#1 19-04-2004 17:56:00

Anonyme
Invité

l'adultère : doit-on pardonner

Femme de 39 ans, vivant depuis 14 ans avec le même homme, une fille de 12 ans magnifique. Mon mari m'a trompée il y a un an avec une secrétaire venue en intérim pour 5 mois. Il a attendu qu'elle finisse sa fonction et l'a appelée pour l'inviter à déjeuner le samedi midi et puis tous les samedis jusqu'a ce qu'il arrive à ses fins dans un hôtel parisien et ce 2 X. Voyant qu'il était mal à aise, il y a mis un terme après deux mois. Je m'en suis rendue compte 1 mois après son adultère. Il a eu du mal à avouer mais ne pouvant nier a avoué. Il est vrai qu'à cette époque, j'avais l'impression de ne plus l'aimer, je le repoussait, et ne lui donnais plus de tendresse qu'il a essayé de chercher ailleurs.
Suite à ce grand tumulte il m'a tout avoué : à savoir que régulièrement il se rendait dans des centres de relaxation (tenus bien évidemment par des prostitués qui massent le sexe et + si argent !) et ce depuis que notre fille à 2 ans.
Je suis tombée des nues et ne le voyais pas comme ça. Je suis pourtant encore aujourd'hui avec, sous anti-dépresseurs tous les deux et plus amoureux que jamais. Il a fait une etntentive de suicide tellement il avait honte de lui ! Pourquoi avoir lorsque tout est dit ... Parfois, il m'arrive que tout remonte dans ma mémoire et ça val mal. Je vouis un psy et lui de son côté aussi. Pensez-vous que nous pouvons vivre normalement après toute cette vérité posée sur la table ?

 

   #2 20-04-2004 13:41:00

Anonyme
Invité

Re: l'adultère : doit-on pardonner

Ce qui me semble évident dans votre récit, c'est que votre homme ne cherchait pas l'amour mais simplement à satisfaire un appétit sexuel dont la fréquence dépasse ce que vous pouvez lui apporter. J'ai pour ma part 31 ans et suis maman depuis 3 mois. Je vis avec le même homme depuis 14 ans. Ma grossesse a été très malheureuse car l'occasion pour moi de dire de façon catégorique à mon homme que certains jeux de sexe n'étaient aboslument pas de mon goût (voyeurisme, échangisme, SM...). Ayant eu trop longtemps une vision rétrograde du couple, du genre très possessive, j'avais du mal à admettre son désir de pouvoir toucher d'autres corps que le mien... Au final, nous en étions tous deux frustrés, car il n'avait plus de désir pour moi. En neuf mois, j'ai vu un psy, une conseillère conjugale, même un sexologue.

J'ai finalement pris la décision de le laisser libre de ses actes, avec une exigeance d'hygiène et de protection vis à vis de ses partenaires irréprochable. De mon côté, n'ayant pas un physique trop déplaisant, j'ai décidé de m'accorder la même liberté, ne sachant si j'irai forcémént jusqu'au lit avec mes éventuelles conquêtes. Mon seul objectif est de devenir maitresse de mon corps, de mes actes. Je continue à aimer mon homme, mais apprends à l'aimer autrement, de façon peut être moins fusionnelle, mais si nous n'avions pas pris ce virage dans notre relation, je crois bien qu'aujourd'hui nous serions séparés...

Je suis depuis libérée d'un poids énorme, et même si je deviens égoiste et songe avant tout à mon bonheur et celui de mon petit garçon, je pense qu'un équilibre refait surface dans mon couple, chose qui n'était peut être jamais arrivé...

Bref, tout celà pour dire que le meilleur moyen de ne plus souffrir, c'est peut être de ne plus vouloir être victime et passive face à ce qui vous blesse. Un soupçon d'indépendance et la prise de conscience que le premier acteur de votre bonheur, c'est vous, que la première personne en qui vous devez avoir confiance, c'est vous.

Et puis, vivre normalement, ça veut dire quoi?
Qui dans nos sociétés occidentales peut prétendre à la normalité ? N'est-ce pas justement notre vision trop lisse des relations humaines qu'il faut changer. Dans mon entourage, mes parents, mes amis, aucun ne peut prétendre avoir une vie normale, tous ont connus des moments de bonheur, mais aussi de malheur et de doute. Le bonheur n'a de valeur que parce qu'il est fragile et discontinu.

Courage...

 

   #3 21-04-2004 15:37:00

Anonyme
Invité

Re: l'adultère : doit-on pardonner

Bonjour,

Je crois qu'une personnalité n'est pas l'autre et que ton vécu n'est pas une réponse a "l'adultère: doit-on pardonner"...  Pour avoir toutes les données, pourquoi ne pas aller consulter à deux plutôt que de tenter de recoller vos bouts d'histoires chacun de votre coté?...  Avez-vous discuter longuement tous les deux?  Est-ce qu'il sait combien tu peux encore souffrir de ses actes passé?  Ne serait-il pas plus utile que vous ne consultiez pas un même professionnel puisque c'est de votre couple qu'il est question?  C'est un choix personnel? 
Je me permets de te poser ces quelques questions pour mieux comprendre...
D'ici là, courage, l'amour s'il est réciproque peut guérir de ses propres blessures...

 

   #4 12-05-2004 18:18:00

Anonyme
Invité

Re: l'adultère : doit-on pardonner

Un grand merci pour votre réponse. Il est vrai qu'une vie normale n'existe pas... Peut-être les femmes qui veulent ne pas voir ... qui jouent les autruches ...
Je pense déjà depuis plus d'un an à moi égoistement je l'avoue... Je ne l'ai jamais trompé pour autant ... je l'aime c'est tout et il m'a promis de ne plus jamais recommencé, il pensais ne pas me blesser étant donné que je ne saurai pas ! il a vu a quel point j'ai souffert et a eu du mal à s'en remettre. Depuis, il a bien changé ... notre vie sexuelle est bien plus épanouie ..
Peut-être à bientôt.



On 2004-04-20 13:41, Anonyme wrote:
Ce qui me semble évident dans votre récit, c'est que votre homme ne cherchait pas l'amour mais simplement à satisfaire un appétit sexuel dont la fréquence dépasse ce que vous pouvez lui apporter. J'ai pour ma part 31 ans et suis maman depuis 3 mois. Je vis avec le même homme depuis 14 ans. Ma grossesse a été très malheureuse car l'occasion pour moi de dire de façon catégorique à mon homme que certains jeux de sexe n'étaient aboslument pas de mon goût (voyeurisme, échangisme, SM...). Ayant eu trop longtemps une vision rétrograde du couple, du genre très possessive, j'avais du mal à admettre son désir de pouvoir toucher d'autres corps que le mien... Au final, nous en étions tous deux frustrés, car il n'avait plus de désir pour moi. En neuf mois, j'ai vu un psy, une conseillère conjugale, même un sexologue.

J'ai finalement pris la décision de le laisser libre de ses actes, avec une exigeance d'hygiène et de protection vis à vis de ses partenaires irréprochable. De mon côté, n'ayant pas un physique trop déplaisant, j'ai décidé de m'accorder la même liberté, ne sachant si j'irai forcémént jusqu'au lit avec mes éventuelles conquêtes. Mon seul objectif est de devenir maitresse de mon corps, de mes actes. Je continue à aimer mon homme, mais apprends à l'aimer autrement, de façon peut être moins fusionnelle, mais si nous n'avions pas pris ce virage dans notre relation, je crois bien qu'aujourd'hui nous serions séparés...

Je suis depuis libérée d'un poids énorme, et même si je deviens égoiste et songe avant tout à mon bonheur et celui de mon petit garçon, je pense qu'un équilibre refait surface dans mon couple, chose qui n'était peut être jamais arrivé...

Bref, tout celà pour dire que le meilleur moyen de ne plus souffrir, c'est peut être de ne plus vouloir être victime et passive face à ce qui vous blesse. Un soupçon d'indépendance et la prise de conscience que le premier acteur de votre bonheur, c'est vous, que la première personne en qui vous devez avoir confiance, c'est vous.

Et puis, vivre normalement, ça veut dire quoi?
Qui dans nos sociétés occidentales peut prétendre à la normalité ? N'est-ce pas justement notre vision trop lisse des relations humaines qu'il faut changer. Dans mon entourage, mes parents, mes amis, aucun ne peut prétendre avoir une vie normale, tous ont connus des moments de bonheur, mais aussi de malheur et de doute. Le bonheur n'a de valeur que parce qu'il est fragile et discontinu.

Courage...

 

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