! Le hic, c'est que mon mari a besoin de temps pour intégrer une nouvelle donnée, la digérer et la restituer concrètement dans ses actes. Si je lui demande d'agir de telle façon, il faut déjà qu'il en comprenne le bien-fondé ET qu'il soit d'accord (ça, on est sur la bonne voie, pas encore fini). Ensuite, il faut le temps qu'il y pense et trouve la manière d'agir qui cadre avec cette idée. Enfin, il faut qu'il mette en place. Et tout ça, ça peut durer plusieurs semaines...
Donc être ensemble dans la chambre ne résoudra rien, parce que Gwen sent très bien que Papa aimerait mieux rester et la câliner plutôt que sortir et la laisser finir sa colère toute seule.![]()
Je vais donc continuer sur ma lancée : lui en parler, et voir comment il réagit. Hier, il a quand même très mal pris mon intervention (je ne suis pas un bon à rien), donc je ne voudrais pas que ça se reproduise aujourd'hui. Suis un peu "le cul entre deux chaises", là. Si quelqu'un a des astuces de diplomatie fonctionnelle...
Il est blessé dans son ego et c’est normal – pas très agréable qu’on échoue sur quelque chose alors que son conjoint (ou toute autre personne) s’en sort très bien.
Ce qui est important qu’il comprenne, c’est que vous avez chacun des forces et des faiblesses, mais que ça n’a aucune importance car face à vos filles : vous vous complétez.
Certes tu arrives à mettre Gwen plus facilement au lit que lui, mais ça ne fait pas de lui un bon à rien, loin de là, d’ailleurs lui aussi arrive à faire d’autres choses bien mieux que toi (à toi d’en faire la liste et de les lui dire
), or ça ne fait pas de toi une bonne à rien non plus ! C’est parfaitement normal et humain, vu que vous êtes différents l’un de l’autre.
La force d’un couple de parents, c’est justement de pouvoir compter sur l’autre quand on a soi-même plus de peine à accomplir certaines tâches – soit en laissant l’autre faire, soit - mieux encore - en apprenant de l’autre ! Sans en devenir un clône, mais en intégrant progressivement la méthode et la restituer à sa manière (et si ça doit lui prendre des semaines pour le faire, ben il a intérêt à commencer tout de suite
parce que Gwen elle va pas gentiment attendre dans son coin
).
Vu qu’il a mal pris ton intervention, il est évident qu’il vaut mieux que tu ne le refasses pas, même si ça te démange et que tu le vois galérer. Par contre comme tu disais : discutes en avec lui un max, mais surtout essaye de le rassurer quant à son rôle de père comme je te disais plus haut, et de lui montrer que tu n’es pas là pour le casser dans ce rôle, mais au contraire pour l’appuyer, tout comme lui t’appuie aussi sur d’autres choses ! Montrer qu’il ne s’agit pas de compétition entre vous 2, mais au contraire de perfectionner votre équipe, et que lui - tout comme toi - avez tout intérêt à en apprendre de l'autre !
Le but "à terme" c’est qu’il fasse fi de son égo et qu’il accepte ton « aide », et ne se sente plus « inférieur » sur cette activité précise ou son rôle de père, mais se sente au contraire prêt à te suivre pour justement - évoluer - dans son rôle.
Et il faut garder en tête que l'objectif final reste tout de même l'éducation de votre fille ! Pas un concours de qui est le meilleur parent entre lui et toi ![]()
Dernière modification par Lestat (16-02-2011 10:44:45)
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Je suis bien d'accord, et même si j'essaie de faire passer ce message-là, ça reste un peu compliqué... Mon mari est quelqu'un de très entier dans tout ce qu'il fait / ressent. Du coup, sentir subitement qu'il n'arrive plus à coucher sa fille alors qu'il le faisait jusque là avec plaisir tous les soirs, ça lui fait un drôle d'effet et il doute de lui.
Hier soir, je l'ai à nouveau couchée par "entente tacite". Traduction : Gwen est venue dans mes bras, et il n'a pas insisté. Couché impec, d'ailleurs
Par contre, cette nuit, réveil de 4h à 5h30 parce que mon mari n'a pas réussi à la recoucher après son cauchemard. Elle voulait que son papa reste avec elle, et je crains bien que lui aussi voulait en fait rester avec elle. Du coup... pas beaucoup dormi, cette nuit ![]()
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truffe2miel a écrit:
Je suis bien d'accord, et même si j'essaie de faire passer ce message-là, ça reste un peu compliqué...
Peut-être, mais qui ne tente rien... n'a rien ![]()
truffe2miel a écrit:
Mon mari est quelqu'un de très entier dans tout ce qu'il fait / ressent. Du coup, sentir subitement qu'il n'arrive plus à coucher sa fille alors qu'il le faisait jusque là avec plaisir tous les soirs, ça lui fait un drôle d'effet et il doute de lui.
D'où tout l'intérêt du dialogue, en étant convaincu et convaincant, en utlisant les bons mots qui motivent, encouragent, poussent en avant, le tout avec sincérité et humilité (pour ne pas passer pour la donneuse de leçon ou la moraliste à 2 sous), afin de passer par-dessus ce genre d'obstacle (qui au passage ne sera sûrement pas son dernier...).
Enfin bon je ne connais pas ton mari, mais ce que tu m'en as décrit ne me donne pas l'image de quelqu'un qui n'a pas envie d'avancer, au contraire (même s'il a besoin de prendre son temps). C'est juste qu'en ce moment il doute et est blessé dans son ego, et c'est normal, donc il lui faut un bon coup de pouce (à défaut d'un bon coup de pied
) pour 1) passer par-dessus cette blessure et cette grosse remise en question, et 2) se motiver à adapter sa méthode, même si elle marchait à merveille jusque là, sachant que ses capacités à être un bon père ne sont pas remises en cause pour autant.
Et accessoirement ça éviterait qu'il ne rumine trop la situation...
Mais bon, ce n'est que mon humble avis ![]()
Edit :
truffe2miel a écrit:
Elle voulait que son papa reste avec elle, et je crains bien que lui aussi voulait en fait rester avec elle.
Si c'est le cas, ce serait très révélateur ![]()
Dernière modification par Lestat (17-02-2011 10:48:05)
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Juste une remarque :
RDV cet- aprem pour la visite et les vaccins de la petite, on en a touché un mot a la pédiatre, phrase sybilline mais pleine de sens :
"Il n'y a pas de caprice sans publique."
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Très parlant, comme tu dis
Depuis, plus de caprices en journée chez nous, ou très peu et dans ce cas, elle va au coin toute seule quand elle sent que ça commence à m'énerver (et je ne suis pas super patiente avec les caprices). Coucher du soir ultra-simple, mais réveil régulier vers 4h du mat. Depuis 2 jours, ça ne dure que 15 minutes (sûrement un petit cauchemard).
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Bin pour la nuit,
une fois elle a tellement hurlée qu'elle m'a réveillée (balaise la fillette), du coup j'y suis allé et en cinq minutes c’était réglé... la pédiatre a rit et a dit que si ca marche quand moi j'y vais, je devrais justement y aller (et donc me réveiller) possible qu'en quatre jours se soit bouclé.
Elle avance l'idée que ce soit un moyen pour passer plus de temps avec Djimne puisqu'elle la voit peu a cause de son taff.
EDIT: d'ailleurs l'idée collerait aussi peut'etre avec ton homme.
Dernière modification par SentMa (21-02-2011 22:17:34)
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SentMa a écrit:
"Il n'y a pas de caprice sans publique."
J'aime beaucoup cette phrase ![]()
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SentMa a écrit:
une fois elle a tellement hurlée qu'elle m'a réveillée (balaise la fillette), du coup j'y suis allé et en cinq minutes c’était réglé... .
Chapeau ! Et tu as fait comment, concrètement ?
SentMa a écrit:
Elle avance l'idée que ce soit un moyen pour passer plus de temps avec Djimne puisqu'elle la voit peu a cause de son taff.
EDIT: d'ailleurs l'idée collerait aussi peut'etre avec ton homme.
Oui, c'est clairement aussi ce que je pensais quand elle se permettait (ou plutôt quand mon mari lui permettait) de s'offrir des phases d'éveil de 2 heures la nuit. Mais là, on est sur une seul éveil de 15 minutes en gros après un gros chouin de cauchemard (enfin, on pense à un cauchemard : réveil hurlant les yeux encore tous dans le vague, n'émerge jamais vraiment et se laisse calmer malgré tremblements et hauts le coeur).
Donc la phase de caprice a l'air réglée, elle est dans une phase de... euh... euh... j'te dirai ça quand tu m'auras dit ce qu'elle a ! ![]()
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