#1 19-02-2011 20:10:40

liliroseFuture Maman
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Enceinte de 2 mois et papa en dépression

Je ne sais pas si j'aurais un peu de soutien par ici mais je tente...

Je suis une future maman enceinte de 2 mois et mon ami entame une grosse dépression.
Plusieurs raison : une rénovation qui n'en finit pas et une entreprise qui met la clé sous la porte, un travail très prenant avec une ambiance très lourde, des pb de santé qui se sont accumulés ces dernières années...et là dessus l'arrivée de bébé, voulu mais trop tôt à son goût!

Il me reproche de lui avoir mis la pression sur ça mais se reproche aussi d'avoir cédé! Sympa, ça me fait passer pour une capricieuse alors que je pensais qu'au bout de 4 ans de rénovation il était enfin prêt et qu'il me l'avait dit!

Par dessus ça, il voit tout en noir, trouve que nous ne sommes pas assez complices, que nous n'avons pas assez de relations intimes, que je ne le désire, plus, il se sent moche, seul, à peur que je le laisse après bébé...je vous en passe!

Sachant que moi je ne ressens pas du tout ça de mon point de vue, je nous trouve super complices, j'adore faire l'amour avec lui  (même si il est vrai qu'il est plus demandeur que moi), je le trouve très séduisant et charmeur, bref je l'aime tout simplement...

Bref, il voit tout en noir et a du mal a se sentir investi dans ma grossesse. Il culpabilise en plus de me faire du mal, c'est très compliqué!

Moi je me sens très seule, obligée de gérer beaucoup de choses que je n'avais pas prévu dans un moment pareil...C'est pas facile...
Et puis il y a trop de trucs à dire, ça serait trop long, il va voir un psy dans un mois, le médecin a déjà donné des médocs mais j'espère juste qu'il s'investira dans cette démarche.

Merci de m'avoir lu,

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   #2 19-02-2011 21:45:02

truffe2mielMaman
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Re: Enceinte de 2 mois et papa en dépression

Bonjour Lilirose !

A première vue, on dirait que ton compagnon traverse une période de blues, en effet. De là à parler de dépression... on n'y est pas encore wink

- Qu'entends-tu par "rénovation" ?
- En quoi le fait que cette phase ait duré longtemps lui tape-t-elle sur le moral ?
- Son boulot est pesant, mais il est train d'en sortir puisque la boîte coule. Licenciement économique = liberté + indemnisation assedic smile
- Le bébé arrive trop tôt : pourquoi ? As-tu effectivement insisté comme il te le reproche ?
- Depuis combien de temps cette situation un peu glauque dure-t-elle ?
- Le dialogue au sein du couple semble rompu, à première vue. Qu'en dis-tu ?
- Que pensent vos proches (famille, amis très proches) de votre situation ?

Dernier point : tu es dans le premier trimestre de ta grossesse, donc certainement très fatiguée et peut-être même un peu/beaucoup malade. Ne cherche pas à trop en faire ou à tout gérer en même temps. Tu dois déjà apprendre ton futur rôle de maman, te préparer à cette arrivée et créer un petit cocon. Prendre ton ami et son état en considération est très important - essentiel, même, mais si tu cherches à le "guérir" contre son gré, vous vous épuiserez tous les deux inutilement.
Donc : quand il se lance dans une séquence "reproches", entends-le et propose lui des solutions concrètes. Mais n'acceptes pas d'entrer dans le jeu de la culpabilisation mutuelle ou de l'auto-apitoiement : c'est le meilleur moyen d'entrer dans un cercle vicieux. Montre-lui toujours que tu es là pour lui, aimante et tendre ; mais que tu n'es ni un psy ni un punching-ball.

Le fait qu'il ait accepté d'aller voir un professionnel est une très bonne nouvelle, espérons que ça donne des résultats rapides ! (apparemment, il s'agit d'un psychiatre puisqu'il lui a prescrit des médicaments ?)

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   #3 22-02-2011 10:57:06

liliroseFuture Maman
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Re: Enceinte de 2 mois et papa en dépression

merci truffe2miel pour ta réponse

Je vais essayer de répondre à tes questions...

J'ai déjà fait une "dépression" il y a un an et demi , je reconnais donc les symptômes. Alors effectivement c'est peut être une grosse déprime et pas une dépression au sens clinique du terme, c'est sur.Le médecin généraliste lui a donné des médocs en attendant de voir le psy dans 3 semaines. Ce psy est anti médoc donc je sais qu'il fera tout pour lui faire arrêter doucement.

1- Par rénovation, j'entends que nous retapons une vieille grange, et nous faisons tout. Très peu d'entreprises. La seule que nous avions pris pour le chauffage a fait faillite en fin d'année dernière, ça a été un gros coup, car les travaux sont inachevés, et nous avons perdu de l'argent. Nous avons trouvé une autre boite qui veut bien reprendre la suite.
Mon ami étant très perfectionniste (cela en devient un défaut tellement il est pointilleux),  veut tout faire, les autres font mal ou pas assez bien. Il n'y a que moi (et encore...) et ses parents qui le supporte sur le chantier!Les amis ne viennent plus nous aider mais il ne se remet pas en question... Depuis samedi il est ouvert à ce que nous prenions un gars pour faire certaines taches, il y a du progrès!

2- A la base la rénovation devait durer entre 2 à 3 ans maxi. Mais ce sont accumulé des pb de santé (moi d'abord avec ma dépression, lui avec des hospitalisations pour ses reins et de nombreux pb de dos) + l'entreprise de chauffage qui nous lâche, ça met un coup! Du coup, nous n'avons pas fini, ça traine en longueur, et il n'en voit plus le bout! Le fait que le bébé arrive en octobre le fait se sentir tout seul sur les travaux car je vais aller de moins en moins sur le chantier.

3- son boulot est pesant (ce n'est pas sa boite qui coule, rien à voir). Il travaille dans la culture, donc boulot souvent le week end et de nuit = fatigue. Et pas très bonne ambiance.

4- Le bébé arrive trop tôt selon lui. Cela fait 7 ans et demi que nous sommes ensemble (la barrière des 7 ans!), dont 4 ans que nous rénovons et autant de temps que j'ai envie d'avoir un enfant. Ma dépression est lié aussi à ça. Cette maison est le fruit pour moi de tous les maux et j'ai beaucoup travaillé sur ça lors de ma thérapie pour accepter cette situation. En septembre dernier nous avions convenu que nous ferions les premiers essais dès que le placo serait posé. Nous avions bien avancé en aout et septembre et avons commencés les essais.
En janvier j'ai décroché un nouveau poste à responsabilité, j'étais partagé sur le fait de prendre ce poste car pour moi cela sous entendait arrêter les essais. Il a été le premier à me dire qu'il ne fallait pas arrêter pour du professionnel (poste que j'ai refusé du coup car pas jouable avec la grossesse qui m'aurait fait travaillé vraiment très peu!). Maintenant, il me reproche d'avoir insisté et d'avoir joué sur les mots. Lui aurait voulu que tout le placo soit posé et non qu'une partie!

5- Depuis décembre je dirais que je le vois s'enfoncer doucement mais je ne pensais pas que c'était à ce point... Et en janvier nous avons eu une discussion car il se disait pas épanoui sexuellement avec moi et trouvait que nous manquions de complicité. Lors de cette discussion, je devais être enceinte de qq jours déjà! Triste ironie du sort!

6- Le dialogue n'est pas rompu, nous communiquons beaucoup. Par contre ma thérapie m'a fait m'affirmer et ça il ne le supporte pas. Il est très dans le dominant/dominé et ne veut pas changer. Grâce à ma thérapie, j'ai retrouvé une place, je m'affirme et dis ce que je pense. Il a du mal à penser que lui aussi a un travail à faire.
Nos "pb" de couple (que moi je ne ressens pas...) viennent, pour lui, forcément de moi, je dois faire des efforts pour aller vers lui, le désirer, le comprendre sans qu'il parle, deviner ce qu'il ressent, et c'est vrai que je ne veux pas me retrouver dans cette spirale infernale que j'ai vécu avant (remise en question, culpabilité...)

7- Mes proches sont plutôt durs à son égard. La première réaction est de lui en vouloir du fait de ma grossesse. Je suis triste alors que je devrais être heureuse! La deuxième réaction c'est de dire que tout ça il l'a voulu (les travaux très durs, le fait qu'on mette de côté vacances, loisirs...), le pétage de plomb leur semble logique...
Ensuite ils comprennent que je sois là pour lui comme il a été là pour moi lors de ma dépression. Je n'ai rien à lui reprocher par rapport à ça, il m'a soutenue comme j'en avais besoin.

Quand tu me dis ça : " quand il se lance dans une séquence "reproches", entends-le et propose lui des solutions concrètes. Mais n'acceptes pas d'entrer dans le jeu de la culpabilisation mutuelle ou de l'auto-apitoiement : c'est le meilleur moyen d'entrer dans un cercle vicieux. Montre-lui toujours que tu es là pour lui, aimante et tendre ; mais que tu n'es ni un psy ni un punching-ball. "

C'est ce que j'essaie de faire, ce n'est pas facile du tout, car il essaie de retourner la situation et de me mettre en position de faiblesse. C'est à moi de faire des efforts et de travailler "encore" sur moi...et ça je n'ai pas ou plus la force...Tu as raison je suis très fatiguée, j'ai des nausées, un sommeil du coup très agité, une fatigue persistante et une petite tension, je me sens très faible et petite par rapport à tout ça.

Je lui en veux de ne pas prendre soin de moi...je pense que c'est légitime...

Je suis triste...

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   #4 22-02-2011 13:54:10

truffe2mielMaman
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Re: Enceinte de 2 mois et papa en dépression

lilirose a écrit:

J'ai déjà fait une "dépression" il y a un an et demi , je reconnais donc les symptômes.

Et tu en es déjà sortie, complètement ?

lilirose a écrit:

Alors effectivement c'est peut être une grosse déprime et pas une dépression au sens clinique du terme, c'est sur.Le médecin généraliste lui a donné des médocs en attendant de voir le psy dans 3 semaines. Ce psy est anti médoc donc je sais qu'il fera tout pour lui faire arrêter doucement.

Bon, donc on va déjà voir quel diagnostique le psy va poser sur son cas. Dans tous les cas, le fait d'aller le voir ne peut pas lui faire de mal !


lilirose a écrit:

1- Par rénovation, j'entends que nous retapons une vieille grange, et nous faisons tout

ça, c'est très dur pour le couple ! Tous les autres projets sont mis en stand-by, en général, faute de budget. On passe beaucoup de temps à faire des travaux, travailler et dormir - du coup peu de temps pour les loisirs ou soi-même. Un peu, c'est bien. Au-delà d'un an, il faut s'organiser. Au-delà de 3 ans, ça devient vraiment beaucoup trop, surtout quand on est seuls.


lilirose a écrit:

Très peu d'entreprises. La seule que nous avions pris pour le chauffage a fait faillite en fin d'année dernière, ça a été un gros coup, car les travaux sont inachevés, et nous avons perdu de l'argent. Nous avons trouvé une autre boite qui veut bien reprendre la suite.

Et j'imagine qu'il n'est pas question pour vous de revendre pour acheter un truc plus petit mais plus abouti ?

lilirose a écrit:

Mon ami étant très perfectionniste (cela en devient un défaut tellement il est pointilleux)

Mon mari aussi, au point qu'il met des mois et des mois pour faire le moindre petit machin. C'est un trait de caractère, le tout est de le savoir avant de s'engager et d'être prête à l'accepter comme il est. Il y a peu de chances pour que ça change vraiment !


lilirose a écrit:

veut tout faire, les autres font mal ou pas assez bien.

Le même, je te dis, le même lol

lilirose a écrit:

Il n'y a que moi (et encore...) et ses parents qui le supporte sur le chantier!Les amis ne viennent plus nous aider mais il ne se remet pas en question...

Les amis ne lui ont pas dit pourquoi ils ne venaient plus ? Si tu es la seule à le lui dire, ça ne suffira pas, c'est évident. Il faut que l'information vienne d'un autre, d'une personne moins proche que toi ou ses parents. Idéalement, d'une personne autre qu'il apprécie / admire.


lilirose a écrit:

Depuis samedi il est ouvert à ce que nous prenions un gars pour faire certaines taches, il y a du progrès!

Bravo !!!!

lilirose a écrit:

Du coup, nous n'avons pas fini, ça traine en longueur, et il n'en voit plus le bout!

ça doit être épuisant, moralement et physiquement ! Et pour vous deux...

lilirose a écrit:

Le fait que le bébé arrive en octobre le fait se sentir tout seul sur les travaux car je vais aller de moins en moins sur le chantier.

C'est sûr. Et par-dessus le marché très stressé aussi, parce qu'avec une deadline claire et incompressible. Le fait que ce soit pour SON bébé ne doit rien arranger non plus (il faut que tout soit d'autant plus parfait).


lilirose a écrit:

3- son boulot est pesant (ce n'est pas sa boite qui coule, rien à voir)

Oui, j'ai condondu avec la boîte du chauffagiste.

lilirose a écrit:

Il travaille dans la culture, donc boulot souvent le week end et de nuit = fatigue. Et pas très bonne ambiance.

Et s'il demandait une rupture conventionnelle ? Il aurait droit aux assedics ET aurait du temps pour lui et faire avancer les travaux. Mais : il faudrait ensuite qu'il retrouve un boulot dans les 2 ans.


lilirose a écrit:

4- Le bébé arrive trop tôt selon lui

Trop tôt pour lui-même, c'est à dire par rapport à son désir d'être papa ou uniquement par rapport à l'avancement des travaux ? D'après ce que tu me dis, c'est surtout lié aux travaux, non ?

lilirose a écrit:

Cela fait 7 ans et demi que nous sommes ensemble (la barrière des 7 ans!)

Arrête de me faire peur ! On en approche, nous neutral


lilirose a écrit:

dont 4 ans que nous rénovons et autant de temps que j'ai envie d'avoir un enfant

Comment s'est décidé cet achat, alors ?

lilirose a écrit:

Ma dépression est lié aussi à ça

Pour être honnête, je crois que je n'aurais pas attendu de faire une dépression. Je serais partie avant... Il faut croire que je suis moins patiente que moi, ou plus égocentrique. Mon point de vue est que si les aspirations de vie sont divergentes au point de ne pas pouvoir être conciliées OU que l'un des deux partenaires est trop malheureux dans la relation, même des sentiments très forts ne peuvent pas cimenter le couple.

lilirose a écrit:

Cette maison est le fruit pour moi de tous les maux

C'est à dire ? Le fruit ou à la racine ?

lilirose a écrit:

et j'ai beaucoup travaillé sur ça lors de ma thérapie pour accepter cette situation

Laquelle ? Les travaux ?

lilirose a écrit:

En septembre dernier nous avions convenu que nous ferions les premiers essais dès que le placo serait posé

Bon, c'était un jalon précis.

lilirose a écrit:

Maintenant, il me reproche d'avoir insisté et d'avoir joué sur les mots. Lui aurait voulu que tout le placo soit posé et non qu'une partie!

Même si c'était vrai, pourquoi ne pas l'avoir dit sur le moment ? Il t'a tout de même conseillé de laisser tomber un boulot pour pouvoir faire un bébé, il faudrait savoir ce qu'il veut.
C'est un paradoxe qui ne le perturbe pas ?

lilirose a écrit:

5- Depuis décembre je dirais que je le vois s'enfoncer doucement mais je ne pensais pas que c'était à ce point...

Bon, ça ne fait pas bien longtemps, en même temps wink

lilirose a écrit:

Et en janvier nous avons eu une discussion car il se disait pas épanoui sexuellement avec moi et trouvait que nous manquions de complicité.

Ton avis sur la question ? Avait-il des raisons de ressentir ça ? Avez-vous trouvé un plan d'attaque spécial recollage de couple, depuis ?

lilirose a écrit:

Lors de cette discussion, je devais être enceinte de qq jours déjà! Triste ironie du sort!

Moui.. Ou peut-être lié : la fatigue de la grossesse, par exemple, qui attaque très tôt.

lilirose a écrit:

6- Le dialogue n'est pas rompu, nous communiquons beaucoup

lilirose a écrit:

le comprendre sans qu'il parle, deviner ce qu'il ressent

Pour moi, ces deux phrases sont incompatibles. Ta description ressemble pas mal à ce que je vis dans mon couple : j'essaie de verbaliser au maximum ce qui se passe, ce que je ressens et j'essaie de le comprendre. Mais ça vient de moi seule : ce n'est pas un dialogue. Pour ses émotions et sentiments à lui, ce n'est pas du dialogue du tout non plus, c'est du décryptage : un haussement de sourcils, un silence un peu trop long, un haussement d'épaules etc ont un sens fort pour lui. Un sourire est très rare et un éclat de rire... je ne t'en parle même pas !
Ce que je veux dire, c'est que tu as peut-être l'impression que vous dialoguez alors qu'en fait, c'est surtout toi qui parles. Tu vois ?

Maintenant, mon cas est différent parce que mon mari a toujours été comme ça, un véritable mur imprenable et imperturbable à l'extérieur et une petite guimauve croquifondante à l'intérieur (même s'il s'en défend avec ardeur tongue) avec les gens qu'il aime. C'est comme ça qu'il m'a séduite et c'est comme ça qu'il me plait. Le tien a l'air d'avoir changé ces derniers temps... non ?

lilirose a écrit:

Par contre ma thérapie m'a fait m'affirmer et ça il ne le supporte pas

Votre couple était basé sur un mode de fonctionnement particulier pendant 5 ans. Que tout change en moins de 2 ans est peut-être difficile à gérer pour lui, même si ça ne peut, au final, qu'être positif. Simplement, il faut amener la chose avec douceur et délicatesse pour lui permettre à lui aussi de s'adapter.

lilirose a écrit:

Il est très dans le dominant/dominé et ne veut pas changer

Peut-être que si, finalement, puisqu'il a pris RDV avec un psy ?

lilirose a écrit:

Il a du mal à penser que lui aussi a un travail à faire.

Encore une fois, peut-être pas tant que ça, puisqu'il va bientôt voir un psy. Simplement, s'il est très fermé et/ou fier et/ou dominant, il aura sans doute du mal à l'admettre tout net - surtout si tu le lui dis toi !

lilirose a écrit:

Nos "pb" de couple (que moi je ne ressens pas...)

Vraiment ? Et cette dépression ? Et ce problème de bébé qui ne vient pas ? Et ces travaux qui n'en finissent pas ? Tout ça n'a vraiment aucun impact sur ton couple ?

lilirose a écrit:

viennent, pour lui, forcément de moi, je dois faire des efforts pour aller vers lui, le désirer, le comprendre sans qu'il parle, deviner ce qu'il ressent

Il a raison, mais pas seulement. Chacun de vous doit faire un pas vers l'autre. Vous êtes un couple...


lilirose a écrit:

et c'est vrai que je ne veux pas me retrouver dans cette spirale infernale que j'ai vécu avant (remise en question, culpabilité...)

Due à quoi, à qui ?

Attention, si tu refuses de te remettre en question, tu cours sur le plan personnel et en terme de couple à la cata. Je comprends que ce soit dur après ce que tu as vécu, mais se remettre en question sur tel ou tel sujet ne revient pas à remettre en question la globalité de ta personne wink

lilirose a écrit:

7- Mes proches sont plutôt durs à son égard. La première réaction est de lui en vouloir du fait de ma grossesse. Je suis triste alors que je devrais être heureuse!

De quoi aurais-tu besoin pour être heureuse, concrètement ?

Sinon, tu sais, beaucoup de femmes qui ont tout pour être heureuses deviennent subitement mélancoliques ou franchement acariâtres pendant le 1er trimestre. Il paraît que ce sont les hormones... Moi, je pense qu'il y a un peu d'hormones et pas mal de besoin de sécurisation et de nidification.

lilirose a écrit:

La deuxième réaction c'est de dire que tout ça il l'a voulu (les travaux très durs, le fait qu'on mette de côté vacances, loisirs...),

Oui. Pas toi ?
Ce n'est pas parce qu'on se pense prêt à renoncer à tels ou tels trucs qu'on se découvre ensuite l'endurance voulue pour tenir sur la durée. Sinon, arrêter de fumer serait facile tongue Blague pourrie à part, ça peut être épuisant moralement, ce style de vie - même si on l'a choisi !


lilirose a écrit:

le pétage de plomb leur semble logique...

Pourquoi ?
(il ne me choque pas non plus outre mesure, en tout cas).

lilirose a écrit:

Ensuite ils comprennent que je sois là pour lui comme il a été là pour moi lors de ma dépression. Je n'ai rien à lui reprocher par rapport à ça, il m'a soutenue comme j'en avais besoin.

Tant mieux, et c'est un point très important : tu peux avoir confiance en lui.
Maintenant, c'est lui qui doit pouvoir avoir confiance en toi. Malheureusement, l'énoncé du problème n'est pas aussi simple : vous ne pouvez pas vous focaliser sur vous-mêmes pour vous sortir de là. Une troisième petite vie est en route, et outre les problèmes physiques et psychologiques engendrés, cette petite vie-là demande sa part d'attention. Ton mari (?) va donc devoir se montrer un peu plus fort / autonome que tu pouvais te permettre de l'être, toi.

lilirose a écrit:

C'est ce que j'essaie de faire, ce n'est pas facile du tout, car il essaie de retourner la situation et de me mettre en position de faiblesse. C'est à moi de faire des efforts et de travailler "encore" sur moi

Dans ce cas, romps le dialogue au point de la conversation où tu estimes avoir dit tout ce que tu avais à dire et où tu as l'impression que lui ne fait que répéter avec d'autres mots ce qu'il a déjà dit. Quand le dialogue tourne en rond et que l'un se braque, il ne sert plus à rien qu'à faire du mal.

lilirose a écrit:

...et ça je n'ai pas ou plus la force...

Malheureusement, tu vas devoir tenir encore un peu. L'alternative serait de partir, tout simplement. Et à ce stade, ça me semblerait prématuré et regrettable.

lilirose a écrit:

Tu as raison je suis très fatiguée, j'ai des nausées, un sommeil du coup très agité, une fatigue persistante et une petite tension, je me sens très faible et petite par rapport à tout ça.

Ta dépression encore très récente, la situation lourde et pesante avec le papa et tes propres émotions vis à vis de la maternité jouent certainement aussi sur ton état général...
Es-tu suffisamment entourée, en dehors de ton mari ? (famille, amis etc)

lilirose a écrit:

Je lui en veux de ne pas prendre soin de moi...je pense que c'est légitime...

Oui... et non. Il est dans une situation très dure : en plein milieu d'un chantier dont il ne voit pas la fin, qu'il doit gérer seul et qu'il doit impérativement finir avant 6 ou 7 mois. Un boulot qui ne l'épanouit pas du tout. Une épouse avec qui il se sent en conflit et qui fragilise sa place d'homme en changeant de comportement. Un bébé qui arrive bientôt et qui l'oblige à revoir son statut (fils de => père de).
Si on rajoute par-dessus tout ça son caractère assez fermé (il accumule tout dedans et fait monter la pression) et son perfectionnisme, il y a largement de quoi péter un câble.

Tu as donc tout à fait le droit d'attendre certaines choses de ton compagnon de vie et père de ton enfant. ça, c'est légitime ! Mais s'il ne peut pas te le donner, il y a sans doute une raison. Laquelle ? Comment peux-tu l'aider ? Lui non plus n'est surement pas heureux, dans cette situation. Le risque, si tu lui fais trop de reproches en plus de tout le reste, c'est qu'il finisse par jeter l'éponge et partir - parce que la pression intérieure aura été trop forte pour lui.

lilirose a écrit:

Je suis triste...

Tout à fait normal ! Et en colère, et désabusée et angoissée sûrement aussi. Mais ne laisse pas ces émotions détruire ton couple. Tu as été patiente jusque là, aimante. Essaie encore un peu, il va bientôt voir un psy : attends au moins quelques RDVs et observe ce qui se passe chez lui. Ne lui pose pas de questions sur ce qui se passe dans le cabinet ! Laisse-lui son intimité, mais sois présente s'il en a besoin. Et dans 3 ou 4 mois, on verra comment ça évolue... Tu as "tenu" 4 ans, pourquoi pas encore 4 mois ?

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   #5 22-02-2011 15:57:48

liliroseFuture Maman
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Re: Enceinte de 2 mois et papa en dépression

très très bonne analyse! je suis impressionnée!

truffe2miel a écrit:

Et tu en es déjà sortie, complètement ?

Oui je pense sincèrement que j'ai beaucoup avancé et je ne me sens plus dépressive. Nous avons convenu en janvier avec mon psy que c'était bon. Sauf cas d'extrême urgence bien sur! Mais c'est clair c'est très récent quand même janvier!

truffe2miel a écrit:

Et j'imagine qu'il n'est pas question pour vous de revendre pour acheter un truc plus petit mais plus abouti ?

Pffff! même pas en rêve, et c'est vrai qu'à ce stade, ça serait dommage, avec tout ce qu'on a investi, moralement, financièrement, tout ce temps passé, ça ferait mal au cœur quand même! Mais dans l'idéal ça serait le rêve de pouvoir poser ses valises demain dans un truc tout fait ;-)


truffe2miel a écrit:

Les amis ne lui ont pas dit pourquoi ils ne venaient plus ? Si tu es la seule à le lui dire, ça ne suffira pas, c'est évident. Il faut que l'information vienne d'un autre, d'une personne moins proche que toi ou ses parents. Idéalement, d'une personne autre qu'il apprécie / admire.

Non, les amis me l'ont dit à moi mais pas à lui, c'est qu'il a son petit caractère et surtout qu'il est très rancunier! Alors ils préfèrent lacher l'affaire. Mais je sais des trucs que je ne lui dirait pas car venant de moi il le prendrait très mal! Et puis il va admirer les amis qui font aussi bien et mieux que lui mais personne autour de nous n'a fait ce genre de chantier. Beaucoup on rénové mais beaucoup aussi on mis leur fierté de côté pour déléguer et ça il ne comprend pas...


truffe2miel a écrit:

Et s'il demandait une rupture conventionnelle ? Il aurait droit aux assedics ET aurait du temps pour lui et faire avancer les travaux. Mais : il faudrait ensuite qu'il retrouve un boulot dans les 2 ans.

Pas possible, il est dans la fonction publique, ça serait une dispo mais pas de sous, pas vivable pour nous!

truffe2miel a écrit:

Trop tôt pour lui-même, c'est à dire par rapport à son désir d'être papa ou uniquement par rapport à l'avancement des travaux ? D'après ce que tu me dis, c'est surtout lié aux travaux, non ?

Non par rapport aux travaux car lui me dit qu'il veux ce bébé. Il veut être papa mais c'est trop tôt dans SON calendrier.


truffe2miel a écrit:

Comment s'est décidé cet achat, alors ?

Aie, la question qui fache. A la bse j'étais contre. Puis il m'a dit qu'il achèterai quand même avec ou sans moi (je sais déjà j'aurais sans doute du fuir à ce moment là!), mais j'étais trop amoureuse et je me disais que si je voulais construire qqchose avec lui je devais suivre. Je l'ai donc rejoins sur ce projet ce qui veut dire aussi changer de boulot, et de région, donc perdre la proximité avec ma famille et mes amies. Oui très très amoureuse je te dis!
Au début ça allait, tu es euphorique, ça avance, et puis les mois et les années trainant, ça ronge parce que tu lui en veux, tu lui en parle et il te dit que tu avais le choix, que ce n'était pas imposé, que j'ai choisit de le rejoindre pour ce projet. Alors commence la dépression...je lui en veux car à cause de la grange (=donc de lui dans mon esprit) je ne vois plus ma famille, je suis loin de mes amis, je n'ai plus de loisirs, je ne pars plus en vacances, je ne peux pas avoir ce bébé que je désire tant...bref tout un tas de rancune se sont accumulées et j'ai travaillé pour accepter cette situation dans laquelle je suis, pour ne plus lui en vouloir.

Et oui je me suis mal exprimé, la maison reste pour moi la racine de tous les maux...

truffe2miel a écrit:

Même si c'était vrai, pourquoi ne pas l'avoir dit sur le moment ? Il t'a tout de même conseillé de laisser tomber un boulot pour pouvoir faire un bébé, il faudrait savoir ce qu'il veut.
C'est un paradoxe qui ne le perturbe pas ?

Je lui en ai parlé, il m'a répondu évasivement comme quoi sa réponse était lié au professionnel et non au personnel! Va comprendre qqchose...! Il faudra que je revoie ce point là avec lui...


truffe2miel a écrit:

Ton avis sur la question ? Avait-il des raisons de ressentir ça ? Avez-vous trouvé un plan d'attaque spécial recollage de couple, depuis ?

Concernant la sexualité, il est plus demandeur que moi et ça a toujours créé certaines tensions . Je n'arrive pas à trouver une solution, car je ne vais pas me forcer, ça serait être hypocrite non?
Alors c'est pour moi assez insoluble...
Pour la complicité, je ne trouve absolument pas que nous en manquions, au contraire, c'est ce qui me blesse beaucoup... Action recollage de couple : communiquer, trouver des jeux qui pourrait exciter l'un et l'autre, je fais beaucoup d'effort pour essayer de le comprendre sans qu'il parle mais ça ne marche pas forcément...Oh! le bordel!

truffe2miel a écrit:

Ce que je veux dire, c'est que tu as peut-être l'impression que vous dialoguez alors qu'en fait, c'est surtout toi qui parles. Tu vois ?

Oui je vois mais mon mec est une pipelette en règle générale (depuis qqtemps il s'est renfermé car il a peur de me faire mal avec certaines paroles, c'est paradoxal, le silence est pire je trouve). Donc je lui ai dit, et depuis il parle, il exprime ses angoisses et souvent ça tourne en rond et on en revient au même. Alors cette nuit j'ai fait comme tu m'as dit plus bas, j'ai coupé court en parlant d'autre chose car c'était les mêmes questions qui revenait et ça me bouffe... Je ne suis pas son psy et je lui ai dit, je peux écouter beaucoup, être patiente mais je ne peux pas résoudre certaines choses à sa place...


truffe2miel a écrit:

Encore une fois, peut-être pas tant que ça, puisqu'il va bientôt voir un psy. Simplement, s'il est très fermé et/ou fier et/ou dominant, il aura sans doute du mal à l'admettre tout net - surtout si tu le lui dis toi !

Oui tu as raison, c'est un travai long et c'est vrai que parfois je me suis pris de grosses claques dans la gueule pendant ma thérapie. Je pense qu'il va passer par ses étapes là aussi et ça construit. Ce que va lui dire le psy, qui est neutre, va avoir surement plus d'impact que moi...j'espère! Mais c'est vrai qu'avant il ne voulait pas entendre parler de psy, maintenant il me dit qu'attendre 3 semaines pour le RV c'est super long...c'est qu'il y a une vrai dde d'aide derrière.


truffe2miel a écrit:

Vraiment ? Et cette dépression ? Et ce problème de bébé qui ne vient pas ? Et ces travaux qui n'en finissent pas ? Tout ça n'a vraiment aucun impact sur ton couple ?

J'avais l'impression que suite à ma dépression, ça nous avait ressoudé, je me suis trompée fatalement.

truffe2miel a écrit:

Attention, si tu refuses de te remettre en question, tu cours sur le plan personnel et en terme de couple à la cata. Je comprends que ce soit dur après ce que tu as vécu, mais se remettre en question sur tel ou tel sujet ne revient pas à remettre en question la globalité de ta personne wink

Oui tu as raison c'est vrai.

truffe2miel a écrit:

Pourquoi ?
(il ne me choque pas non plus outre mesure, en tout cas).

Le pétage de plomb leur semble logique car de l'extérieur, ils voient bien qu'il a un rythme de mongol et qu'il ne veut pas s'arrêter. Au bout d'un moment la cocotte minute explose!
Il refait exactement ce que j'ai fait lors de ma depression (je travaillais la journée et révisais un concours puis le soir c'était travaux, plus de loisirs, de sport, rien! = explosion!)
Ce n'est pas faute de l'avoir mis en alerte. Combien de fois ai-je voulu préparer des vacances mais dès que je lui en parlais, c'était catégorique!) Nous avons réussit à prendre 2 semaines : 1 en 2007 et 1 en 2009! Ouah!!!!!


truffe2miel a écrit:

Malheureusement, tu vas devoir tenir encore un peu. L'alternative serait de partir, tout simplement. Et à ce stade, ça me semblerait prématuré et regrettable.

Oui je vais attendre les séances de psy, et puis je sais que c'est long mais que ça va bien finir par se débloquer! Partir serait plus simple mais je ne veux pas abandonner si facilement (parfois mon courage refait surface!!!)

truffe2miel a écrit:

Es-tu suffisamment entourée, en dehors de ton mari ? (famille, amis etc)

Oui, le téléphone est mon meilleur ami. J'ai de la chance d'avoir une collègue aussi fabuleuse qui me comprends et vois quand ça va mal!

truffe2miel a écrit:

Tu as donc tout à fait le droit d'attendre certaines choses de ton compagnon de vie et père de ton enfant. ça, c'est légitime ! Mais s'il ne peut pas te le donner, il y a sans doute une raison. Laquelle ? Comment peux-tu l'aider ? Lui non plus n'est surement pas heureux, dans cette situation. Le risque, si tu lui fais trop de reproches en plus de tout le reste, c'est qu'il finisse par jeter l'éponge et partir - parce que la pression intérieure aura été trop forte pour lui.

Oui il n'est pas heureux de la situation c'est dur et il s'en veut. Alors j'essaie ede le rassurer au maximum, je fais ce que je peux. Il m'a dit que dans des situations comme celles ci il n'avait envie que d'une chose c'était de partir et de fuir mais qu'il savait qu'il allait emmener son mal être avec lui. Donc il préfère se battre et je suis là pour l'aider.

truffe2miel a écrit:

Tu as "tenu" 4 ans, pourquoi pas encore 4 mois ?

C'est vrai, la patience doit être le maitre mot...! Merci pour tes mots. Tu es psy ou quoi? Car tu as une vision très juste des choses...c'est étonnant!
Bisous

Hors ligne

 

   #6 24-02-2011 14:33:34

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Re: Enceinte de 2 mois et papa en dépression

lilirose a écrit:

très très bonne analyse! je suis impressionnée!

lol tant mieux si ça correspond à ton ressenti wink


lilirose a écrit:

Mais c'est clair c'est très récent quand même janvier!

Tout à fait. Il ne faut donc pas penser que tout est gagné, même si tu es sur la côte de sortie de l'ornière (bravo smile). Il reste à consolider les acquis pour te garantir une certaine sérénité et éviter les rechutes en cas de coup dur.
Surtout avec une grossesse en cours, les émotions peuvent jouer les grands 8... N'hésite pas à parler de ton épisode dépressif avec ta sage-femme ou le psychologue de la maternité !

lilirose a écrit:

Pffff! même pas en rêve, et c'est vrai qu'à ce stade, ça serait dommage, avec tout ce qu'on a investi, moralement, financièrement, tout ce temps passé, ça ferait mal au cœur quand même! Mais dans l'idéal ça serait le rêve de pouvoir poser ses valises demain dans un truc tout fait ;-)

Oui, ça ferait mal au coeur ! Mais en même temps, tu parles d'une cristallisation de tous les maux de votre couple autour de cette maison, d'un chantier qui n'en finit pas et d'un budget de plus en plus limité... Mettre au monde un bébé et aborder une parentalité sereine dans ces conditions me paraît compliqué.

lilirose a écrit:

Non, les amis me l'ont dit à moi mais pas à lui, c'est qu'il a son petit caractère et surtout qu'il est très rancunier! Alors ils préfèrent lacher l'affaire.

Et qu'en dit-il, lui ? "Ce sont des lâcheurs" ou bien "tiens, mais qu'est-ce qu'ils ont ?" ?


lilirose a écrit:

Mais je sais des trucs que je ne lui dirait pas car venant de moi il le prendrait très mal!

Tu as raison !


lilirose a écrit:

Et puis il va admirer les amis qui font aussi bien et mieux que lui mais personne autour de nous n'a fait ce genre de chantier. Beaucoup on rénové mais beaucoup aussi on mis leur fierté de côté pour déléguer et ça il ne comprend pas...

Si vous choisissez de garder la maison, il va falloir regonfler son égo et lui redonner confiance en lui.
N'hésite pas, dans ce cas, à valoriser son travail à lui. Ramène les choses à lui et à toi quand il vous compare à d'autres. Le placo a mis du temps à être posé ? Oui, mais c'est LUI qui l'a fait, tout seul, pour votre petit nid d'amour. Le plancher est posé de travers ? Et alors, au moins il sera vraiment unique ! Bref, recentre son regard sur les choses positives chaque fois que possible et valorise le travail déjà accompli. Sans ça, il aura du mal à se motiver pour celui qui reste à faire wink


lilirose a écrit:

Pas possible, il est dans la fonction publique, ça serait une dispo mais pas de sous, pas vivable pour nous!

Gendarme ?


lilirose a écrit:

Non par rapport aux travaux car lui me dit qu'il veux ce bébé. Il veut être papa mais c'est trop tôt dans SON calendrier.

Bon, donc ce n'est "que" une remise en question de l'agenda. C'est moins grave que s'il devait passer de 0 à 100 en 9 mois. Mais ça reste inquiétant, voire paniquant, surtout au vu de sa personnalité qui aime faire tout lui-même et planifier his next move.


lilirose a écrit:

Puis il m'a dit qu'il achèterai quand même avec ou sans moi (je sais déjà j'aurais sans doute du fuir à ce moment là!)

Oui... et non. Si tu acceptes ce mode de fonctionnement, tu lui réponds implicitement : j'accepte que tu sois la locomotive du couple, et que tu aies le pouvoir de décision en toute chose - même au détriment de mon bien-être immédiat. Certains couples fonctionnent comme ça et sont au final très heureux. D'autres ne le supportent pas. Tout dépend de ton caractère et de votre quotidien.
(d'ailleurs tu as constaté à quel point ton affirmation de toi à l'issu de la thérapie l'a déstabilisé ?)


lilirose a écrit:

je me disais que si je voulais construire qqchose avec lui je devais suivre.

Oui, au vu de sa décision, c'est une évidence.


lilirose a écrit:

Je l'ai donc rejoins sur ce projet ce qui veut dire aussi changer de boulot, et de région, donc perdre la proximité avec ma famille et mes amies.

As-tu pu retrouver un boulot et te faire de nouveaux amis ?


lilirose a écrit:

les mois et les années trainant, ça ronge parce que tu lui en veux, tu lui en parle et il te dit que tu avais le choix, que ce n'était pas imposé, que j'ai choisit de le rejoindre pour ce projet.

Il a raison, même si c'est dur  à entendre. Tu avais le choix, tu as fait celui de tout sacrifier pour le suivre. Difficile de le rendre responsable de ça maintenant.
Mais tu as toujours le choix : rester et continuer jusqu'à l'achèvement des travaux, puis voir venir ; ou partir au risque très probable de le perdre. On a toujours le choix, simplement les options ne sont pas toujours positives. Parfois (souvent ?), il faut faire le choix du moins pire.

lilirose a écrit:

je lui en veux car à cause de la grange (=donc de lui dans mon esprit) je ne vois plus ma famille, je suis loin de mes amis, je n'ai plus de loisirs, je ne pars plus en vacances

C'est donc une globalité et tu t'es retrouvée enfermée dans une farandole de galères sans en voir le bout. Ce bébé, que tu voyais peut-être comme une bulle d'oxygène, il te le refusait aussi et tu voyais ta vie tout en gris. C'est humain et logique. En même temps, faire un enfant dans ces circonstances auraient peut-être tout simplement cristallisé ton manque et aggravé la situation.
Le problème majeur, là-dedans, est qu'il n'ait pas entendu tes appels au secours. Si, à ce moment-là, il avait dit "ok, on renonce à poser l'isolation du toit cet été et on part 2 semaines en vacances à la mer", ça t'aurait sûrement fait beaucoup de bien ! Mais une fois encore, il est resté dans son mode de fonctionnement (lui décide et tu suis sans te plaindre) et a fait comme il le jugeait bon.


lilirose a écrit:

bref tout un tas de rancune se sont accumulées et j'ai travaillé pour accepter cette situation dans laquelle je suis, pour ne plus lui en vouloir.

Moui. Tu peux aussi, au lieu de te forcer à accepter une situation qui ne te convient pas, travailler à la changer.
Par exemple, commencer par te faire une vie sociale dans le coin où tu es. La grossesse est un moment idéal pour ça ! Et tu en auras grand besoin après la naissance, à mon avis.


lilirose a écrit:

Je lui en ai parlé, il m'a répondu évasivement comme quoi sa réponse était lié au professionnel et non au personnel! Va comprendre qqchose...! Il faudra que je revoie ce point là avec lui...

Il coupe les cheveux en 4... Inutile d'y revenir : il sait ce qu'il a dit, tout comme toi. Mais il n'admettra jamais qu'il a pu changer d'avis et être en mode panique maintenant. Insister sur ce point ne servira qu'à l'énerver et le braquer.

lilirose a écrit:

Concernant la sexualité, il est plus demandeur que moi et ça a toujours créé certaines tensions . Je n'arrive pas à trouver une solution, car je ne vais pas me forcer, ça serait être hypocrite non?

Quand tu dis n'être pas aussi demandeuse, c'est à dire (malgré l'indiscrétion notoire) que tu n'as pas envie de lui en tant qu'homme ou que tu n'aimes pas le sexe en général ? Tes relations précédentes étaient plus épanouies, sexuellement parlant ?


lilirose a écrit:

Pour la complicité, je ne trouve absolument pas que nous en manquions, au contraire, c'est ce qui me blesse beaucoup... Action recollage de couple : communiquer, trouver des jeux qui pourrait exciter l'un et l'autre, je fais beaucoup d'effort pour essayer de le comprendre sans qu'il parle mais ça ne marche pas forcément...Oh! le bordel!

Oui, tu fais beaucoup d'efforts. C'est ce que je retiens de tous tes posts jusque là. Et lui, que fait-il pour aider votre couple à sortir de l'ornière ?


lilirose a écrit:

depuis il parle, il exprime ses angoisses et souvent ça tourne en rond et on en revient au même.

Aux mêmes angoisses ou aux mêmes reproches ?
Tu peux aussi, au lieu de partir, lui rappeler que sa vie lui appartient et qu'il s'agit maintenant qu'il a identifié les problèmes d'y trouver une solution. Que LUI doit y trouver une solution, pas toi. Tu es là pour le soutenir, voire pour chercher avec lui et appliquer ensemble, mais pas pour tout résoudre à sa place d'un coup de baguette magique. Rappelle-lui qu'un couple, c'est donnant-donnant (=ensemble).


lilirose a écrit:

Alors cette nuit j'ai fait comme tu m'as dit plus bas, j'ai coupé court en parlant d'autre chose car c'était les mêmes questions qui revenait et ça me bouffe... Je ne suis pas son psy et je lui ai dit, je peux écouter beaucoup, être patiente mais je ne peux pas résoudre certaines choses à sa place...

Bien ! Comment a-t-il réagi ?


lilirose a écrit:

Oui tu as raison, c'est un travai long et c'est vrai que parfois je me suis pris de grosses claques dans la gueule pendant ma thérapie. Je pense qu'il va passer par ses étapes là aussi et ça construit. Ce que va lui dire le psy, qui est neutre, va avoir surement plus d'impact que moi...j'espère!

Oui, certainement !

lilirose a écrit:

Mais c'est vrai qu'avant il ne voulait pas entendre parler de psy, maintenant il me dit qu'attendre 3 semaines pour le RV c'est super long...c'est qu'il y a une vrai dde d'aide derrière.

Tout à fait, ce qui est très bon signe. Maintenant, il faut aussi qu'il réalise qu'un psy n'est pas un médicament miracle pour tout. C'est LUI qui va devoir faire le boulot, et ce sera long.


lilirose a écrit:

J'avais l'impression que suite à ma dépression, ça nous avait ressoudé, je me suis trompée fatalement.

Qu'est-ce qui t'avait donné cette impression ?
Et pas nécessairement trompée, non ! L'arrivée de ce bébé est un élément choc qui chamboule tout. Le recollage post-thérapie est fragilisé par ce bébé, ce qui n'est pas surprenant puisque la fin de la thérapie, c'était hier. Rien n'est encore vraiment consolidé.


lilirose a écrit:

Le pétage de plomb leur semble logique car de l'extérieur, ils voient bien qu'il a un rythme de mongol et qu'il ne veut pas s'arrêter. Au bout d'un moment la cocotte minute explose!

Et toi, ça ne te paraît pas logique ?


lilirose a écrit:

Ce n'est pas faute de l'avoir mis en alerte. Combien de fois ai-je voulu préparer des vacances mais dès que je lui en parlais, c'était catégorique!)

En même temps, il est confronté à un discours contradictoire "ça ne va pas assez vite, on n'a pas assez d'argent" et "lâches tout, on se paye des vacances".
Peut-être que tu devrais lui expliquer que ce n'est pas si contradictoire que ça, et que tu es prête à accepter un retard de travaux pour passer 2 semaines en amoureux avec lui. (attention, maintenant que Bébé est lancé, l'idée ne marchera certainement pas).


lilirose a écrit:

Oui je vais attendre les séances de psy, et puis je sais que c'est long mais que ça va bien finir par se débloquer! Partir serait plus simple mais je ne veux pas abandonner si facilement (parfois mon courage refait surface!!!)

Plus simple... Pas dit, surtout si vous êtes solidaires des dettes pour la maison roll Si tu as accepté le mode de fonctionnement qu'il exigeait de toi, c'est qu'au final tu te sentais la force de le gérer. Donc il s'agit maintenant de te rappeler ce que tu ressentais pour lui à ce moment-là et de te répéter souvent que cet homme-là n'est pas mort, qu'il est toujours là, sous la poussière du chantier et les angoisses boulot-bébé-budget.


lilirose a écrit:

Oui, le téléphone est mon meilleur ami. J'ai de la chance d'avoir une collègue aussi fabuleuse qui me comprends et vois quand ça va mal!

Tant mieux ! Donc tu as aussi un travail ?


lilirose a écrit:

Il m'a dit que dans des situations comme celles ci il n'avait envie que d'une chose c'était de partir et de fuir mais qu'il savait qu'il allait emmener son mal être avec lui. Donc il préfère se battre et je suis là pour l'aider.

C'est un excellent point de départ ! smile Tout est dit et il a ton soutien.

lilirose a écrit:

C'est vrai, la patience doit être le maitre mot...! Merci pour tes mots. Tu es psy ou quoi? Car tu as une vision très juste des choses...c'est étonnant!

lol Non, pas du tout ! Mais tant mieux si ça peut t'aider un peu... Il y en a d'autres, ici, les "piliers" du forum, qui sont de très bons conseils. J'espère qu'ils viendront faire un petit tour par ton post !

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