Psychologie : Naître Papa
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Naître Papa

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Ce texte est sans prétention. Les images que je souhaite y transmettre concernant les diverses façons d'être papa sont, elles aussi, sans prétention. Je cherche avec vous ce qui peut donner aux pères envie de prendre à coeur leur relation à leurs enfants.

Fonction ou relation ?

Il y a 15 ans j'ai écrit mon premier article intitulé "Etre papa, c'est gai". Ce souvenir m'a été rappelé par une coïncidence étrange survenue à l'occasion de la fête des pères en juin passé. J'avais décidé de transmettre au Ligueur un texte résumant le mémoire de deux élèves accoucheuses. Elles avaient interrogé des papas sur l'effet qu'avait eu sur eux le fait de donner à leur bébé son premier bain à la naissance. Tout simplement. La fraîcheur et l'enthousiasme des témoignages m'avait accroché et j'ai voulu les répercuter. Or, cet article s'est trouvé par hasard juxtaposé à un exposé fort bien charpenté par un psychanalyste sur la fonction paternelle. Bien qu'il soit difficile de comparer une démarche théorique, conceptuelle et un reportage complètement terre à terre, beaucoup de lecteurs ont été frappés par le contraste entre les deux "modèles" de pères issus de ces deux articles. Certains passage étaient carrément en contradiction l'un par rapport à l'autre. Par exemple :

"Langer, baigner un enfant n'est pas négatif. Mais cela ne relève pas de la spécificité de la fonction paternelle. Et plus le père imite la mère, plus il est difficile pour lui de soutenir, simultanément, la fonction paternelle. Si vous êtes pris dans une relation de grande proximité avec un jeune enfant, la logique spontanée est de rester accolé à lui. Donc quand il s'agira de prendre une autre position, le voeux de la mère est un voeux incestueux. Elle a besoin d'un personnage paternel qui fasse contrepoids. Mais si celui-ci se prend dans les mêmes filets, qui jouera ce rôle ?" (J.-P. Lebrun).

En opposition à :

"Dix-huit pères témoignent (...) lors d'une naissance, la première invitation du père à toucher son enfant est le bain. C'est un moment de plaisir, et en même temps de respect, de rencontre (...) le contact proche avec le nouveau-né est la voie royale de l'entrée en paternité. Ils le disent tous : c'est dès la naissance qu'on se sent père (...). Trois ou quatre jours de congé parental ne suffisent pas pour amorcer la relation "au quotidien". Ni pour arriver à une société où le partage (conjugal) de l'éducation viendrait enfin équilibrer le partage des activités professionnelles. Ou encore pour éviter le drame des désengagements paternels de l'après-divorce". (L. Roegiers, D. Charue, S. Vandermeersch).

Le père "faisant fonction" apparaît comme fort, distant, inscrit dans une structure immuable, indispensable recours symbolique pour défusionner la mère incestueuse de son enfant. Le père de la naissance émerge dans toute sa sensibilité, son étonnement, sa recherche, sa présence au coeur de la relation. Ce deuxième père qui naît à son rôle de papa, c'est lui dont je suis la trace depuis longtemps, c'est de lui que je veux vous parler, c'est de lui - me semble-t-il - que la société a besoin. Ni père nouveau, ni seconde mère, ni séducteur... mais simplement présent au quotidien du développement de ses enfants, depuis le début. Je vous invite à en rechercher les différentes facettes.



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